• On se retrouve pour clore la saison des chroniques du samedi et pour cet événement, j'ai choisi de parler de ce qui est à mes yeux le meilleur studio d'animation américain : Pixar.

    Pixar Animation Studios

    Date de création : 3 février 1986

    Fondateurs : Steve Jobs, John Lasseter

    Milieux : Films d'animation / Courts-métrages

     

     

     

    Partie I : L'historique

    De Graphics Group à Pixar Animation Studios

    Si la date officielle de création de Pixar est fixée au 3 février 1986 l'historique de la société remonte pourtant bien plus loin, en 1979 plus précisément. A ce moment là la société se nomme Graphics Group et est une branche de la division informatique de Lucasfilms Ltd, la société de George Lucas(papa de Star Wars entre autres, un génie). Cette branche a vue le jour grâce à l'embauche chez Lucasfilm d'Edwin Catmull, du New York Institute of Technology. C'est lui qui a apporté cette volonté de révolutionner le monde du graphisme dans le cinéma. Durant les premières années d'existence de Graphics Group, la société travaille sur des effets spéciaux et des séquences d'animation des films de Lucas. Comptant environ 45 employés, elle se fait remarquer par la sortie d'un court-métrage expérimental en 1984 : Les Aventures d'André et Wally B. Cependant malgré son personnel talentueux, la société ne persiste pas dans l'animation pure et dure. Il faudra attendre deux années supplémentaires pour voir émerger Pixar. Dès 1983, George Lucas subit des difficultés financières du fait de films à succès modérés et surtout d'un divorce. Ayant besoin d'argent, il cède plusieurs parts de ses sociétés. C'est donc comme ça que le fondateur et ancien membre d'Apple Steve Jobs rachète Graphics Group à son compte pour la somme de 5 millions de dollars en 1986. Dans la foulée il dépense de nouveau 5 millions pour créer un capital propre à la société et la renomme Pixar. Elle est officiellement enregistrée sous ce nom le 3 février 1986 et est sous la direction d'Edwin Catmull et Alvy Ray Smith, Steve Jobs étant à la fois Président du Conseil d'Administration et Directeur général des opérations.

    Mais Pixar n'est pas Pixar Animation Studios. A l'origine la société est une entreprise de matériel informatique haut de gamme dont le principal produit est le Pixar Image Computer, un système vendu essentiellement à des organismes gouvernementaux ou des entreprises du secteur médical. L'un des principaux acheteurs du Pixar Image Computer était alors Disney qui s'en servait afin de faire évoluer sa technique d'animation vers plus de simplicité et d'efficacité. Malheureusement et en dépit de qualités graphiques indéniables, le Pixar Image Computer ne se vend pas bien. La société est proche de la faillite seulement deux ans après sa création officielle. C'est à ce moment là que sort de l'ombre un homme qui va devenir le porte-étendard du studio : John Lasseter. Ce dernier, qui a réalisé plusieurs petits films d'animation au sein de Graphics Group pour montrer l'évolution de leurs techniques décide de présenter ses travaux crées sur le Pixar Image Computer à la SIGGRAPH, le plus grand séminaire de l'industrie de l'infographie. Si de prime abord le public ne se montre pas très intéressé, force est de constater que dans l'ombre, beaucoup d'éminents membres de l'industrie changent d'avis sur les capacités du studio et plus globalement, du milieu de l'animation. Pour palier à la crise financière qui secoue Pixar, un service animation est crée et Lasseter en est nommé dirigeant. Ce service devait alors réaliser plusieurs pubs en animation afin de ramener les finances de la société au beau fixe. Grâce aux conseils de Disney, qui reste un partenaire prioritaire de Pixar le département animation de Lasseter se fait remarquer avec des pubs pour Tropicana, Listerine et Life Savers. Mais cela ne suffit pas et en avril 1990, la société doit se séparer de son département informatique. Les animteurs qui restent quittent alors le bâtiment de Lucasfilm dans lequel ils sont hébergés pour rejoindre leurs propres bureaux à Richmond, toujours en Californie.

    N'étant plus peuplé que d'animateurs de talents et devant trouver un partenaire financier pour survivre, Pixar signe un contrat de trois films d'animation avec Disney. Mais le studio coûte tellement cher que Jobs envisage de le vendre, ce qu'il ne fera pas grâce à l'intervention de Disney qui le rassure. Lasseter doit alors convaincre tout le monde avec un seul film s'il veut sauver le studio. Il a alors l'idée d'un film qui ferait prendre vie aux jouets des enfants du monde entier. C'est ainsi qu'est née l'idée de Toy Story. Après plus de trois ans de travail acharné le film sort enfin. Toy Story nous conte l'histoire de Woody le cowboy, jouet préféré du petit Andy, qui se voit confronté à l'arrivée de Buzz l'éclair, le nouveau jouet à la mode. Délaissé par le petit garçon, le cowboy prépare alors sa revanche contre le ranger intergalactique. Mais le déménagement de la famille d'Andy pourrait bien forcer les deux rivaux à collaborer, pour le meilleur et pour le pire. Considéré comme le pionnier des films d'animation en 3D et en images de synthèse Toy Story remporte un succès commercial exceptionnel avec 350 millions de dollars de recettes brutes à travers le monde et surtout un succès d'estime unique avec notamment 100% de critiques positives sur Rotten Tomatoes. Pixar Animation Studios est officiellement né. Tout de suite, Jobs et Lasseter profitent de l'occasion pour signer un contrat avec Disney pour co-produire cinq longs métrages d'animation en images de synthèse dans les dix prochaines années. Mieux, Disney achète 5% de Pixar, lui assurant ainsi une certaine sécurité. L'argent empoché permet alors à Pixar d'emménager dans de nouveaux locaux au 1200 Park Avenue à Emeryville, désormais nommé Pixar Campus. Une légende est née.

