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Par Zerias dans Films d'anime/d'animation le 10 Mai 2013 à 18:08
On continue avec un autre film du géant Mamoru Hosoda, Summer Wars, succès de l'année 2009 et film récompensé dans le monde entier.
Nom Original: Summer Wars
Réalisateur: Mamoru Hosoda
Année de sortie: 2009
Studio: Madhouse Production
Genre: Aventure, Amitié
Durée: 1h50
Voici à mes yeux un des rares films qui détrônent la quasi totalité des films Ghibli, un must de l'animation que chacun se doit de voir. Mamoru Hosoda réalise ici une performance hors normes qui lui vaut sa place dans le Hall of Fame de l'animation aux côtés des grands noms que sont Hayao Miyazaki, Isao Takahata, Yoshifumi Kondo ou encore Makoto Shinkai. Un petit synopsis maintenant:
Bienvenue dans le monde d'OZ, la plateforme communautaire d'internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un portable, des millions d'avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité. Dans OZ, tout est possible, jouer, travailler, acheter, vendre et donc vivre. La technologie tient donc une place essentielle dans la société grâce à la plateforme d'OZ. Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques effectue un job d'été au service de maintenance d'OZ. A sa grande surprise, Natsuki, la fille de ses rêves lui propose de l'accompagner à Nagano, sa ville natale pour une fête de famille. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle des Jinnouchi où il comprend que Natsuki l'a invité pour jouer le rôle de "futur fiancé" afin de faire bonne figure devant la grand-mère de la famille, chef du clan. Acceptant cependant de rester pour faire plaisir à Natsuki, Kenji va se lier petit à petit avec les membres du clan. Mais un soir, il reçoit un SMS étrange, un message codé que seuls les meilleurs mathématiciens peuvent résoudre. Il se lance alors dans le décryptage, croyant à une farce de son meilleur ami. Il envoie ainsi sa réponse et s'aperçoit avec horreur qu'un virus a été lancé sur OZ dès le lendemain matin. Selon les informations, il serait le coupable de cette catastrophe mondiale. En effet, tout est possible dans OZ, le virus, après avoir absorbé la majeure partie des avatars et des fonctionnalités d'OZ fait petit à petit se détraqué les engins électriques mais aussi les canalisations. Et quand Love Machine(le virus) met la main sur le code lui permettant de contrôler les missiles de l'armée, Kenji doit intervenir. Avec l'aide du clan Jinnouchi mais aussi des nombreux internautes, Kenji et Natsuki vont devoir sauver le monde d'une catastrophe nucléaire.
Au travers d'une formidable solidarité entre un clan soudé et un jeune garçon surdoué et naïf, Summer Wars nous conte une histoire d'amour et d'amitié exceptionnelle. Le scénario se révèle tout simplement excellent et les nombreuses récompenses glanées par ce chef-d'oeuvre en témoignent. Les personnages sont fantastiques, que ce soit Kenji, Natsuki, la grand-mère, King Kazuma, Wabisuke ou encore Shôta, tous les personnages sont attachants et très réussis y compris les moins exposés. Les relations entre le clan et le jeune garçon mais aussi entre Kenji et Natsuki ou entre la grand-mère et Wabisuke sont touchantes et évoluent d'une manière parfois surprenante et c'est sans surprise qu'on se retrouve embarqué dans le film aux côtés de personnages géniaux qui nous marqueront longtemps. De ce film il y a une espèce d'atmosphère de solidarité, une bonne humeur qui se dégage et nos émotions sont vite prises à partie, chose amplifiée grâce à la bande-son d'une qualité mémorable, notamment pour les doublages français de très bonne facture, et par un attachement aux personnages impressionnant.
