• Sorti en juin 2014 Soldats Inconnus avait attiré mon regard par son aspect visuel enchanteur et par son univers sombre et dur. Après un long moment j'ai finalement craqué et je me le suis procuré à l'occasion des soldes Steam.

    Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

    Développeur : Ubisoft Montpellier

    Editeur : Ubisoft

    Support : PC

    Date de sortie euro : 25 juin 2014

    Genre : Aventure

    Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

    Ayant fait grand bruit lors de sa sortie du fait de son thème principal : la Première Guerre mondiale, Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre est la preuve même qu'un jeu vidéo peut offrir une expérience vidéo-ludique de qualité tout en instruisant son public(rien à voir avec les daubes soit disant éducatives qu'on ose nous servir dans le commerce). Ici vous incarnez quatre personnages bien différents mais dont les destins sont voués à se croiser régulièrement. Cette scission permet ainsi de découvrir plusieurs aspects d'un conflit et donne une meilleure vue d'ensemble de la guerre, dépourvue de tout manichéisme et parfois plus sérieuse et complète qu'un cours de collège(je ne sais pas pour vous mais moi à mon époque c'était : allemands = gros méchants pas beaux et alliés = Dieux du bien). De quoi avoir envie d'approfondir ses connaissances en toute simplicité après une bonne petite partie. Bref passons au synopsis.

    Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

    1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. En conséquence, tous les allemands vivant en France sont expulsés. Karl est l'un de ces hommes. Pourtant, il vit depuis de nombreuses années à Saint-Mihiel où il est l'époux d'une française, Marie, et père d'un petit Victor. Ne pouvant rien faire pour arranger la situation, Emile, le père de Marie promet au jeune homme de la protéger des ravages de la guerre. Malheureusement en août de la même année, Emile est appelé au front et combat à l'Ouest malgré son âge avancé. Désormais seule, Marie fait son possible pour éduquer son fils tout en attendant le retour des hommes de sa vie. En parallèle nous suivons l'histoire de Freddie, un soldat afro-américain qui a perdu sa femme lors d'un attentat à Paris et qui s'est engagé aux côtés des français dans le conflit et d'Anna, une étudiante belge devenue infirmière pour apporter soin et réconfort aux victimes du conflit. Alors qu'Emile et Freddie font connaissance, Anna décide de quitter Paris pour retrouver son père, un chercheur disparu depuis peu. De son côté Karl fait son possible pour survivre du côté allemand tout en essayant de faire le moins de victimes possible. Tour à tour, les personnages de Soldats Inconnus pourront compter sur l'aide de Walt, un chien allemand spécialisé dans la recherche de victimes qui va leur apporter soutien et compagnie dans les moments les plus sombres. Ces cinq protagonistes géographiquement éloignés vont devoir évoluer chacun à leur manière dans ce conflit afin de pouvoir se retrouver une fois les choses terminées.

    Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

    Indubitablement Soldats Inconnus secoue. L'histoire est superbement mise en scène et dès la première minute, on rentre dedans pour n'en ressortir qu'une fois le générique de fin achevé. C'est simple et parfois prévisible mais pourtant, rares ont été les fois où j'ai été autant impliqué dans un jeu vidéo. L'univers est non seulement techniquement magnifique mais en plus de ça, il est remarquablement détaillé et réaliste de sorte que tout ce qui se produit reste crédible, forçant le joueur à subir les événements comme s'ils existaient(enfin pas tout à fait et heureusement). C'est brillant à n'en pas douter. Les personnages sont quant à eux très attachants malgré le peu de mots qu'ils expriment(le langage est à mi-chemin entre du français et une langue inventée comme celle des Sims) et Walt devient vite un symbole d'espoir et de sécurité dans ce monde ravagé. Mon seul regret est la trop grande suprématie de l'histoire d'Emile et Karl sur celle des autres. J'aurais voulu voir un peu plus Freddie ainsi que le fameux pilote anglais George, très présent dans la campagne de com mais quasiment absent dans le jeu final. Cependant c'est un minuscule regret et c'est bien le seul, sur l'écriture Soldats Inconnus est bluffant.