    Pixar Animation Studios

     

    L'entrée fracassante de Pixar dans le monde de l'animation

    Après l'excellent Toy Story, Pixar continue d'honorer son premier contrat avec Disney en réalisant deux nouveaux films d'animation. En 1998 sort le génial 1001 pattes de John Lasseter et Andrew Stanton. Le film raconte l'histoire d'une fourmi maladroite à cause de qui les ressources de la fourmilière ont été détruites. Afin d'échapper à la sanction des terrifiants  criquets qui les prennent en otage, Tilt part donc recruter des mercenaires pour sauver sa colonie. Sorti presque en même temps que le très bon Fourmiz, 1001 pattes remporte lui aussi un gros succès, commercial comme critique. L'année d'après marque le retour de Woody, Buzz et tous leurs amis sur grand écran avec Toy Story 2, par John Lasseter, Ash Brannon et Lee Unkrich. Initialement le film devait sortir directement en vidéo mais il était considéré comme tellement bon que sa sortie au cinéma fut actée, et à raison. Le film est un carton, avec plus de 450 millions de recettes il obtient également 100% de critiques positives sur Rotten Tomatoes faisant des Toy Story la série de films la plus populaire du site. 

    Malheureusement si tout semble bien aller pour Pixar ce n'est pas vraiment le cas. Les premiers désaccords avec Disney naissent alors. En effet Toy Story 2 devait uniquement sortir en vidéo ce qui l'excluait du contrat signé avec Disney. Mais suite à la décision de le sortir au cinéma, Disney a continué à refuser de l'inclure dans le contrat ce qui obligea Pixar à produire un film supplémentaire par rapport à ce qui était prévu sur le planning. Un film de plus sans budget propre et avec très peu de temps consacré à son élaboration. Un challenge difficile pour Pixar donc. Qu'à cela ne tienne, cela ne fait pas peur à Lasseter et à son équipe. Ces derniers sont motivés et talentueux et ne craignent donc pas l'échec. Et ils ont raison puisqu'ils enchaîneront carton sur carton.

    En 2001 sort Monstres et Cie réalisé par Pete Docter, assisté par Lee Unkrich et David Silverman. Nommé plusieurs fois aux Oscars et détenteur de l'Oscar de la meilleure chanson le film est un carton monumental et vole la vedette à presque tous ses concurrents occidentaux. Dès lors, Pixar est surveillé par tous les studios du monde et devient une référence de l'animation 3D. Deux ans après sort Le Monde de Nemo, nouveau succès gigantesque. Le film est réalisé par Lee Unkrich et Andrew Stanton et présente la quête désespérée d'un père poisson-clown à la recherche de son film disparu. Détenteur de l'Oscar du meilleur film d'animation en 2004 Le Monde de Nemo réalise plus de 850 millions de dollars de recettes et devient culte. Enfin en 2004 sort Les Indestructibles, réalisé par l'autre grand réalisateur du studio Brad Bird. Le film est lui aussi un succès critique et commercial.

    Pixar Animation Studios

     

    Les premiers conflits avec Disney

    Après la sortie des Indestructibles, il ne restait plus qu'un seul film à produire pour Pixar dans le cadre de son contrat avec Disney. Les deux sociétés ayant gagné beaucoup d'argent grâce à leur entente, de nouvelles négociations furent ouvertes. Pixar souhaitait un contrat plus équitable car dans le précédent, la société de Jobs achevait 80% du travail et laissait simplement la distribution et le marketing à Disney, le tout pour seulement 50% des recettes. Cette affaire de contrat et la mauvaise entente sur Toy Story 2 provoqua de nombreuses tensions entre les deux firmes. Le point le plus important étant que Pixar ne conservait pas les droits sur les histoires et les personnages qu'il créait. Les négociations furent donc sèches, Pixar rédigea un nouveau contrat dans lequel Disney ne s'occuperait que de la distribution, n'ayant plus aucun droit sur les oeuvres du studio de Jobs et ne touchant que 10 à 15% des revenus. Disney refusa catégoriquement de tels accords. Pour faciliter les choses, Jobs et Michael Eisner, PDG de Disney, se cherchent mutuellement dans les médias. Jobs annonce être à la recherche d'un autre partenaire alors qu'Eisner annonce la création de Circle 7 Animation, un studio censé produire Toy Story 3(c'est à dire une oeuvre Pixar à la base). C'est dans cette période mouvementée qu'est annoncé le prochain film de Pixar et donc dernier film du contrat avec Disney : Cars. A ce moment là Jobs annonce qu'il est bien le dernier film produit avec Disney et cherche de nouveaux partenaires. Le patron en profite également pour changer les règles qui avaient jusque là été imposées par Disney, par exemple il annonce ne plus vouloir produire de films en fin d'année mais plutôt durant l'été afin de profiter d'un public plus large et d'une possibilité de sortie de DVD au moment de la période de Noël. En gros il décide de concurrencer Disney. Finalement fin 2004 les deux studios rompent tout contact en attendant Cars.

    Mais les négociations reprennent dès octobre 2005 avec le départ de Michael Eisner et l'arrivée en tant que PDG Disney de Robert Iger. Celui-ci s'entend nettement mieux avec Jobs et accorde plusieurs demandes à Pixar. Mais finalement une énorme nouvelle survient fin 2005 : Disney veut racheter Pixar. Ce qui devait donc être une simple entente devient une unification(et non une fusion, Pixar étant toujours une entité distincte de Disney). Dès janvier 2006 Disney annonce le lancement d'une opération boursière visant à acheter Pixar pour 7,4 milliards de dollars. En signe d'apaisement, le studio Circle 7 Animation est fermé le 21 mars. Le 5 mai, c'est officiel, Pixar est désormais une branche de Disney ce qui satisfait tous les bords. En juin Cars sort et remporte un excellent succès en surfant sur la vague médiatique créée par ces événements.

    A la suite de ce rachat, la situation des têtes de Pixar change. Jobs perd ses postes chez Pixar mais devient le plus gros actionnaire de Disney avec 7% des parts(bien loin devant son "meilleur ami" Michael Eisner) et membre du CA de Disney en tant que non-indépendant. Lasseter devient quant à lui directeur de la création pour Pixar mais aussi pour Disney ainsi que conseiller créatif de Walt Disney Imagineering qui conçoit et construit les parcs d'attraction Disney. Enfin Catmull devient PDG de Pixar et de Walt Disney Animation Studios ainsi que membre du CA de Disney. Mais qu'on ne s'y trompe pas, malgré les apparences et les doubles postes, Pixar reste une entité indépendante qui jouit d'une totale autonomie dans ses créations et dans sa politique de ressources humaines. Malgré cela les deux sociétés d'animation travaillent conjointement sur un nouveau projet : Ratatouille, prévu pour 2007. Encore une fois c'est un succès. Les affaires se calment et Pixar redevient un studio d'animation adoré du public et non un sujet médiatique de discorde.

