• On retourne dans les animes aujourd'hui avec Soul Eater.

    Soul Eater

    Nom Original: Soul Eater

    Auteur: Atsushi Okubo

    Années de production: 2008-2009

    Catégorie: Shônen

    Genre: Aventure, Fantastique, Comédie

    Studio: Bones

    Durée: 51 épisodes de 22 minutes

    Soul Eater

    Adaptation du manga d'Okubo débuté en 2004 et achevé en 2013, Soul Eater est une oeuvre loufoque, unique et très comique qui m'énerve profondément. Ou plutôt qui me fait m'énerver contre moi-même. C'est un peu bizarre à dire comme ça mais je considère la série comme un très bon anime, pourtant je n'ai pas aimé. C'est encore plus bizarre dit comme ça en fait. Bon on va d'abord découvrir le synopsis et puis j'en dirai un peu plus.

    Soul Eater se déroule dans un univers fantastique où d'horribles démons vivent parmi les humains pour dévorer leur âme. Mais l'université Shibusen est spécialisée dans l'élimination des démons et la protection des citoyens et compte bien calmer les bêtes infernales. Leur arme : les Meisters, des jeunes gens capables d'utiliser des armes magiques d'une puissance insoupçonnée, les Souls Eaters. Ces dernières sont en effet capables d'avaler les âmes des démons tués mais aussi de prendre forme humaine pour faciliter la tâche. Pour rendre la chasse plus amusante, une règle a été édictée. Si une Soul Eater dévore 99 âmes de démons et une âme de sorcière à la fin, elle devient un Death Scythe, le plus haut stade atteignable pour une arme. C'est le but que poursuivent la jeune Maka et sa faux Soul, gamin rebelle et "cool". Ce duo improbable et énergique sera rejoint par la suite par Blackstar et Tsubaki, deux idiots notoires et par Death the Kid et ses deux acolytes, un trio encore plus étrange.

    Soul Eater

    On le voit directement, Soul Eater est un anime délirant qui va surtout nous faire marrer à défaut de raconter une histoire exceptionnelle. Les personnages sont barjos, toujours dans la démesure et rarement très malins ce qui provoque de nombreuses situations comiques. Mais je n'accroche pas. Y a pas à dire l'univers est vraiment marqué et cela fonctionne bien mais je trouve cela trop loufoque pour accrocher pleinement. C'est ce qui m'énerve car sinon c'est vraiment très bien fait et je le conseille vivement à tous les fans d'animes et de mangas. Je trouve dommage que malgré mon envie, je n'arrive pas à rentrer dans l'anime et à m'immerger dans cet univers de "shinigamis". Soul Eater est vraiment sympa à regarder mais son genre le rend probablement imperméable à une partie du public. C'est frustrant car l'humour est là, les scènes d'action aussi et les personnages sont attachants à défaut d'être originaux(même si Blackstar est très casse-couilles).

    Soul Eater

    Techniquement eh bien c'est un peu comme le scénario et l'univers. C'est très typé et original et ne ressemble à rien de connu. Pareil, on adhère ou on adhère pas. J'avoue avoir eu du mal à ne pas saigner des yeux au début mais on s'y fait après une dizaine d'épisodes. Ce n'est certes pas très beau mais encore une fois, cela marque la série de son empreinte. Dorénavant, quiconque verra ces graphismes saura immédiatement qu'il s'agit de Soul Eater. Une façon de marquer son identité en quelque sorte. Par contre petit détail , attention à la bande-son. Je ne suis pas fan de la version japonaise mais la version française pourrait fortement vous perturber l'équilibre mental, c'est dangereux alors évitez là comme la peste. Pour le reste si vous réussissez à rentrer dans l'univers alors vous passerez indéniablement un très bon moment(et je ne vous aime pas du coup). Soul Eater a tout d'un excellent anime qui m'échappe à cause d'un côté trop terre-à-terre(je ne le note donc pas).

    Soul Eater

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  • On termine la semaine avec un dernier jeu vidéo, le brillant Serena.