    Plus critiquable cependant est le gameplay. Très simpliste et accessible il est pourtant parfois peu clair voire même bâclé. Fort heureusement c'est un jeu avant tout axé sur le récit et non sur le gameplay mais c'est assez énervant de voir un manque évident de sérieux sur les phases plus orientées action. C'est peut-être même encore plus rageant de voir que ces scènes pourtant simples ne sont que survolées. Dommage donc. Pour le reste il s'agit d'une valeur sûre, sept heures de jeu, un aspect technique relativement léché et une bande-son merveilleuse. On appréciera aussi beaucoup la recherche des 100 objets cachés nous dévoilant le quotidien des Poilus ou encore les panneaux explicatifs et historiques au début de chaque partie de chapitre. Passionnant et intelligent, Soldats Inconnus vaut le détour et offre une expérience vidéo-ludique agréable malgré un statut de jeu un peu bâclé. Cela reste une belle oeuvre, pleine de sens et de qualités mais à mes yeux proposée trop cher. Je vous la conseille donc mais plutôt en période de soldes.

    Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

    Graphismes : 18/20

    Gameplay : 12/20

    Durée de vie : 13/20

    Bande-son : 19/20

    Scénario : 18/20

    Note finale : 14/20

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  • Dernier article du jour voici un anime sensationnel et très récent qui fait les beaux jours des fans de mangas matures : Parasite.

    Parasite

    Nom Original : Kiseijuu : Sei no Kakuritsu

    Auteur : Hitoshi Iwaaki

    Années de production : 2014-2015

    Catégorie : Seinen

    Genre : Horreur, Science-fiction, Drame

    Studio : Madhouse Production

    Durée : 24 épisodes de 22 minutes

    Parasite

    Attention cet anime est déconseillé à un public âgé de moins de douze ans du fait de scènes de violence assez prononcée.

    Oeuvre particulière et dérangeante signée Hitoshi Iwaaki, Parasite est prépubliée dans divers magazines de la Kodansha entre 1988 et 1994. Publié en 10 volumes reliés par la suite le manga est vite devenu une référence du milieu de l'horreur et de la SF et a fait son arrivée chez nous entre novembre 2002 et août 2004 aux éditions Glénat. Ce n'est que très récemment que l'auteur, la Kodansha et le studio Madhouse ont décidé de produire une série animée. Celle-ci fait son apparition en octobre 2014 sur les écrans nippons et se poursuit jusqu'au 25 mars 2015. Elle est également complétée de deux films live. Parasite l'anime est un carton. C'est même L'Anime de ce début d'année et l'un des sujets de discussion favoris des forums. Maintenant que les bases sont posées, partons pour cet univers glauque et dérangeant.

    Parasite

    Une nuit, des sphères de la taille d'une balle de tennis tombent du ciel. Réparties dans tous les pays du monde, celles-ci contiennent des petits parasites aux origines troubles dont le seul but est de s'infiltrer dans les corps vivants afin de prendre possession du cerveau de leur hôte. Leur cible favorite : les êtres humains. C'est pendant cette nuit que Shin'ichi Izumi, un lycéen timide et banal se fait attaquer. Le jeune homme à la chance de se réveiller après que le parasite soit entré dans son nez et éternue. Mais loin de se laisser faire, la petite chose l'attaque. Il la pare avec sa main droite mais le parasite pénètre en elle. Shin'ichi n'a alors d'autre choix que de se faire un garrot et bloquer la circulation du sang. Quelques heures après tout redevient calme et le jeune homme, inquiet et ridiculisé aux yeux de ses parents qu'il a réveillé reprend sa vie. Mais dans les jours qui suivent deux choses inquiétantes se produisent. De un, il n'arrive plus à correctement contrôler sa main droite qu'il sent difficilement depuis la nuit de l'attaque. De deux des restes de corps humains sont retrouvés partout dans le monde et la police n'a aucun moyen d'identifier le criminel. Inquiet, Shin'ichi ne sait plus quoi faire, il ne peut parler du parasite sans passer pour fou. Pire encore, après quelques temps le parasite refait son apparition à l'intérieur même de sa main droite. En effet un matin, Shin'ichi se réveille et constate que sa main droite n'est plus une main mais une créature étrange pouvant changer de forme comme elle l'entend. Cette créature a passé la nuit à lire et à apprendre et parle désormais couramment le Japonais. Celle-ci se présente au jeune homme et le félicite de l'avoir bloqué, elle est désormais prisonnière de sa main droite et ne peut plus toucher son cerveau. Conscient de son hôte à la différence des autres humains possédés, Shin'ichi va devoir apprendre à vivre avec celle qu'il a surnommé Migi. Cependant les meurtres récents vont de plus en plus le travailler et un jour, en rentrant du lycée il va se faire attaquer par un chien possédé que Migi va facilement tuer en transformant la main droite du jeune homme en lame. Le parasite, qui ignore tout de son origine et de son but, va informer Shin'ichi qu'aux yeux des autres parasites ils sont un danger car ils cohabitent et sont la preuve du maintien de la conscience du lycéen. Pris pour cible par d'autres parasites, Shin'ichi va tout faire pour protéger les siens à commencer par ses parents dont il est très proche et Satomi Murano, sa meilleure amie. Mais vivre avec l'insensible voire même le cruel Migi ne sera pas de tout repos et la mort sera régulièrement invitée dans les lieux visités par Shin'ichi.