Côté technique il n'y a rien à redire, les dessins sont sublimes, les personnages hyper bien faits, de même que les décors, l'animation est très fluide et signée Madhouse(donc de très bonne qualité) bref, on est dans la perfection la plus totale. Surpassant son prédecesseur la Traversée du Temps et même la plupart des films d'animation, Summer Wars se révèle être un film bien plus que bon, bien plus que parfait, c'est tout simplement une aventure virtuelle incroyable qu'il faut voir à tout prix. Clairement un des trois meilleurs films d'animation. Procurez vous le si vous ne l'avez pas vu, vous allez vous marrer et rêver.
Note finale: 20/20
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Par Zerias dans Films d'anime/d'animation le 10 Mai 2013 à 17:42
Je vais faire une petite pause dans les films Ghibli pour l'instant et m'attaquer à un autre grand nom de l'animation japonaise, Mamoru Hosoda. On commence avec son premier film d'animation personnel sorti en 2006, la Traversée du Temps.
Nom Original: Toki wo kakeru shôjo
Réalisateur: Mamoru Hosoda
Année de sortie: 2006
Studio: Madhouse Production
Genre: Aventure, Fantastique, Romance
Durée: 1h38
Ce film est la suite d'une célèbre nouvelle de Yasutaka Tsutsui au succès important au Japon et c'était donc un défi difficile que se lançait Mamoru Hosoda en décidant de l'adapter. La seule chose qu'on puisse dire après visionnage du film, c'est que le défi est réussi, le film est excellent. Mais avant l'analyse, un petit synopsis:
Makoto est une jeune lycéenne comme les autres quoiqu'un peut garçon manqué, pas trop intéressée par l'école et absolument pas concernée par le temps qui passe. Un jour, elle se réveille en retard, rate un examen, manque de mettre le feu à l'établissement pendant le cours de cuisine et se fait bousculer par des garçons pendant une bagarre. De plus, elle est choisie pour amener du matériel en salle de chimie, là-bas elle trouve un petit objet rond non identifié. Mais le pire survient sur le chemin du retour où elle se rend compte que son vélo n'a plus de freins, en descendant la pente vers la voie ferrée. Elle heurte la barrière de sécurité et se retrouve projetée devant le train. Mais bizarrement, la jeune fille se réveille juste devant la voie ferrée, en parfaite santé. Elle rend alors visite à sa tante qui lui explique qu'elle a certainement le pouvoir de voyager dans le temps à l'aide de l'objet qu'elle a trouvée. Vont alors se succéder les bons moments pour Makoto, elle va,à l'aide de son pouvoir, modifier ses journées afin de les rendre toutes sensationnelles. Elle va ainsi multiplier les bons repas, les interros préparées et les sorties avec ses deux potes, Kozuké le beau gosse flemmard et Tchiaki, le bagarreur déjanté. Mais l'abus de ce pouvoir et la révélation du secret de Tchiaki va bouleverser la vie de la lycéenne.
Voilà je n'en dirais pas plus car le scénario est excellent et à découvrir réellement par soi-même. Toujours est-il que les personnages sont tous super bien construits, avec grand soin et vraiment originaux. On se prend très vite d'affection pour la bande des 3 potes mais on est également séduit par la tante et la soeur de l'heroïne et par les abrutis du lycée qui s'amusent à se faire valdinguer. L'humour est très présent et on peut s'attendre à quelques éclats de rires en plus de ressentir une ambiance chargée de bonne humeur tout au long du film. Un vrai régal pour tous. Cependant le film est également assez sombre, sans être glauque mais tout n'est pas rose et Makoto va l'apprendre bien assez vite. Cependant la jeune fille ne s'avoue pas vaincu et la bonne humeur prend toujours le pas sur le reste. Il vaut tout de même mieux être âgé d'au moins dix ans pour pouvoir profiter pleinement du film. La complexité de certaines parties du scénario étant un peu excluante. Mais à part ça, le film est une leçon de vie qui nous apprend à profiter du temps qui passe, de l'adolescence et de l'amitié.