    Serena

    Développeur: Senscape Interactive

    Editeur: Valve(Steam)

    Support: PC

    Date de sortie euro: 30 janvier 2014

    Genre: Point'n'click, Aventure

    Serena

    Petit O.V.N.I. trouvable gratuitement sur Steam, Serena est un jeu d'aventure en point'n'click à l'ambiance glauque et inquiétante très réussi. Le jeu nous plonge dans la peau d'un homme qui vient de se réveiller dans une cabane dans les bois. Il n'a plus aucun souvenir si ce n'est celui d'être amoureux d'une certaine Serena. Le but du jeu consiste alors à lui faire retrouver la mémoire en explorant les différentes parties de la cabane et en détaillant les objets du quotidien. Notre personnage va alors progressivement se rappeler de sa vie avec Serena afin de comprendre où est passée sa dulcinée et pourquoi il a perdu la mémoire.

    Serena

    Très bien mis en scène, le jeu nous plonge dans une ambiance parfaitement lugubre et pleine de mystères dont on veut absolument tout connaître. Le scénario tient en quelques lignes et pourtant, il fait bien mieux que l'immense majorité des oeuvres dites longues(car oui le jeu ne dure que 45 minutes). C'est stressant et la fin est très ouverte, laissant le joueur en pleine réflexion afin de comprendre ce qui s'est passé. Personnellement j'ai adoré cet aspect du jeu, si tant est qu'on puisse appeler ça un jeu bien sûr. Effectivement il n'y a pratiquement rien à faire hormis cliquer et lire(en anglais uniquement) mais au final, ça n'est pas bien important. On sait dès le début qu'il s'agit plus d'une histoire interactive et puis, eh, c'est gratuit alors qu'on ne vienne pas se plaindre. L'essentiel est là et mis à nôtre disposition alors profitons en au lieu de critiquer bêtement.

    Serena

    Techniquement l'oeuvre est superbe. Les graphismes sont de très bonnes qualités quand on sait comment le jeu a été réalisé et la bande-son diffuse en grande partie cette ambiance géniale. Les doublages sont en plus très bons malgré le manque évident de moyens et à aucun moment on est sorti du récit par le statut "pauvre" du jeu comme cela pourrait se faire avec un jeu indépendant.

    Serena est donc un superbe jeu indépendant qu'il m'a été très plaisant de découvrir. Certes il ne dure que 45 minutes et est exclusivement en anglais mais il est gratuit et parfaitement compréhensible. Il serait bête de ne pas en profiter donc n'hésitez pas. Et si jamais vous ne comprenez pas la fin, chose assez courante, mettez le en commentaire je l'expliquerai.

    Serena

    Graphismes: 16/20

    Gameplay: 12/20

    Durée de vie: 07/20

    Bande-son: 17/20

    Scénario: 18/20

    Note finale : 15/20

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  • On se retrouve aujourd'hui pour le dernier épisode de la saga des McPherson avec Still Life 2.

    Still Life 2

    Développeur: Gameco Studios

    Editeur: Microïds

    Support: PC

    Date de sortie euro: 14 mai 2009

    Genre: Aventure, Point'n'click, Enquête

    Still Life 2

    Bien qu'assez bon, Still Life nous laissait clairement sur notre faim en ne dévoilant pas l'identité du fameux tueur au masque. On pouvait alors pressentir une suite et c'est effectivement ce qui est arrivé en 2009 toujours sur PC. On y retrouve Victoria McPherson en 2008. Celle-ci a quitté son ancien poste et travaille désormais dans le Maine, toujours sous les ordres du FBI. Elle poursuit un tueur en série psychopathe surnommé "Tueur de la côte Est" qui enlève des femmes et les filme dans des défis extrêmes avant de les tuer. Ayant débutée l'enquête avec l'agent Hawker, renvoyé pour mauvais comportement, Victoria travaille désormais avec le jeune Garris, un novice cultivé et de grand secours mais est régulièrement gênée par Paloma Hernandez, une journaliste à sensation. Les deux femmes se font régulièrement face et ne s'apprécient pas du tout. Mais un jour, c'est Paloma qui est enlevée dans sa chambre d'hôtel. Une fois dans l'antre du tueur elle parvient à contacter l'agent du FBI. Commence alors un jeu de piste qui risque bien de causer d'énormes dégâts. En parallèle, on suit Victoria dans des flashbacks datant de quelques années, des flashbacks dans lesquels elle trouve enfin l'identité du tueur au masque.