    Parasite

    A n'en pas douter Parasite envoie du bois. Le scénario est génial et l'univers super glauque et dérangeant. C'est une vraie réussite en terme d'ambiance, une réussite en partie dû à une bande-son de génie. Très sincèrement il mérite largement sa réputation d'anime du début 2015. Parfois un peu trop "shônen" avec beaucoup de deus ex machina(éléments imprévisibles intervenants pour résoudre une situation a priori insoluble) l'anime se présente pourtant comme un seinen mature, philosophique et intelligemment écrit qui remet en cause les lois humaines et la vision du monde que l'Homme semble avoir imposé. Un peu plus orienté action que le manga original, l'anime montre clairement qu'il en a repris l'esprit ainsi que les messages moraux. C'est fin et malin . Mention spéciale aux personnages remarquables et attachants qui reflètent parfaitement la complétion/opposition entre humains et parasites, ils illustrent parfaitement le message de l'auteur et sont super charismatiques. J'ai toutefois fortement regretté la fin de l'anime, relativement inexplicable et presque en opposition avec le message central de l'oeuvre. Ce n'est pas monstrueux mais j'ai vraiment du mal à comprendre le but de tout ceci. Autre petit problème, l'anime aurait gagné à être plus court de trois ou quatre épisodes, là c'est parfois longuet. Mais dans l'ensemble j'ai adoré cet anime violent, mature et brillamment mis en scène qui à mes yeux se situe dans la lignée des Shingeki no Kyojin, Black Bullet ou encore Shi Ki. C'est une belle découverte parfois dramatique, parfois comique mais toujours oppressante qui nous montre une nouvelle vision du monde. Un must see à n'en pas douter. N'attendez plus, jetez vous dessus.

    Parasite

    Note finale : 18/20

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  • On en reste là pour les jeux vidéo aujourd'hui avec un petit titre indépendant super sympa : Defy Gravity.

    Defy Gravity

    Développeur : Fish Factory Games

    Editeur : Steam

    Support : PC

    Date de sortie euro :26 juillet 2011

    Genre : Réflexion, Plate-forme

    Defy Gravity

    Récente découverte Steam Defy Gravity est un jeu indé qui m'a beaucoup surpris, tant par son gameplay que par ses qualités en dépit de moyens financiers très bas. Dans ce jeu vous incarnez un astronaute au travers d'un certains nombre de niveaux dans lesquels vous devez vous déplacer en utilisant deux types de portails, l'un aspirant et l'autre repoussant. Ingénieux et franchement sympathique le titre de Fish Factory Games se permet de réveiller vos réflexes avec talent. Long de quelques heures et doté d'une bonne dose de difficulté il vous promet une aventure très sympathique malgré des défauts en quantité du fait du manque de moyens. Ainsi les niveaux se ressemblent tous, la musique n'est pas folichonne et l'ensemble finit par être répétitif. J'ai pu faire l'impasse sur ces défauts et ça m'a permis de bien apprécier Defy Gravity mais quoiqu'il en soit au vu du prix, il n'est pas question de faire le difficile. Le jeu est habituellement proposé au tarif de 2,99€ mais est souvent soldé. La preuve, je l'ai eu pour 14 misérables centimes. A ce prix là ça ne peut être qu'une affaire. J'ai bien apprécié et c'est pourquoi j'ai décidé d'en parler histoire de lui faire un peu de pub, ce dont il n'a pu bénéficier lors de sa sortie faute de moyens. Une belle petite expérience en somme.