Côté technique, on apprend à connaître ce grand monsieur qu'est Mamoru Hosoda, un sérieux rival d'Hayao Miyazaki. Les graphismes et l'animation sont signés Madhouse, ce qui est un gage de qualité remarquable et de travail bien fait et la bande-son de Kiyoshi Yoshida a de quoi faire pleurer. On a donc une très bonne gestion de l'équipe par le réalisateur ce qui donne un résultat technique proche de la perfection. Les dessins et les couleurs sont vraiment d'une qualité incroyable et on ressent réellement une grande joie tout au long du film. On aimerait vraiment être dans ce lycée tellement l'ambiance est réussie.
C'est donc un quasi sans faute pour Mamoru Hosoda, on peut toutefois reprocher au film une fin un peu trop rapide, et donc un film d'animation à voir absolument. Je conseille d'ailleurs au passage l'achat du pack Mamoru Hosoda en DVD qui regroupe la Traversée du temps et Summer Wars pour une quinzaine d'euros à peine.
Note finale: 19/20
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Par Zerias dans Films d'anime/d'animation le 10 Mai 2013 à 17:12
Après le relatif échec des Contes de Terremer, Goro Miyazaki ne s'est pas avoué vaincu et après plusieurs années sans parler à son père, ces derniers ont finis par se réunir pour un nouveau film, La Colline aux coquelicots.
Nom Original: Kokuriko saka kara
Réalisateur: Goro Miyazaki
Année de sortie: 2011
Studio: Ghibli, TôHô, Walt Disney Japan
Genre: Romance, Drame, Comédie
Durée: 1h27
Adaptation du manga éponyme de Chizuru Takahashi et Tetsurô Sayama La Colline aux coquelicots raconte une histoire d'amour se déroulant à Yokohama, en 1963. Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse au sommet d'une colline surplombant le port. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse deux pavillons face à la baie, comme un message lancé à l'horizon. Au lycée, quelqu'un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C'est peut-être l'intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu'Umi n'a pas manqué de remarquer.... Attirés l'un par l'autre, les jeunes gens vont partager de plus en plus d'activités, de la sauvegarde du vieux foyer du campus appelé le Quartier latin jusqu'à la rédaction du journal. Mais la découverte d'un terrible secret va faire prendre un tournant à leur relation, entourant leur naissance. Dans un Japon entre tradition et modernité, à l'aube d'une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d'amitié, d'amour et d'espoir. C'est donc une histoire magique, très touchante et réaliste que nous offre le jeune fils Miyazaki et on ne peut qu'être sous le charme. Les personnages sont hyper attachants surtout Umi qui montre que les personnages féminins du studio sont exceptionnels, l'histoire est belle à en pleurer et le tout est soutenu par une animation sans faille, un dessin d'une qualité exemplaire, une parfaite gestion des couleurs et une bande-son incroyable signée Satoshi Takebe. On attendait avec impatience le premier film où les deux Miyazaki collaboreraient et c'est fait. Le scénario signé Hayao Miyazaki et Keiko Niwa est très fidèle au manga original tout en représentant les valeurs du studio Ghibli et le film convient donc à toute la famille et à tous les âges.
Malgré un délai de production très court(le tsunami de 2011 a empêché le studio de travailler pendant quelques temps alors que la date de sortie n'a pas été reculée) le fils Miyazaki s'en sort remarquablement bien réalisant même un des meilleurs films du studio. On se doute que le papounet à dû donner pas mal d'ordres mais on sent quand même un petit quelque chose qui ne lui appartient pas dans le film.
L'humour est également très présent, le film est en effet une comédie et que ce soit Shun ou les membres du quartier latin, chacun nous fera rire par leurs caractères si bizarres et leurs mimiques propres aux matières qu'ils suivent. La rénovation du quartier latin par les élèves est d'ailleurs le moment clé du film, que ce soit au niveau comique ou scenaristique et on ne peut que se marrer devant le seul membre du club de philosophie ou devant les cinglés du club de chimie. La relation Umi/Shun est quant à elle très belle, on nous vends clairement du rêve, et la fin est simplement une des plus belles qu'il m'ait été donné de voir. Un succès pur et dur qui donne une bonne poussée à la carrière de Goro Miyazaki et qui rajoute encore un bon point au studio Ghibli.