    Still Life 2

    A l'instar de Still Life, Still Life 2 nous met dans la peau de deux personnages différents. Victoria pour les phases d'enquête et d'action et Paloma pour les défis du tueur. C'est très bien fait et de même qualité que le duo de Still Life, même si on regrette l'absence de Gus McPherson. Scénaristiquement on a beaucoup moins de chances de se perdre et on ne risque pas de voir un scénario privilégié par rapport à l'autre comme c'était le cas dans le jeu précédent, logique puisqu'il n'y a qu'une histoire vécue par deux personnes. Ceci est un plus indéniable, surtout quand on voit le résultat. L'histoire parait vraiment classique de prime abord, mais le résultat final est pourtant déroutant et redoutable. C'est bien écrit, bien amené et superbement mis en scène. L'ambiance est vraiment sympathique et les personnages contribuent grandement à instaurer une ambiance typée polar de qualité. Paloma est une vraie peste, Victoria est toujours aussi géniale, Hawker est vraiment dans son rôle, Garris également et la shériff, bien que clichée, apporte un petit quelque chose au jeu. Dans l'ensemble les phases du présent sont vraiment bien scénarisées. Les flashbacks par contre, c'est un peu différent. Déjà car ils n'ont pas leur place ici, on aurait dû connaître l'identité du tueur dans Still Life et pas maintenant et ensuite car ils cassent le rythme instauré par les phases du présent pour rien(puisqu'on sait tous qui est le tueur, ça n'est pas dit clairement mais c'était une évidence, on voulait juste se tromper mais non, c'est bien ça). Le résultat est très sympa mais légèrement entaché donc.

    Still Life 2

    C'est donc un progrès par rapport à son prédécesseur mais pas à tous les niveaux. Le jeu est toujours aussi tordu et les énigmes toujours aussi farfelues et sorties de nulle part. Très sincèrement, c'est souvent très crétin et vraiment pas bien écrit. Encore une fois cet aspect est totalement bâclé par une logique typiquement française qui n'a en réalité rien de logique. Si en plus on ajoute les nombreux bugs, les déplacements très lents des personnages et le menu peu praticable au tableau, l'ensemble peine à convaincre. C'est jouable certes, mais assez lourd et rapidement lassant. Heureusement le scénario risque de nous tenir en haleine pour qu'on ait le courage de continuer mais parfois c'est un peu limite. Le gameplay n'est donc pas convaincant et n'apporte rien du tout ni au genre ni à la série.

    Still Life 2

    Enfin techniquement c'est une aberration. Les musiques ont perdus de leur charme et les doublages sympatoches n'ont pas évolués d'un iota mais ce n'est pas le pire. Visuellement c'est dégueulasse. Indigne d'un jeu sorti en 2009. Still Life 2 est même  moins beau que Still Life et avoisine la qualité graphique de Post Mortem. Fainéantise quand tu nous tiens. En plus les animations sont rigides, les temps de chargement nombreux et longs et les bugs techniques plutôt courants. Bref, aucun travail à ce niveau là. On en demandait pas des tonnes mais là c'est honteux. Dans l'ensemble donc Still Life 2 est équivalent au premier. La qualité globale est assez bonne mais les défauts sont tellement nombreux qu'on ne peut pleinement en profiter et c'est dommage. Cela reste une bonne expérience de jeu surtout pour un peu plus d'un euro mais c'est bien loin des cadors du point'n'click. Dans l'ensemble donc la saga McPherson m'a distrait et j'ai plutôt apprécié l'expérience mais il est évident que ce ne sont pas des grands jeux. Pour 3,79€ le tout cela vaut le coup, mais je déconseille sincèrement de payer plus. C'est honnête rien de plus.