    Defy Gravity

    Graphismes : 10/20

    Gameplay : 15/20

    Durée de vie : 14/20

    Bande-son : 10/20

    Scénario : -/20

    Note finale : 14/20

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  • On enchaîne sur un autre jeu vidéo à savoir le mystérieux Alan Wake.

    Alan Wake

    Développeur : Remedy

    Editeur : Microsoft Game Studios

    Support : PC

    Date de sortie euro : 16 février 2012

    Genre : Action, Survival-horror

    Alan Wake

    Jeu à la psychologie déroutante et à l'univers glauque et mystérieux Alan Wake a marqué l'année 2010 sur Xbox 360 et 2012 sur PC de son empreinte. Très fortement inspiré des oeuvres de Stephen King et d'H.P. Lovecraft le titre de Remedy vaut à coup sûr le détour même si comme beaucoup j'ai été fortement déçu du gameplay que je trouve pathétique. Mais avant d'aller plus loin dans la critique passons au synopsis d'Alan Wake.

    Alan Wake est un écrivain de thriller policier à succès connu dans tous les Etats-Unis. Cependant depuis deux ans, l'homme est victime du syndrome de la page blanche et ne parvient plus à écrire. Afin de le détendre et de lui faire retrouver l'inspiration sa femme Alice décide de l'emmener en vacances dans la paisible ville de campagne de Bright Falls. Le couple y loue un petit chalet sur le lac appelé Cauldron Lake. Pour Alan, c'est une perte de temps et cette région pleine de brouillard ne présente aucun intérêt mais il accepte de rester pour faire plaisir à sa femme. Cependant à la suite d'une dispute au sujet de son syndrome de la page blanche il quitte le chalet en pleine nuit. Alors qu'il s'éloigne il aperçoit la lumière de la bâtisse s'éteindre et entend le cri d'Alice, terrifiée par le noir. Il se précipite alors au secours de sa femme mais constate que la lumière n'était pour rien dans le cri. Alice a disparu, entrainée dans le lac par quelque chose d'horrible. Immédiatement, Alan se réveille au volant de sa voiture. Tout ceci n'était apparemment qu'un rêve. Ce qui est bien réel par contre, c'est qu'il vient de se crasher en voiture et qu'Alice n'est plus à côté de lui. Blessé et sonné l'écrivain quitte son véhicule et décide de traverser la forêt pour aller demander de l'aide aux habitants de Bright Falls à commencer par la shérif, Sarah Breaker. Mais alors qu'il marche il trouve des pages d'un manuscrit signé Alan Wake qu'il ne se souvient pas d'avoir écrit et est attaqué par des hommes complètement fous vulnérables à la lumière. Déterminé à sauver sa femme quoi qu'il en coûte, Alan va devoir faire face à la terrifiante Ombre Noire décrite dans le manuscrit mais aussi et surtout, à lui-même.

    Alan Wake

    Ayant remporté de très nombreuses récompenses, Alan Wake tire indubitablement son épingle du jeu grâce son univers et sa mise en scène dantesque. Le scénario est remarquablement bien écrit et on sent en permanence les influences de King et Lovecraft(surtout le premier). C'est glauque, étrange, parfois effrayant et toujours dans le ton. La mise en scène risque bien de vous donner des cauchemars et ce, dans le bon sens du terme. C'est oppressant et la faiblesse de l'écrivain par rapport aux hommes de l'ombre maintiendra chacun de vos nerfs tendu à l'extrême. C'est à la fois un délice et une torture. Se reposant sur un univers visuel superbe et une bande-son de grande qualité le jeu ne lésine pas non plus sur le développement des personnages, tous hauts en couleur et plutôt attachants. Personnellement j'aime beaucoup Barry Wheeler, l'éditeur d'Alan qui débarque pour lui demander de continuer à écrire et qui a tendance à agacer beaucoup de joueurs(et au passage qui est doublé par l'excellent Christophe Lemoine qui double aussi Cartman dans South Park ou encore Jack Black dans la plupart de ses films) ou encore la véloce Sarah Breaker, la meilleure shérif du monde. S'il est vrai que la fin est à mes yeux paresseuse et beaucoup trop facile j'ai trouvé que Remedy avait réalisé un quasi sans faute au niveau de l'écriture, c'est une merveille. Petit détail cette version PC se voit complétée des deux épisodes bonus sortis peu après le jeu sur Xbox 360 à savoir Le Signal et L'Ecrivain qui donnent plus de détails sur la fin du titre. Si ces derniers n'apportent pas grand chose à l'intrigue, ils rallongent tout de même la durée de vie de trois bonnes heures et permettent aux fans de prolonger leur séjour à Bright Falls. L'écriture est donc géniale, est-ce pour autant un chef-d'oeuvre ? Que nenni, Alan Wake est aussi bien écrit qu'il est mal foutu au niveau du gameplay.