    Pixar Animation Studios

     

    Pixar sur le devant de la scène

    A partir du début de l'année 2008 Pixar entame un processus de communication assez travaillé. On entend alors parler d'un futur Toy Story, d'une suite à Cars ou encore à Monstres et Cie et plusieurs rumeurs lancées par le studio ou non trouvent des échos dans les médias. Cette politique instaurée par le nouveau directeur général de Pixar et producteur du prochain film du studio Jim Morris fonctionne très bien et permet au studio de rester sur le devant de la scène même en période creuse. 2008 est aussi marqué par la sortie de l'exceptionnel WALL-E, film réalisé par Andrew Stanton et produit par Jim Morris. Véritable carton, ce dernier fait passer une bonne partie des productions Pixar et Disney pour de la fiente. L'année d'après c'est à Là-haut de rafler tous les succès. Même si le film marche moins que ce qui était attendu, les résultats sont excellents et Pixar reste au sommet de l'animation américaine. 2009 est aussi marqué par un conflit entre Pixar/Disney et la société Luxo au sujet de la commercialisation des produits Luxo Jr.(la lampe symbole de Pixar, personnage crée en 1986 dans un court-métrage). Le tout se règle hors caméra par un beau gros chèque. 

    Mais le gros événement de la décennie n'est rien d'autre que la sortie en 2010 de Toy Story 3, le film d'animation le plus attendu depuis le début des années 2000. Avec des centaines de rumeurs à son sujet, plusieurs dizaines de dates de sorties faussement annoncées depuis 2000 et une attente incroyable des fans, le film sortait déjà gagnant avant même sa sortie. Et avec 1 milliard de dollars de recettes Toy Story 3 prouve bien que l'attente était insoutenable. Le film est, jusqu'à l'arrivée de La Reine des Neiges, le plus gros succès du cinéma d'animation. Avec 99% de critiques positives sur Rotten Tomatoes, il n'est toutefois pas considéré comme aussi bon que ses deux grands frères(mais ça se joue à très peu disons le). En 2011 c'est un autre carton qui débarque avec Cars 2. Cependant le succès critique suit beaucoup moins et il s'agit sans doute du moins bon film du studio pour ses fans, même s'il s'en sort plutôt bien. Heureusement la pente est remontée en 2012 avec l'excellent Rebelle qui réalise presque 600 millions de dollars de recettes et en 2013 avec la préquelle de Monstres et Cie nommée Monstres Academy. Les deux films sont d'un très haut niveau et remporte l'adhésion du public sans difficulté. Enfin parmi les gros succès du studio on peut citer Vice Versa qui, depuis sa sortie en juin 2015 réalise une performance incroyable. Sans doute un futur oscarisé. Malheureusement dans un registre beaucoup moins joyeux, depuis 2013 Pixar subi quelques difficultés professionnelles qui l'oblige à renvoyer un certain nombre d'employés. Près de 200 d'entre eux ont quitté le studio, que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis.

    Au niveau des actualités nous ne reparlerons pas de Vice Versa qui cartonne suffisamment mais des futurs films du studio annoncés entre 2013 et aujourd'hui. On attend donc Le Voyage d'Arlo pour novembre(décembre en France), film de dinosaures qui du fait de son retard a coûté sa place à une soixantaine d'employés. Le Monde de Dory pour 2016, qui se déroule donc en parallèle du Monde de Nemo. On attend également Toy Story 4 pour 2017 avec enfin le grand retour de Lasseter aux commandes. Puis Les Indestructibles 2(qu'on nous promet depuis 2005) et Cars 3 pour 2018. De plus, Pixar est assez actif au niveau des courts-métrages et certains devraient voir le jour cette année et en 2016. Voilà donc pour ce géant de l'animation qu'est Pixar, à mes yeux le meilleur studio occidental. Personnellement j'attend beaucoup Les Indestructibles et Toy Story 4. A voir donc.

    Pixar Animation Studios

     

     

    Partie II : Le style

     Niveau style c'est simple, Pixar est le maître de l'animation en 3D et en images de synthèse. Avec ce studio c'est propre, léché et ultra dynamique. C'est également la plus belle animation disponible en occident et probablement dans le monde à l'heure actuelle. La technologie de pointe est donc présente dans chaque long-métrage signé Pixar. Cependant le studio se distingue aussi par une mise en scène énergique, novatrice et par des animateurs de talent aux idées rarement réalisables mais ô combien exceptionnelles une fois le niveau technologique requis atteint. Sinon en terme de scénarios ou de genre rien à noter. Les films Pixar sont des films très grand public et abordent donc des thèmes légers et enfantins et des émotions vraies et naturelles, ce qui plait à tout le monde. 

     

    Partie III : Les membres

     

    Parmi les membres les plus influents ou talentueux on peut citer :

    - Steve Jobs bien sûr. Décédé le 5 octobre 2011 il fut le fer de lance de Pixar pendant longtemps ainsi que son fondateur.

    - John Lasseter, considéré comme le Hayao Miyazaki américain. Il a réalisé Toy Story 1 et 2, 1001 pattes et Cars et reviendra en 2017 avec Toy Story 4. Il est également scénaristes sur plusieurs films Pixar, dont ceux qu'il a réalisé et producteur délégué sur tous les films du studio. Il s'agit sans conteste du réalisateur le plus brillant actuellement chez Pixar et Disney.

    - Andrew Stanton, réalisateur de génie et ami de Lasseter. Il a notamment co-réalisé 1001 pattes et Le Monde de Nemo et réalisé WALL-E ou John Carter(pour Disney). Il reviendra en 2016 avec Le Monde de Dory. Il est également doubleur, animateur, producteur et scénariste.

    - Pete Docter, fameux réalisateur qui a notamment crée Monstres et Cie, Là-haut et Vice Versa. Il est également scénariste, doubleur, producteur et animateur.

    - Lee Unkrich, réalisateur qui a notamment bossé sur la trilogie Toy Story(il a réalisé le troisième), sur 1001 pattes, Monstres et Cie, Le Monde de Nemo ou encore Cars.