    Still Life 2

    Graphismes: 07/20

    Gameplay: 11/20

    Durée de vie: 12/20

    Bande-son: 10/20

    Scénario: 16/20

    Note finale : 13/20

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  • On enchaîne en toute logique avec le deuxième épisode de la saga des McPherson : Still Life.

    Still Life

    Développeur: Microïds

    Editeur: MC2 France

    Support: PC

    Date de sortie euro: 14 avril 2005

    Genre: Aventure, Enquête, Point'n'click

    Still Life

    Malgré ses nombreux défauts, Post Mortem a réussi à se créer une véritable identité et a marqué la scène du jeu d'aventure français. Il n'est donc pas surprenant d'apprendre qu'il a eu une suite en la personne de Still Life, un jeu que je connaissait depuis longtemps sans savoir qu'il faisait partie de cette saga. Fort heureusement, Still Life est très différent de Post Mortem en terme de gameplay et de travail technique ce qui a déjà pu permettre de gommer les principaux défauts du premier épisode. Mais que vaut-il réellement ? Réponse maintenant.

    Still Life est donc un jeu d'enquête ambiancé polar se déroulant à Chicago dans l'Illinois, en 2005. On y suit l'histoire de Victoria McPherson, un agent spécial du FBI et accessoirement petite-fille de Gus McPherson(le héros de Post Mortem), qui enquête sur une série de meurtres commis sur des femmes. Mis en scène de manière diabolique, les cadavres des victimes font penser à l'équipe de Vic que le tueur est bien plus qu'un simple fou. Malgré quelques pistes, l'équipe patauge et rien ne permet d'avancer dans l'enquête. C'est au cours d'une visite chez son père que la jeune femme va replonger dans les souvenirs de son grand-père Gus, qui a enquêté à Prague dans les années 20, sur une affaire très similaire. Trop similaire. Victoria va alors s'inspirer de son grand-père pour tenter d'arrêter le mystérieux tueur masqué.

    Still Life

    Still Life est donc scindé en deux parties. L'une avec Victoria en 2005 et l'autre avec Gus en 1920. J'aime personnellement beaucoup cette idée de séparer les histoires afin de permettre un meilleur développement des deux scènes. Le scénario impliquant Gus est franchement prenant et aussi bien ambiancé que Post Mortem. Les énigmes sont captivantes et l'enquête suscite beaucoup notre intérêt, seul bémol, les coupures avec l'histoire de Victoria sont un peu trop régulières. On est en plus trop brutalement arraché du journal de Gus et ce pour retourner dans l'époque moderne avec Victoria, où nous attend un univers tout autre. Si l'ambiance et les personnages sont véritablement géniaux(mention spéciale à Victoria) le scénario peine à nous convaincre la faute à un rythme beaucoup trop lent uniquement là pour gonfler artificiellement la durée de vie du titre. Qui plus les énigmes sont très difficiles, trop difficiles, tordues et souvent illogiques(bah ouais l'énigme la plus dure c'est celle qui consiste à faire du pain d'épice dans la cuisine du père de Victoria et alors ??? C'est vachement plus chaud que de résoudre un meurtre). On est vite frustré et cela ne va pas en s'arrangeant car devinez quoi ???? (SPOILER) Eh bah à la fin, après s'être cassé le cul pour trouver le tueur, eh bah on sait toujours pas qui c'est parce que son corps tombe dans la flotte LOL(FIN DU SPOILER ET ECHEC DE LA TENTATIVE DE SUICIDE).