    Alan Wake

    Le jeu se découpe en plusieurs phases : les phases d'exploration classiques et les phases de combat pouvant intervenir quasiment n'importe quand. Si l'on peut critiquer la rigidité du personnage, tantôt trop lent tantôt ultra speed, les phases d'exploration ne posent pas de réel soucis. Elles permettent d'obtenir les objets cachés pour les amateurs de collecte ou encore des pages du manuscrit d'Alan qui éclaircissent l'histoire. C'est efficace et globalement satisfaisant. Par contre les phases de combat sont littéralement codées avec les pieds. Alan se voit équipé d'une lampe torche et d'un pistolet(de base, d'autres objets viennent par la suite renforcer le personnage). On éclaire les ennemis avec la lampe jusqu'à ce que leur protection s'effondre puis on tire dessus jusqu'à leur mort. Cela parait simple donc. Cependant la caméra n'est jamais bien placée, le système d'esquive est pathétique et le personnage est tellement fragile(en terme de résistance et d'endurance) que toute fuite est impossible, chose extrêmement avantageuse quand le terrain n'est pas idéal. Car en effet les combats se déclenchant n'importe où, il est fort probable que certains nous placent dans une situation sacrément désavantageuse. Manque de précision, manque d'ergonomie et problèmes de caméra viennent donc ternir l'expérience de jeu. Et je ne parle même pas de l'IA à la ramasse ou encore du fait qu'il faille appuyer plusieurs fois sur une touche pour que le personnage comprenne. Alan Wake n'est pas injouable mais certains moments s'en approchent. Fort heureusement le récit est tellement bien mis en scène qu'on s'accrochera pour aller jusqu'au bout et ce ne sera pas un tort. Mais bordel à l'avenir Remedy, contentez vous d'écrire et laissez le reste à un studio compétent. Le gameplay n'est vraiment pas bon et il est encore plus misérable dans les deux épisodes bonus qui se contentent de nous faire revisiter des zones déjà connues et affronter des masses d'ennemis afin de prolonger artificiellement la durée de vie. Soyez donc prévenus, Alan Wake est une exceptionnelle histoire qui aurait facilement pu être signée de la main du maître de l'horreur Stephen King mais est aussi un jeu au gameplay franchement bordélique. Personnellement je l'ai eu avec son extension American Nightmare pour 3€ et quelques pendant les soldes de Noël donc même si j'ai été partiellement déçu ça reste une super expérience que je ne regrette pas du tout. Un bon jeu qui vous tiendra en haleine environ 13 heures.

    Alan Wake

    Graphismes : 17/20

    Gameplay : 09/20

    Durée de vie : 15/20

    Bande-son : 19/20

    Scénario : 19/20

    Note finale : 14/20

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  • On se retrouve de bon matin pour parler de ce qui est à mes yeux LE jeu de l'année 2014, le troisième opus de la licence Dragon Age j'ai nommé : Dragon Age Inquisition.