    - David Silverman, assistant réalisateur sur Monstres Cie. Il est aujourd'hui connu pour être l'un des réalisateurs principaux des Simpson et le réalisateur du film adapté de la série.

    - Brad Bird, réalisateur de génie qui a travaillé sur les Simpson, Les Indestructibles, Ratatouille mais aussi les films live Mission Impossible : Protocole Fantôme et A la Poursuite de Demain. Il est aussi scénariste, producteur et doubleur.

    - Dan Scanlon, animateur régulier chez Pixar et réalisateur de Monstres Academy.

    - Jim Morris, producteur et directeur général de Pixar.

    - Edwin Catmull, PDG du studio et pionnier de l'animation utilisée par le studio.

    - Bob Peterson, animateur et co-réalisateur de Là-haut.

    - Brad Lewis, producteur de Ratatouille mais aussi Fourmiz.

    - Brenda Chapman, animatrice et réalisatrice de l'un des premiers DreamWorks Le Prince d'Egypte et co-réalisatrice de Rebelle.

    - Mark Andrews, animateur et co-réalisateur de Rebelle.

    Et plein d'autres.

    Pixar Animation Studios

    John Lasseter

    Partie IV : L'oeuvre

    Films d'animation

    1995 : Toy Story de John Lasseter

    1998 : 1001 pattes de John Lasseter et Andrew Stanton

    1999 : Toy Story 2 de John Lasseter

    2001 : Monstres et Cie de Pete Docter, David Silverman et Lee Unkrich

    2003 : Le Monde de Nemo de Andrew Stanton et Lee Unkrich

    2004 : Les Indestructibles de Brad Bird

    2006 : Cars de John Lasseter et Joe Ranft

    2007 : Ratatouille de Brad Bird et Jan Pinkava

    2008 : WALL-E de Andrew Stanton

    2009 : Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson

    2010 : Toy Story 3 de Lee Unkrich

    2011 : Cars 2 de John Lasseter et Brad Lewis

    2012 : Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman

    2013 : Monstres Academy de Dan Scanlon

    2015 : Vice Versa de Pete Docter

    2015 : Le Voyage d'Arlo de Peter Sohn

    2016 : Le Monde de Dory de Andrew Stanton

    2017 : Toy Story 4 de John Lasseter

    2018 : Les Indestructibles 2

    2018 : Cars 3

     

    Courts-métrages

    1984 : Les Aventures d'André et Wally B. de Alvy Ray Smith

    1986 : Luxo Jr. de John Lasseter

    1987 : Red's Dream de John Lasseter

    1988 : Tin Toy de John Lasseter

    1989 : Knick Knack de John Lasseter

    1997 : Le Joueur d'échecs de Jan Pinkava

    2000 : Drôles d'oiseaux sur une ligne à haute tension de Ralph Eggleston

    2002 : La Nouvelle voiture de Bob de Pete Docter et Roger Gould(complément de Monstres et Cie)

    2003 : Saute-mouton de Bud Luckey

    2005 : L'Homme-orchestre de Mark Andrews et Andrew Jimenez

    2005 : Baby-sitting Jack Jack de Brad Bird(complément des Indestructibles)

    2005 : M. Indestructible et ses copains de Roger Gould(complément des Indestructibles)

    2006 : Extra-terrien de Gary Rydstrom

    2006 : Martin et la lumière fantôme de John Lasseter et Dan Scanlon(complément de Cars)

    2007 : Notre ami le rat de Jim Capobianco(complément de Ratatouille)

    2008 : Presto de Doug Sweetland

    2008 : BURN-E de Angus MacLane(complément de WALL-E)

    2009 : Passages nuageux de Peter Sohn

    2009 : Doug en mission spéciale de Ronnie del Carmen(complément de Là-haut)

    2009 : George et A.J. de Josh Cooley(complément de Là-haut)

    2010 : Jour Nuit de Teddy Newton

    2011 : La Luna de Enrico Casarosa

    2012 : La Légende Mor'du de Brian Larsen(complément de Rebelle)

    2013 : Le Parapluie Bleu de Saschka Unseld

    2013 : Party Central de Kelsey Mann(complément de Monstres Academy)

    2015 : Lava de James Ford Murphy(complément de Vice Versa)

     

    Dessins animés

    2008-2013 : Cars Toons

    2011-2014 : Toy Story Toons

    Pixar Animation Studios

     

    Partie V : Récompenses

     Courts-métrages

    Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour Tin Toy, Le Joueur d'échecs et Drôles d'oiseaux sur une ligne à haute tension.

    Longs-métrages

    Oscar de la contribution spéciale et Annie Award du meilleur film d'animation pour Toy Story.

    Golden Globe de la meilleure comédie ou comédie musicale et Annie Award du meilleur film d'animation pour Toy Story 2.

    Oscar du meilleur film d'animation et Annie Award du meilleur film d'animation pour Le Monde de Nemo et Les Indestructibles.

    Golden Globe et Annie Award du meilleur film d'animation pour Cars.

    Oscar, Golden Globe et Annie Award du meilleur film d'animation pour Ratatouille.

    Oscar et Golden Globe du meilleur film d'animation pour WALL-E, Là-haut, Toy Story 3 et Rebelle.

    Pixar Animation Studios

     

    Voilà donc qui clôture en beauté cette deuxième saison des chroniques du samedi. J'espère que vous aurez apprécié ces articles et je vous donne rendez-vous d'ici quelques mois pour une troisième saison.

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  • On termine la semaine avec un anime qu'on m'a plusieurs fois demandé de traiter : le très gore Elfen Lied.

    Elfen Lied

    Nom Original : Elfen Lied

    Auteur : Lynn Okamoto

    Années de production : 2004-2005

    Catégorie : Seinen

    Genre : Science-fiction, Horreur, Drame, Ecchi

    Studio : Arms

    Durée : 13 épisodes de 22 minutes + 1 OAV de 22 minutes

    Elfen Lied

    Attention cet anime est réservé à un public âgé d'au moins seize ans du fait de scènes de violence extrême, de démembrement, de nudité et de torture.