    Still Life

    Enfin bref, vous l'aurez compris, l'ambiance est toujours géniale mais encore une fois, les petites manies françaises ternissent le tableau. A croire que gérer le suspens et maintenir un rythme haletant est impossible pour nous français. Dommage donc même si dans l'ensemble, l'histoire est d'assez bonne facture(surtout la partie avec Gus, beaucoup moins frustrante). Au niveau du gameplay cela reste un point'n'click classique mais avec plus de souplesse et quelques ajouts intéressant comme le fait d'utiliser les flashs de Gus pour décortiquer une scène de crime ou encore de procéder à l'analyse scientifique des lieux avec Victoria. Plutôt pas mal. De plus les activités sont assez variées afin d'offrir au joueur un jeu sans répétitivité, cela ne fonctionne pas tout le temps mais l'effort est là. Le jeu est donc agréable à prendre en main malgré une énorme lenteur du personnage principal mais au moins, on est débarrassé des bugs du premier épisode. Autre amélioration, quoique légère, la durée de vie passe de 6 à 8 heures. C'est toujours maigre mais si vous galérez vraiment dans les énigmes, il est possible d'atteindre les 10-12 heures de jeu. Rien de bien folichon cependant puisque vous serez sans doute frustré.

    Still Life

    En terme de technique, le jeu dépasse aisément son ancêtre et présente un aspect visuel très honorable avec quelques effets de lumière magnifique et une véritable ambiance graphique. A n'en pas douter la direction artistique a été un des points cruciaux du développement. Niveau sonore c'est bien plus agréable que Post Mortem, les musiques sont assez basiques mais fonctionnent bien et surtout, les doublages sont corrects. Bien loin des monstruosités du premier opus de la saga. Dans l'ensemble, le niveau technique est satisfaisant voire même bon malgré quelques petits défauts inhérents au genre. Still Life est donc un bon jeu qui m'a plu mais que j'ai trouvé en même temps extrêmement frustrant. Ne serait-ce que par la difficulté et l'étrangeté des énigmes le jeu peut rapidement devenir un cauchemar mais alors quand on rajoute les déplacements des personnages et la fin horrible du scénario on échappe difficilement à une certaine dose de frustration. Il faut donc prendre son mal en patience et enchaîner les petites sessions de jeu car indéniablement, cela vaut le coup. Mais je peux comprendre les réactions négatives vis à vis de ce jeu. Moi j'ai aimé même s'il est très imparfait et j'ai été heureux de savoir qu'il avait une suite.

    Still Life

    Graphismes: 14/20

    Gameplay: 14/20

    Durée de vie: 12/20

    Bande-son: 13/20

    Scénario: 13/20

    Note finale : 13/20

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  • Aujourd'hui jeudi, mon épreuve est passée, je me suis reposé, je reprends donc les articles avec un jeu vidéo que j'ai essayé il y a peu : Post Mortem, le premier épisode de la saga des McPherson.

    Post Mortem

    Développeur: Microïds

    Editeur: Microïds

    Support: PC

    Date de sortie euro: 13 novembre 2002

    Genre: Aventure, Point'n'click, Enquête

    Post Mortem

    Après avoir remis mon PC en état j'ai décidé de découvrir plus en détail la plateforme Steam que je ne connaissais que peu. J'en ai donc profiter pour me procurer tout un tas de titres pas chers histoire de me lancer dans les jeux PC. J'ai pu trouver en période de soldes la saga des McPherson à moins de quatre euros, une saga d'enquêtes policières plutôt reconnue qui me faisait envie. C'est donc le premier épisode qui sera le sujet du jour, les deux autres jeux suivront demain et samedi.

    Post Mortem est donc un jeu ambiancé polar qui se déroule dans le Paris des années 20. On y incarne Gustav McPherson, un ancien détective privé américain reconverti dans la peinture. Un soir, alors qu'il travaille sur un tableau, il reçoit la visite de la mystérieuse Sophia Blake qui lui demande de trouver l'assassin de sa soeur et de son beau-frère. Gus refuse avant de céder devant l'insistance de la dame, qui lui promet une forte récompense. Il se met alors en quête de l'identité du meurtrier dont tout Paris parle, celui qui a décapité le couple dans leur chambre d'hôtel. En parlant avec les employés de l'hôtel mais aussi avec les clients et la police, Gus se rend vite compte que quelque chose de bien plus important qu'un simple meurtre est en train de se dérouler. Seul son instinct pourra l'aiguiller dans cette terrible enquête où l'on ne peut faire confiance à personne.