    Dragon Age Inquisition

    Développeur : BioWare

    Editeur : EA

    Support : PS3

    Date de sortie euro : 20 novembre 2014

    Genre : RPG

    Dragon Age Inquisition

    Alors tout d'abord j'aimerais commencer l'article par une petite mise en garde. Aucune des images que vous verrez ici(hormis celle de la jaquette) ne provient de la version PS3 du jeu, ce sont toutes des images venant des versions new gen ou de l'excellente version PC. En effet depuis quelques mois il existe un phénomène plutôt dégueulasse dans le milieu du JV qui veut que les développeurs/éditeurs n'en aient rien à foutre des versions old gen, par conséquent ces dernières sont souvent bâclées et très laides ce qui explique une sorte d'embargo sur les infos de ces versions. J'ai contacté MrDeriv sur Jeuxvideo.com pour lui demander s'il avait des news sur la version PS3(avant que je l'ai bien évidemment) et il m'a signalé qu'EA faisait tout pour ne pas envoyer celles-ci aux journalistes et aux youtubers, ce qui en général est très mauvais signe. Il m'a également avoué que la communication avec un éditeur n'avait jamais été aussi confuse au sujet d'un jeu, EA faisant tout pour qu'on parle uniquement des versions new gen. Je suis un immense fan de Dragon Age, Origins est d'ailleurs encore l'un des mes jeux favoris et j'ai aimé le deuxième même si son côté action et sa linéarité lui ont porté préjudice. J'ai donc attendu cet opus avec impatience mais n'ayant ni la new gen ni un bon PC j'ai dû me résoudre à prendre la version PS3. J'étais donc inquiet puisque j'avais vu quelques jours avant de prendre la décision de me le procurer un gaming live de L'ombre du Mordor sur Jeuxvideo.com où le journaliste Epyon testait la version old gen du jeu et montrait à quel point celle-ci était ignoble et injouable par rapport à la new gen(résultat final : 4/20). Par conséquent lui comme moi attendions avec inquiétude le nouveau Dragon Age. Au final n'ayant pas envie de prendre des risques et n'ayant pas d'autres idées de cadeaux je l'ai demandé pour Noël, comme ça au moins mon trou de balle se porterait bien peu importe le résultat. J'ai donc occupé mon mois de janvier avec cet opus et j'en ai dressé deux analyses. C'est pourquoi cet article sera scindé en deux : un avis concernant la version PS3 et un autre concernant le jeu en lui-même. Mais avant passons par l'obligatoire synopsis.

    Dragon Age Inquisition

    Dragon Age Inquisition se déroule comme ses deux grands frères dans le monde de Thédas et en partie dans le pays de Férelden. Après les événements de Dragon Age II, le monde est plus que jamais scindé. Les factions que sont les mages et les templiers se font la guerre et les nombreux camps n'étant initialement pas impliqués le deviennent tôt ou tard. Alors que les mages et les templiers se dirigent au Conclave organisé par la divine Justinia et la Chantrie dans le but de calmer les tensions une immense explosion survient, ravageant tout sur son passage. Cassandra Pentaghast, la chercheuse de vérité qui interrogeait Varric dans le deuxième jeu, arrive peu après sur les lieux de l'explosion et constate la disparition de la divine et des personnes présentes sur les lieux. Il ne reste plus qu'une seule personne en vie : vous. Le ciel est désormais déchiré par une faille qui invite les démons à sortir de l'Immatériel pour ravager le monde et la guerre a repris entre les factions qui se rejettent la responsabilité de la catastrophe. Cassandra vous capture alors et cherche à découvrir la raison de votre présence en ces lieux. Attaqués par des démons, elle et vous n'avez d'autre choix que de collaborer. Rejoints par Solas, un elfe apostat proche de Cassandra, et Varric, le fameux nain compagnon de Hawk dans DAII le petit groupe se dirige vers l'une des nombreuses petites failles présentes autour de la zone du Conclave. A l'aide de Leliana et de ses guerriers le groupe affronte les démons. Mais la surprise arrive lorsque vous fermez le portail à l'aide d'une marque magique apposée sur votre peau. Le monde vient de trouver un sauveur, les failles peuvent être fermées. Amené à Darse, le refuge des survivants luttant pour la paix, vous êtes convoqué par Cassandra et ses alliés qui vous demande de l'aide. Ils vous font confiance et savent que vous êtes innocent du meurtre de Justinia. Le petit groupe composé entre autres de Cassandra, Leliana, Cullen(de DAO et DAII) et de la noble Joséphine décide de rétablir l'Inquisition, cet ordre chevaleresque légendaire, pour ramener le monde à la raison et rallier les peuples dans l'optique de détruire la Faille et sauver le monde. Vous êtes l'Inquisiteur, vous êtes l'espoir de Férelden mais aussi du reste du monde.