    Avec Elfen Lied on touche à un monument du manga de science-fiction gore. Débuté en 2002 et achevé en 2005 après douze volumes, l'oeuvre d'Okamoto a très vite rencontré un succès suffisant pour être adaptée en anime, ce qui fut chose faite en 2004(par conséquent pas mal de choses divergent entre l'anime et le manga). Grandement réputé pour sa violence extrême, son habile mélange de douceur et de cruauté et son thème dur et profond Elfen Lied a donc débarqué en fanfare sur les écrans du monde entier. Et là pour beaucoup, ce fut une révélation. Considéré comme l'un des meilleurs animes de cette année il remporta bon nombre de succès ainsi qu'un certain succès d'estime. Seulement voilà, Elfen Lied, malgré son statut culte, n'est pas pour autant adulé par l'ensemble du public et suscite pas mal de critiques. Mais avant d'en dire plus, passons à un bref synopsis :

    L'histoire débute dans un complexe scientifique hautement surveillé proche de la côte de Kamakura, dans la préfecture de Kanagawa au Japon. Une jeune fille baptisée Lucy s'échappe de sa cellule, nue et avec pour seul vêtement un casque étrange censé endiguer ses pouvoirs. En effet Lucy est une diclonius, une femelle issue d'une espèce dotée de pouvoirs psychiques proprement hallucinants et de pulsions meurtrières vis à vis des humains. Cobaye des scientifiques présents sur la plate-forme, elle profite cependant d'un dysfonctionnement dans la sécurité pour s'échapper tout en massacrant de la plus violente des manières le personnel de l'établissement. Franchissant toutes les barrières de sécurité avec une aisance improbable, Lucy termine sa course à l'air libre après plusieurs dizaines de victimes démembrées. Elle se fait cependant toucher à la tête par une balle de sniper pendant un moment d'égarement et chute dans la mer, sans son casque. Le lendemain un jeune garçon nommé Kota arrive à Kamakura pour y entamer ses études universitaires. Il est accueilli par sa cousine Yuka qui lui permet de vivre dans une vierge auberge abandonnée appartenant à sa famille. Souffrant de la perte de son père et de sa soeur durant son enfance Kota éprouve certaines difficultés à entrer en contact avec sa cousine, c'est pourquoi ils décident de se rendre sur la plage afin de briser la glace. Mais arrivés sur les lieux les deux jeunes adultes découvrent une fille nue et dotée de petites cornes sur la tête qui ne sait dire que "nyu". Désemparés ils décident de la récupérer et l'emmènent à l'auberge pour la soigner. N'ayant pas de résultat quant aux origines de celle qu'ils appellent Nyu, ils décident alors de la garder avec eux. Attachante, douce et naïve Nyu se révèle pourtant être la terrifiante Lucy, atteinte d'un trouble dissociatif de l'identité depuis sa blessure à la tête. A la suite d'un événement touchant le passé de Kota, Nyu fuit l'auberge et ne tarde pas à tomber sur une unité militaire envoyée par Kurama, l'une des grosses têtes du laboratoire. Elle retrouve alors sa réelle identité et reprend les massacres. Hommes, femmes, enfants, nulle différence pour Lucy. Mis à part Kota, personne ne semble être en sécurité avec elle. Mais pourquoi ? Que cache le passé du jeune homme ? Qui est vraiment Lucy ? Et d'où viennent les diclonii ? Autant de questions à un million de dollars auxquelles il faudra trouver une réponse.

    Elfen Lied

    Bon revenons à la critique même d'Elfen Lied. Ce qu'il faut savoir c'est que j'ai pu terminer la série après quatre tentatives. Quatre ! J'ai d'abord arrêté au troisième épisode puisque je trouvais ça mauvais et chiant et que beaucoup d'autres animes me tendaient les bras. Puis il y a environ 4 ans j'ai retenté le coup. J'ai été jusqu'à l'épisode 5 mais encore une fois trop de choses me dérangeaient et j'ai préféré arrêter. Puis à la suite de la création de ce blog je me suis dit que ce serait utile de partager mon avis, mais cinq épisode c'était un peu léger. J'ai donc pris mon courage à deux mains pour aller jusqu'à l'épisode 8. Encore une fois je me suis stoppé mais pour une autre raison, je regardais trois animes en même temps à ce moment là et les deux autres m'avaient beaucoup plus plu(si je ne me trompe pas Fullmetal Alchemist Brotherhood et Hellsing Ultimate). Du coup après deux semaines sans Elfen Lied, j'avais zappé une bonne partie de l'histoire. Je me suis donc promis de revenir dessus et de le terminer un jour. Trois ans après c'est fait et vous êtes un certain nombre à me l'avoir demandé. On pouvait le dire, je détestais cordialement Elfen Lied avant ce quatrième visionnage. Ma note prévue était de 4/20 et je le pensais sincèrement. Mais finalement j'ai compris ce qui pouvait plaire aux gens dans cet anime et maintenant que je l'ai terminé, je dois dire qu'il a certaines qualités que je n'avais pas remarqué avant. Bon autant le dire tout de suite, Elfen Lied n'est pas un bon anime à mes yeux. Mais il se défend tout de même. Pour être plus clair et ne pas me perdre, je vais donc faire deux paragraphes, l'un sur les qualités, l'autre sur les défauts. On commence donc avec les qualités :

    Alors tout d'abord force est de constater que l'ambiance est réussie, très réussie même. C'est glauque, malsain, oppressant et aucun personnage n'échappe à la pire des situations(qui a dit Game of Thrones ?). Personne n'est sécurité et chaque situation peut dégénérer ce qui entraîne inévitablement le spectateur dans le rythme dicté par l'anime. Une bonne chose donc. Autre gros point fort : le message derrière l'histoire. Traitant de l'humain, de son comportement et de sa place dans le monde le sujet d'Elfen Lied est abouti à défaut d'être original. L'auteur a fait quelque chose d'intelligent et à donné une vision intéressante de la question. J'ai aussi trouvé la mise en scène osée. Pour être précis, il n'y a aucune mise en scène, à aucun moment. C'est un choix délibéré de Lynn Okamoto et si personnellement je n'ai pas aimé c'est quelque chose de couillu qui a beaucoup plu au lectorat et aux spectateurs. Je pense que ça a fortement influencé l'ambiance oppressante de certains passages. 