Note finale: 20/20
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Par Zerias dans Films d'anime/d'animation le 9 Mai 2013 à 23:29
On enchaîne avec un autre succès de Ghibli, l'excellent Ponyo sur la falaise.
Nom Original: Gaku no ue no Ponyo
Réalisateur: Hayao Miyazaki
Année de sortie: 2008
Studio: Ghibli
Genre: Aventure, Fantastique
Durée: 1h36
Ponyo marque le retour d'Hayao Miyazaki sur le devant de la scène après 4 ans d'absence et un échec dans la participation des contes de Terremer et le vieux bougre frappe fort. En effet on a ici sans doute la plus belle oeuvre du studio au niveau graphique et encore un autre succès à rajouter à son actif. Ponyo sur la falaise raconte l'histoire de Ponyo, un petit poisson vivant avec ses frères et soeurs au fond de l'océan avec leur père, un magicien excentrique. La petite fille poisson rouge donc s'enfuit un beau jour et atteint le bord de mer où elle rencontre un petit garçon de 5 ans, Sosuke. Le petit se prend tout de suite d'affection pour le poisson rouge et l'emmène avec lui à l'école mais le magicien fou la récupère bien vite. Ponyo va donc utiliser tous ses pouvoirs magiques pour se transformer en vraie petite fille et rejoindre Sosuke à la surface. Mais en s'échappant, Ponyo fait déborder la cuve d'élixir magique de son père ce qui augmente considérablement le niveau de la mer et bien vite une inondation gigantesque à lieue. Les deux enfants vont donc, avec l'aide de la mère de Sosuke, devoir échapper aux flots et à Fujimoto le magicien.
C'est donc ça Ponyo, une histoire d'amitié entre deux enfants luttant contre vents et marées(au sens propre du terme) pour la protéger. Et que c'est beau... Les personnages sont exceptionnels, Ponyo est hyper attachante, Sosuke également et les scènes avec les deux enfants sont simplement magnifiques, touchantes et incroyablement réalistes. La petite fille poisson provoque pas mal de scènes humoristiques de même que la mère de Sosuke, une véritable furie pourtant pleine de tendresse et les rebondissements sont légion; on peut donc s'attendre à vraiment s'amuser et à passer un bon moment. Encore une fois, on est totalement pris dans le film et on n'en ressort qu'après le générique, car celui-ci est vraiment superbe avec la musique du film chantée par une petite fille et un homme sensé incarné son père(vous pouvez trouver la vidéo sur youtube, la gamine est trop mignonne...).
Evidemment le côté technique est parfait, les graphismes comme je l'ai dit plus haut sont sans doute les meilleurs faits par le studio, les couleurs sont à tomber et la bande-son est parfaite. L'ambiance est excellente et on ne peut qu'être de bonne humeur après le visionnage du film. C'est donc encore une fois du rêve que nous vend Ghibli, du rêve à l'état pur qui nous fera retomber en enfance. Et puis on a tous rêvés d'avoir une copine comme Ponyo quand on étaient petits non ?
Note finale: 20/20
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Par Zerias dans Films d'anime/d'animation le 9 Mai 2013 à 23:09
Je reprends les articles pour aujourd'hui avec deux autres films Ghibli, on commence donc par Les Contes de Terremer adapté du roman Tales from Earthsea de Ursula K. Le Guin, tout premier film de Goro Miyazaki, le fils du big boss.