    Dragon Age Inquisition

    Qu'on se le dise, l'histoire comme l'univers déchirent comme jamais. Le scénario est remarquablement bien écrit, la mise en scène est divine et l'ambiance générale frôle ce qui se fait de mieux. Dragon Age Inquisition démarre très fort et vous promet de grandes sensations. Le jeu consiste donc à parcourir l'immense ensemble de zones pour fermer les petites failles mais aussi accomplir des montagnes de quêtes visant à sauver de futurs alliés, à calmer des tensions, à chasser des monstres, à rallier les différents camps etc etc... Le jeu est tout simplement gigantesque et possède un contenu impressionnant. En gros voilà comment il se déroule : le QG se situe d'abord à Darse puis après à Fort Céleste. Ce QG est tout simplement un immense château dans lequel vous trouvez tous vos alliés, tous les personnages importants, plusieurs magasins et pas mal d'options de customisation du personnage, des armes/armures ou même du château en lui-même. C'est là que vous développerez vos relations avec les alliés ou que vous préparerez la suite de l'aventure. Immense, cette zone seule vous donne une masse de choses à faire et permet de faire plus ample connaissance avec la fine équipe de personnages jouables, tous super charismatiques et vraiment géniaux. Vous serez donc accompagné de Solas, Cassandra et Varric que l'on connait déjà mais aussi du garde des ombres Blackwall, du Qunari Iron Bull, de la sorcière Vivienne de Fer, de la voleuse elfe Sera, du mage tévinter Dorian et de l'esprit immatériel Cole. Chacun possède des capacités propres, une histoire, un background et vous propose des quêtes spéciales. Les dialogues à choix multiples sont toujours de la partie et viennent ici apporter une réelle dimension prenante aux quêtes secondaires.

    Dans ce QG vous trouverez également une table de l'Inquisition. Celle-ci sert dans le scénario comme lieu de réunion aux personnages mais également en dehors du scénario comme item permettant de lancer des quêtes. En effet régulièrement l'Inquisition devra intervenir dans les différentes zones pour stopper les conflits, lutter contre les démons ou aider les réfugiés. Mais vous n'avez pas le temps pour ça, vous êtes l'Inquisiteur. Par conséquent vous pourrez par ce moyen lancer des campagnes pour accomplir les quêtes. Chacun de vos conseillers vous proposera une manière de terminer la quête, manière qui aura des répercussions dans l'histoire(Cullen propose des choix en rapport avec l'armée, Leliana avec la discrétion, les espions et les assassins et Joséphine avec la diplomatie et l'échange de bons compromis). Tout ceci parait compliqué de prime abord mais devient vite une drogue. Le nombre de quêtes trouvables dans le QG est affolant mais c'est en découvrant chaque zone qu'on se rend compte de l'ampleur de la catastrophe qu'est la Faille. Tout le monde a besoin d'aide, des centaines de choses sont à faire et les ennemis sont incroyablement nombreux. Soyez prévenus, si vous débutez Dragon Age Inquisition vous êtes partis pour 80 heures de jeu minimum, visez plutôt la centaine d'heures. Le contenu est simplement colossal et il y a tant de choses à débloquer que les plus acharnés termineront le titre après 250 à 300 heures de jeu...pour une première partie puisque BioWare oblige, le replay value est assez fort.

    Dragon Age Inquisition

    Mais avant de partir pour cet univers si vaste et superbement scénarisé une étape est obligatoire : la création de personnage. Complète mais pas trop celle-ci vous permet d'incarner un humain, un elfe, un nain et, nouveauté, un qunari. Comme d'habitude vous pourrez choisir le sexe de votre perso ainsi que sa classe et son style de combat(voleur deux dagues et voleur arc et flèche par exemple). Vous pourrez vous inventer une bref background mais à ce niveau, c'est tout ce qu'on peut faire. Cette phase est donc plutôt agréable et bien faite même si on aurait aimé plus de possibilités. Une fois le titre débuté et le prologue terminé on fait face au fameux QG. Celui-ci sert de transition entre chaque zone et de lieu de réunion après chaque mission principale. L'essentiel du jeu se déroulera lui dans les zones de conflits où vous trouverez ennemis, alliés, armes et armures(et également montures). L'aspect "équipement", le leveling et le craft quant à eux ressemblent à ceux de tous les bons RPG du genre. La nouveauté se situe principalement dans le système de combat. Celui du premier DA était parfois trop rigide même si dans l'ensemble il frôlait la perfection, celui du II était quant à lui beaucoup trop orienté action et assez limité ce qui avait provoqué l'ire des joueurs. Ici on revient aux fondamentaux tout en leur injectant une bonne dose de dynamisme. Les combats restent stratégiques comme le voulait les fans mais présentent également un côté action capable de ravir un public un peu plus large. Personnellement j'ai adoré ce gameplay que j'ai trouvé super efficace, profond et à lui seul facteur de rejouabilité.