    Post Mortem

    D'emblée, le titre des petits français de Microïds met l'ambiance. C'est pesant, parfois oppressant mais toujours réaliste et fidèle à l'esprit de l'époque. Les musiques sont excellentes et posent la base d'une histoire très romancée et bien glauque. Pourtant, on ne peut s'empêcher de rapidement déchanter. L'histoire est à mes yeux décevante, pas beaucoup, mais tout de même. Le déroulement du récit pourrait bien fonctionner si plusieurs problèmes ne venaient pas changer la donne mais la fin est vraiment l'aspect dommageable du titre. Pour tout dire(léger spoiler) c'est trop occulte, trop surnaturel, moi j'aime les enquêtes réalistes, possibles(fin du spoiler). J'ai été déçu par ce point. Mais comme je le disais, il y a des problèmes qui viennent perturber le déroulement du récit. En fait, le jeu est un point'n'click classique, on interroge les personnages, on récolte des preuves et on les utilise. Banal donc, mais le problème c'est qu'il n'y a aucun ordre précis pour faire les choses. Une totale liberté ? Plutôt cool non ? Eh bien pas vraiment en fait. Régulièrement, quand on va parler à un personnage, on accède à toutes les options de dialogue possibles, c'est à dire qu'on peut parler à un personnage d'un événement que l'on a pas encore découvert dans le jeu voire même d'un événement qui n'a pas encore eu lieu. Du coup le jeu nous spoil plusieurs passages...Etrange non ? C'est même possible de découvrir l'identité du tueur assez vite à cause d'un bug de ce genre. Autant vous le dire, ça gâche énormément le scénario qui serait très sympa sans ça. Enorme déception donc. Et ce ne sont pas les personnages classiques voire médiocres qui vont relever le niveau bien longtemps. Dommage donc, le fond du jeu aurait pu être super sinon.

    Post Mortem

    Au niveau du gameplay c'est très classique. Un point'n'click comme on en a vu beaucoup mais ça ne gêne pas vraiment. Si on peut pester contre les énigmes un peu bizarres voire carrément tordues l'ensemble est solide et plaisant à jouer sans constituer pour autant une révolution. N'oublions pas que le jeu date de 2002 et en cela, il rend parfaitement hommage au genre dont il est issu. Au final, durant les maigres six heures de jeu qui composent l'aventure, on a accès à un gameplay sympa qu manque d'ergonomie mais qui reste praticable. Comme dit juste avant, la durée de vie est faiblarde mais au vu du peu d'intérêt du titre, ce n'est pas bien grave. L'auto-spoil gâche le tableau et on peine à apprécier vraiment l'aventure passées deux heures de jeu.

    Post Mortem

    Enfin, que dire de la technique ? Là aussi c'est mitigé. Le jeu est assez joli pour l'époque mais malheureusement il est bourré de bugs rendant l'aventure clairement moins captivante. De plus les doublages sont parmi les plus horribles qu'il m'ait été donné d'entendre, heureusement que les musiques viennent contrebalancer tout ça. Globalement, le titre n'a pas bénéficié d'un très sérieux travail technique. Ce n'est jamais l'essentiel dans un point'n'click mais on apprécie toujours de voir des efforts fournis pour les joueurs, ce n'est pas le cas ici. Dans l'ensemble donc Post Mortem est un jeu sympathique mais terriblement bâclé qui aurait pu être bien meilleur. Il a tout de même l'occasion de nous faire rêver pendant une heure et demi-deux heures et de nous présenter Gus McPherson, un héros attachant et unique dans la lignée des Sherlock Holmes, Monk et autres anomalies sociales. Un jeu un peu juste donc mais qui passait pour convenable en 2002.

    Post Mortem

    Graphismes: 13/20

    Gameplay : 13/20

    Durée de vie : 11/20

    Bande-son : 10/20(eurk les voix)

    Scénario : 07/20(auto-spoil quoi)

    Note finale : 11/20

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