    Elfen Lied

    Les défauts maintenant. On reprend justement avec la mise en scène. Si ce choix peut paraître intelligent à certains moments, il donne surtout l'impression que l'auteur n'a juste pas eu la motivation pour créer une mise en scène. Faire quelque chose de très lisse durant les passages angoissants ok, c'est excellent et ça marche vraiment. Faire quelque chose de lisse tout le temps, y compris durant les passages détentes ou comiques non. Juste non. C'est du glandage et rien d'autre. D'ailleurs Okamoto va réitérer cette connerie avec Brynhildr in the Darkness sauf que cette fois-ci les gens vont comprendre et ne plus suivre du tout. Ensuite le visuel. Désolé pour les fans mais Elfen Lied est juste dégueulasse à souhait. Et je ne parle pas de la violence, ça j'y reviendrai, mais uniquement de l'aspect technique. L'animation est terriblement pauvre, même pour 2004, le chara-design n'est pas spécialement inspiré(oh une petite tueuse dans un fauteuil roulant, bah merde c'est super étonnant. Et Bando, je parie que ce mec est une crème...) et surtout, surtout...c'est quoi ces couleurs ? L'équipe d'Arms est peuplée de daltoniens ? C'est vraiment immonde et apparemment(même si je trouve ça peu crédible) certains se seraient plaint de maux de tête à la suite du visionnage de certains épisodes. Quoiqu'il en soit l'aspect très lisse, très peu détaillé et étrangement coloré de l'anime donne une image très négative d'Elfen Lied. Je parlerai également de l'OST que je n'ai pas aimé, je ne l'ai pas détesté mais je ne la trouve pas terrible. Même si ça c'est totalement subjectif et qu'une immense majorité du public l'a adoré. Autant on ne peut pas défendre l'aspect visuel autant l'OST, je peux parfaitement comprendre qu'on l'ai aimé. On passe ensuite au déroulement du récit en lui-même : c'est naïf, très très naïf(les personnages sont cons comme des chaises en fait, bien plus que dans les autres animes c'est dire) et assez prévisible malgré l'univers très particulier. Dès l'épisode 9 j'ai su comment l'anime finirait. De plus je n'ai pas pu m'attacher aux personnages que je trouve vides ce qui fait que rien ne m'a motivé à suivre ces événements prévisibles.

    Autre défaut mais uniquement sur la version française : les doublages. NE REGARDEZ JAMAIS ELFEN LIED EN VF. JAMAIS !!!! C'est sans doute la pire VF de l'histoire de l'anime et c'est un mec qui s'est tapé tous les épisodes de Ken le survivant et des Chevaliers du Zodiaque qui vous dit ça. Ne faites donc pas l'impasse sur la VOSTFR si vous voulez regarder l'anime. Enfin dernier défaut et non des moindres, c'est en fait l'un des plus gros : la violence outrancière. Je veux dire, suffit de regarder les articles sur ce blog pour comprendre que la violence dans les animes ne me gêne pas outre mesure mais comme je le dit souvent, il faut qu'elle ait un sens. La violence gratuite n'est jamais une bonne chose. Et contrairement à ce que j'ai pu lire sur des forums, le gore n'est pas forcément gratuit. Là je trouve que c'est simplement exacerbé dans l'optique de faire croire à quelque chose de nouveau. Okamoto a pris une histoire somme toute très classique, rien de surprenant, dans le genre on connaissait déjà La Mutante par exemple. Puis il a foutu du sang partout, du sang, du sang et encore du sang(d'ailleurs les êtres humains d'Elfen Lied contiennent entre 50 et 60 litres de sang là où nous en avons environ 5, balèze...). Résultat, beaucoup considèrent la trame scénaristique comme unique et novatrice....Eh non, désolé mais ce n'est pas du tout le cas. Le traitement est moyennement original mais la base n'a rien de nouveau, rien du tout. C'est donc une feinte comme il en existe tant qui à mes yeux me dérange vraiment. Je trouve donc Elfen Lied trop violent et surtout, je n'aime pas du tout la manière de faire de Lynn Okamoto. 

    Pas de mise en scène, symbole de glandage la plupart du temps, violence outrancière pour cacher des défauts d'écriture et d'originalité et enfin, aspect visuel incroyablement lisse pour faire "réaliste". Enfin non en fait il ne voulait pas faire réaliste mais simplement gagner du temps sur ses planches donc ça allait plus vite d'ôter tous les détails et tout ce qui fait l'esprit d'un manga. Enfin bref, même si j'ai trouvé certains choix et passages audacieux et intéressants et si au final l'histoire n'est pas désagréable à suivre(c'est classique quoi) je considère toujours Elfen Lied comme un coup de chance et comme l'anime le plus surestimé de tous les temps. J'ai pu comprendre certaines choses mais force est de constater que je n'adhérerai jamais à cet anime. Petit détail pour terminer, comme beaucoup je n'ai pas aimé la fin et je vous conseille du coup d'aller lire les scans du dernier volume du manga qui donne la vraie fin d'Elfen Lied, une fin complètement différente et franchement pas mal. Jetez un oeil sur l'OAV aussi, il est sympa.

    Dans l'ensemble j'ai bien aimé aller jusqu'au bout de cette expérience même si je n'ai pas aimé cet anime. J'ai pu voir les choses sous un autre angle et ça m'a été bénéfique. Par contre je ne tenterai plus jamais de regarder un anime ou autre chose quatre fois. Quand ça veut pas, ça veut pas.

    Elfen Lied

     

    Note finale : 08/20

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  • On se retrouve aujourd'hui pour aborder l'excellent quatrième épisode de Life is Strange, sorti mardi.

    Life is Strange - Episode 4 : Dark Room

    Développeur : DONTNOD Entertainment

    Editeur : Square Enix

    Support : PS3

    Date de sortie euro : 28 juillet 2015

    Genre : Aventure, Point'n'click

    Life is Strange - Episode 4 : Dark Room

    Longuement attendu le quatrième épisode de Life is Strange se devait d'honorer la fin démentielle de son prédécesseur. Et bien je peux vous le dire, la mission est remplie. Plus posé et calme, cet épisode n'est pourtant pas avare en révélations de dingue et en moments sous tension ce qui en fait un digne successeur de Chaos Theory. Après le moment choc de l'épisode 3 Max se retrouve donc dans un monde qu'elle a crée avec une Chloé nouvelle qu'elle aurait préféré ne pas connaître. Après de durs événements et une prise de conscience réelle sur ses pouvoirs, notre jeune héroïne va faire le choix de revenir dans son monde à elle avec plus de maturité et une nouvelle leçon apprise. Bien décidée à arrêter le monstre d'Arcadia Bay qu'elle soupçonne être Nathan Prescott, Max, accompagnée de Chloé, va arriver au bout de la piste qu'elle suivait depuis si longtemps(une semaine en fait dans le jeu). Et le moins qu'on puisse dire c'est que les révélations finales risquent de vous laisser sur le cul. Pour être franc, la fin de cet épisode dépasse à mes yeux celle de l'épisode 3 en terme de choc qu'elle peut susciter. Même si personnellement je m'attendais à ce que ce personnage soit beaucoup plus sombre qu'il en donnait l'impression la surprise n'a pas pour autant été moins rude. 