    Dragon Age Inquisition

    Imposant et impressionnant Dragon Age Inquisition contient trop de choses pour que je puisse toutes les aborder. Par conséquent je vais me contenter de vous inviter à y jouer pour les découvrir. C'est bourré de bonnes idées et c'est souvent épique(comme la chasse aux dragons par exemple). Maintenant nous allons aborder la double analyse à laquelle j'ai fait allusion plus tôt. Et pour ça nous allons parler principalement de l'aspect technique puisque le contenu du jeu ne change pas selon les versions. Alors, la version PS3 est-elle une Ombre du Mordor bis ??? Eh bien non, mais elle ne casse pas trois pattes à un canard et est une preuve incontestable du non-respect des éditeurs(un peu moins des développeurs) à l'égard des joueurs old gen.

    C'est moche. C'est même carrément moche. Si vous jouez sur PC mettez la configuration "low" et ce sera un petit peu mieux que les versions old gen, c'est dire. Alors parmi les nombreux problèmes : clipping et aliasing permanents, bugs très réguliers, plantages occasionnels(pour moi, beaucoup se plaignent que c'est sans arrêt), couleurs fades, personnages pixélisés à mort, éléments non présents à l'écran, chutes de framerate récurrentes, chargements très très longs, IA complètement débile et enfin, bugs de son très réguliers et agaçants. La technique du jeu est à chier, mais vraiment à chier. J'ai vu que certaines personnes sur des forums disaient que c'était normal que le jeu soit moche puisque la PS3 était moins puissante que la new gen. Alors tout d'abord le jeu est moche même sans le comparer à la new gen, ça déjà c'est incontestable. Et ensuite je ne demande pas qu'un jeu PS3 soit aussi beau qu'un jeu PS4 ou même qu'un jeu PC ou Xbox One, mais simplement qu'il soit aussi beau qu'un jeu PS3. C'est un minimum et depuis quelques mois pratiquement tous les jeux old gen n'atteignent pas cette limite. Pour tout vous dire je considère DAI comme moins beau que Final Fantasy XII qui lui est sorti sur PS2. Certes c'est le plus beau jeu PS2 sur le plan technique mais c'est dire le manque de travail des développeurs. Dragon Age Inquisition sur PS3 a largement huit ans de retard et je n'exagère pas. C'est du foutage de gueule pur et simple et je suis bien heureux de ne pas avoir acheté le jeu au prix fort. 20€ c'est le prix auquel il aurait dû être vendu. Et c'est d'autant plus rageant que le jeu est génial même sur cette version. Oui ces problèmes gâchent un peu le jeu mais dans l'ensemble, on peut tout à fait prendre du plaisir à le faire. La qualité est telle qu'on reste accroché à l'histoire de l'Inquisiteur malgré ces énormes défauts. BioWare aurait donc pu faire un must have sur toutes les plates-formes, ce n'est pas une question de technique mais simplement de travail qui a provoqué cette aberration visuelle. Le constat est là : tout ce qui est présent sur les toutes les versions(et donc la new gen) est génial, tout ce qui est propre à chaque version est à chier lorsqu'il s'agit de la PS3 et de la Xbox 360. Par conséquent je vous dirige avant tout vers la version PC du jeu qui dépasse sans difficulté toutes les autres. Cependant si vous jouez sur PS3/360 ce n'est pas un drame, le jeu sera génial mais évitez de mettre plus de 25-30€ là-dedans.

    Dragon Age Inquisition est donc un jeu exceptionnel, de très loin le meilleur jeu de 2014 mais la version PS3 est à éviter(pas à proscrire).

    PS : le jeu est doté d'un multi dans lequel quatre joueurs parcourent des donjons, c'est chiant et inutile au possible donc je n'en parle pas.

    Dragon Age Inquisition

    Graphismes : 08/20

    Gameplay : 20/20

    Durée de vie : 20/20

    Bande-son : 19/20(normalement), 12/20(avec les bugs de son)

    Scénario : 19/20

    Note finale : 13/20(pour la version PS3), 19/20(pour le jeu)

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