Nom Original: Gedo Senki
Réalisateur: Goro Miyazaki
Année de sortie: 2006
Studio: Ghibli, TôHô, NTV Music
Genre: Aventure, Fantastique, Mythe
Durée: 1h55
C'est donc le premier film signé Goro Miyazaki et au final, on peut pas dire qu'il ait bien démarré dans le métier celui-là, bon certes, le film est bon mais il est très loin d'égalé les autres oeuvres sorties du studio Ghibli. Mais avant d'analyser tout ça, un petit synopsis:
Dans le monde de Terremer, le Vrai Nom de chaque chose la représente entièrement, les Noms sont l'essence de la création et donc de la magie du monde. Mais l'équilibre semble s'être rompu, les mages perdent leur pouvoir, les dragons réaparaissent et se détraquent et bientôt, hommes et animaux sont touchés. La raison se perd et nombreux sont les actes violents commis. Le prince du royaume d'Enlad, Arren n'y échappe pas. Un jour, il tue son père le roi sans raison et s'échappe du château en lui volant son épée. Sur sa route, le jeune homme va croiser l'archimage Epervier, un des derniers utilisateurs de magie qui recherche la cause de ce déséquilibre. Ensemble ils vont tenter de résoudre le mystère des dragons et de vaincre le terrifiant ennemi qui se cache derrière les maux du monde. Aux côtés de Therru, une mystérieuse jeune fille, Arren et Epervier vont devoir sauver la magie et tous ses représentants d'un homme ivre de pouvoir.
Voilà en gros le scénario, qui au final n'est pas particulièrement fidèle à l'oeuvre d'origine, ce qui à mes yeux n'est pas un problème puisque je n'ai jamais lu les bouquins Terremer. Mais on peut au moins dire que si les personnages sont attachants, ils manquent cruellement de charisme et d'intérêt et le scénario n'est pas aussi exceptionnel qu'à l'accoutumée. On est plutôt assez vite pris dans le film mais la sensation y est moins agréable qu'avec un bon vieux Princesse Mononoke ou le Château dans le ciel. Une petite déception donc, mais pour mieux comprendre les tares du film, il faut connaître son développement, autant le dire assez chaotique. Bon le film devait être réalisé par Goro soutenu par son père, mais vu la nature despotique de Miyazaki avec son fils(en fait Goro ne voulait pas faire de l'animation, mais son père l'a harcelé pendant près de 20 ans pour qu'il s'y lance, le refus initial de Goro a même rompu tout contact entre le père et le fils pendant plusieurs années) on ne pouvait que s'attendre à une simple obéissance de Goro aux ordres de son papounet chéri. Seulement le jeune gaillard à vu dans sa nomination en tant que réalisateur une chance de foutre les boules à Hayao en rejettant toutes ses idées, du coup, une énorme engueulade à eu lieue dans le studio ce qui a marqué la fin de la participation d'Hayao Miyazaki au film. C'est donc un Goro tout novice qui s'est chargé de l'adaptation, or on sait qu'une adaptation d'une oeuvre déjà existante, encore plus un roman, est très difficile à faire surtout pour un premier film. On arrive donc à ce résultat plutôt bon pour un premier fim, mais mauvais pour un film Ghibli. On raconte même que lors de la première du film au Japon, Hayao Miyazaki a quitté le cinéma au bout de quelques minutes, furieux, en disant que le résultat était proche de la nullité absolue, il faudra d'ailleurs de nombreuses années pour que les deux se reparlent et collaborent à nouveau ensembles pour la Colline aux coquelicots, sorti en 2012 chez nous.
Voilà donc la raison de l'échec relatif de ce film. Hormis ça par contre c'est encore une fois du très haut niveau, magnifique et plein de couleurs le film peut se vanter d'une animation de très haute qualité proche de celle des films de son père et d'une bande-son sublime qui colle parfaitement à l'ambiance torturée mais pleine d'espoir qui règne dans l'oeuvre. On ne peut donc pas considéré le film comme mauvais, j'ai moi-même bien aimé, mais on ne peut qu'être déçu au vu des possibilités que le réalisateur avait. En somme c'est un beau film, avec un beau message mais il ne nous marquera pas plus que ça.
Note finale: 14/20
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