    Life is Strange - Episode 4 : Dark Room

    Toujours aussi bien scénarisé et mis en scène d'une main de maître ce quatrième épisode marque clairement le début de la dernière ligne droite de l'histoire de Max Caulfield. La suite s'annonce extrêmement tendue, oppressante et bien plus sombre que le reste du jeu. Car oui je préfère vous prévenir, si le tout restait assez gentillet durant les trois premiers épisodes cette partie est nettement plus violente et sombre et suggère que ça n'est que le début. Quoiqu'il en soit j'ai trouvé Dark Room tendu à souhait et parfaitement maîtrisé comme chaque partie de Life is Strange. Non, sans doute encore mieux que les autres parties. DONTNOD fait un excellent travail à chaque fois et parvient toujours à se dépasser par rapport à la fois précédente notamment grâce à un sens de la mise en scène incroyable et à des surprises vraiment marquantes. J'ai donc adoré cet épisode qui malgré l'évolution sombre de l'histoire conserve toujours sa direction artistique de qualité et son ambiance si développée. Petit détail surprenant tout de même, Dark Room est beaucoup plus long que les précédents épisodes. Là où on atteignait environ 2h30 en fouillant chaque recoin on dépasse ici les 3h30. Personnellement j'ai mis 4h30 pour le boucler. Une excellente surprise donc, d'autant que le rythme ne ralentit pas une seule fois. Quoiqu'il en soit j'ai adoré ce quatrième épisode et j'attends avec une impatience folle la fin de cette histoire, qui devrait débarquer fin septembre sur toutes les platesformes.

    Life is Strange - Episode 4 : Dark Room

    Graphismes : 19/20

    Gameplay : 16/20

    Durée de vie : 17/20

    Bande-son : 20/20

    Scénario : 20/20

    Note finale : 19/20

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  • On se retrouve ce mercredi pour parler du premier épisode de Fire Emblem sorti en France, le septième, sobrement intitulé Fire Emblem.

    Fire Emblem

    Développeur : Intelligent System

    Editeur : Nintendo

    Support : GBA

    Date de sortie euro : 16 juillet 2004

    Genre : Tactical-RPG

    Fire Emblem

    Premier épisode de la licence à avoir quitté son pays natal, Fire Emblem nous présente les aventures de Lin, une nomade qui découvre sa filiation avec un éminent membre de la noblesse et qui se voit poursuivre par des hommes voulant empêcher les retrouvailles. Guidés par un stratège d'exception(vous), Lin et ses futurs alliés vont également croiser la route d'Eliwood et Hector, deux jeunes nobles bien décidés à arrêter ceux qui convoitent le trône. C'est donc au travers de trois histoires que vous pourrez explorer le monde de Fire Emblem 7. Vous devrez tout d'abord commencer par le scénario de Lin qui sert en fait de prologue géant. Les personnages peuvent ici être vaincu sur le champ de bataille sans pour autant mourir, ils referont leur apparition dans les scénarios suivants. Le niveau est assez facile et permet au joueur de parfaitement maîtriser les triangles habituels au gameplay de la licence. Un excellent prologue qui cache un didacticiel des plus complets. La deuxième histoire, la principale, présente la mission d'Eliwood et se révèle corsée, longue et aussi punitive que les autres jeux Fire Emblem. Chaque défaite d'un personnage équivaut à une mort et les ennemis ne rigolent plus du tout. Enfin la dernière histoire est une sorte d'énorme bonus plutôt difficile qui achève avec brio le récit. Comme à son habitude le jeu nous gâte avec des personnages hauts en couleurs, nombreux et charismatiques, un niveau technique honorable et une durée de vie franchement élevée, surtout  pour un jeu GBA. Pour autant Fire Emblem est-il parfait ? Bien loin de là j'en ai peur...

    Fire Emblem

    Le très très gros soucis du jeu réside en un mot : l'aléatoire. Si l'aléatoire a toujours joué un rôle plus ou moins important dans la licence, changeant les dégâts occasionnés, rendant telles ou telles armes moins résistantes etc. là il faut avouer que c'est tout simplement incontrôlé. Un petit exemple : dans Fire Emblem 8 l'aléatoire joue dans chaque affrontement, il permet de faire plus ou moins 20% de dégâts et peut aller dans des cas très exceptionnels jusqu'à 25%. Dans un tactical-RPG cela parait parfaitement logique et cela rend simplement le jeu un peu plus tendu et distrayant, avec une vraie prise de risque. Dans Fire Emblem 7 l'aléatoire vise un taux de plus ou moins 100%...Il est donc parfaitement possible pour un personnage de niveau 1 de tuer en un seul coup un boss, je l'ai déjà fait deux fois...Inutile de vous dire que le plaisir de jeu s'en trouve nettement atténué et qu'une bataille simpliste peut vite dégénérer pour ne ressembler à rien. Donc si comme moi vous essayez de garder tous les personnages en vie jusqu'à la fin du jeu, vous devriez piquer quelques crises de nerfs. Un petit exemple à nouveau : dans une bataille du scénario d'Eliwood, j'avais tué tous les adversaires sauf un. En trois tours cet adversaire commun à vaincu mes trois meilleures unités en un seul coup et a esquivé un nombre hallucinant d'attaques. J'ai retenté la bataille et je l'ai broyé en un seul coup...L'aléatoire prend simplement la place de vedette dans le jeu et à mes yeux, cela gâche non pas un peu le plaisir de jeu mais totalement. J'ai beaucoup aimé le prologue qui était bien foutu mais quand il a fallu commencer à jouer réellement, la dure vérité m'est apparue. Je n'ai donc pas été convaincu par Fire Emblem et le travail clairement paresseux d'Intelligent System. Tout laisser à l'aléatoire équivaut à ne pas bosser. Par conséquent si l'ensemble n'est pas désagréable à prendre en main cela reste un mauvais Fire Emblem. Dommage donc. Mais il y a un point positif, c'est que j'ai joué à la suite avant à savoir Fire Emblem 8 et que celui-ci corrigeait tous les défauts du septième épisode. Jouer à Fire Emblem : The Sacred Stones est donc encore meilleur quand on sait cela.

    Fire Emblem

    Graphismes : 12/20

    Gameplay : 12/20

    Durée de vie : 17/20

    Bande-son : 16/20

    Scénario : 14/20

    Note finale : 12/20

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  • On commence la semaine avec l'une de mes récentes découvertes : Rainbow.

    Rainbow

    Nom Original : Rainbow : Nisha Rokubou no Shichinin

    Auteur : George Abe(scénariste), Masasumi Kakizaki(illustrateurà

    Années de production : 2010

    Catégorie : Seinen

    Genre : Drame

    Studio : Madhouse Production

    Durée : 26 épisodes de 22 minutes

    Rainbow

    Débuté en 2002 et achevé en 2009 après 22 volumes, Rainbow fut sacré meilleur manga de l'année 2005 en remportant le prix Shogakukan catégorie générale. Violent, sombre et dur il a cependant marqué le public par les valeurs de fraternité qu'il contient et a remporté l'adhésion des habitués comme des néophytes du seinen. La nouvelle de son adaptation fut donc tardive mais pas surprenante au vu de son succès qui a propulsé George Abe au rang de mangaka de légende et de multi-millionnaire. Au total, Rainbow a été vendu à plus de 30 millions d'exemplaires uniquement au Japon, un véritable carton. L'anime a quant à lui débarqué en 2010 grâce au fameux studio Madhouse. Alors, qu'est ce que ça vaut ? Réponse maintenant.

    Rainbow débute en 1955 dans le Japon d'après-guerre. Six jeunes garçons viennent d'être arrêtés pour diverses affaires de délinquance, l'un a volé pour nourrir sa famille, l'autre a tabassé son professeur pour sauver une camarade, d'autres ont été pris dans des bagarres...Ces garçons se nomment Mario Minakami, l'apprenti boxeur et tête brûlée, Tadayoshi Toyama alias Soldat, un colosse calme et posé, Noboru Maeda alias Suppon, un nabot arrêté pour vol et escroquerie, Joe Yokosuka, un métis blond aux yeux bleus qui rêve de devenir chanteur, Mansaku Matsuura, un géant adorable à la force titanesque et enfin Ryuuji Nomoto, un intellectuel roublard. Etant tous mineurs, ils sont envoyés dans la maison de redressement de Shonan, un lieu infernal. Après une visite médicale honteuse qui leur permet de faire connaissance avec le vieux directeur libidineux et avec Ishihara, un gardien sadique et cruel, les six garçons sont placés dans une cellule. Une cellule déjà occupée. Très vite, la tension monte entre les six garçons et leur senpai. Ce n'est qu'après une bonne correction que les nouveaux arrivants font connaissance avec le jeune combattant d'exception qu'est Rokurôta Sakuragi. Rapidement surnommé "Anchan" par les autres, le jeune homme accusé d'avoir tué son père va transmettre ses valeurs aux jeunes. Parmi elles la fraternité, le respect, le dépassement de soi et l'espoir. Un très fort esprit de famille va alors naître dans la cellule mais la vie dans l'établissement est difficile. Pour une raison inconnue, Ishihara et le directeur en veulent personnellement à Anchan qui subit des tortures régulières. Devant sortir dans peu de temps ce dernier accepte les rossées et supporte ce que peu de monde pourrait supporter. Mais maintenant il n'est plus seul. La liberté n'a jamais été aussi proche. Et Anchan compte bien sortir d'ici avec tous ses frères, sept enfants qui n'ont jamais eu de chance mais qui vont s'en sortir grâce à leur esprit de famille.

    Rainbow

    La première partie de la série se déroule à l'intérieur du centre de redressement. On y découvre petit à petit les personnages et les sentiments qui les unissent ainsi que les difficultés à vivre dans le Japon d'après-guerre. J'ai trouvé cette partie plutôt bonne, émotionnellement très forte. Cependant j'ai aussi trouvé ça assez lent et surtout d'une grande prévisibilité. Hormis le twist final aucune surprise ne vous attend et je dois avouer que c'est parfois d'un chiant impressionnant. Et puis, ça c'est très personnel, mais je trouve que les émotions sont présentées de manière un peu maladroite notamment à cause d'une mise en scène par le biais d'une voix off à la fin de chaque épisode. Le tout m'a semblé un peu naïf même si en globalité c'est vrai et beau. La deuxième partie de la série elle se déroule à l'extérieur de l'établissement. Les personnages sont devenus adultes et continuent de se voir très régulièrement tout en essayant de sortir la tête de l'eau et de réaliser leur rêve. Cette partie là est vraiment excellente. Elle reste très émotive et parfois naïve mais c'est une belle naïveté. On sent vraiment l'espoir des protagonistes et leur volonté de rendre hommage à celui qui leur a redonné le courage de vivre et ce en dépit de toutes les difficultés rencontrées. Chacun devient le personnage principal à un moment donné ce qui permet enfin de tous les mettre sur un pied d'égalité, ce qui n'était pas forcément le cas dans la première partie. Cette seconde partie est donc immanquable. 

    Rainbow

    Même si la série contient quelques défauts à commencer comme je l'ai dis par une prévisibilité à toute épreuve l'ensemble est au final extrêmement solide et transmet sans soucis toutes les émotions voulues par l'auteur. Soyez prévenus les valeurs d'Anchan sont au coeur du manga et tout ce qui se passe en est une application. Chaque acte, chaque scène est régie par des sentiments puissants nés dans la cellule de Shonan. Si vous voulez de l'action, des combats ou de l'horreur Rainbow n'est pas pour vous. Ici ce sont les émotions qui prennent le rôle principal, des émotions naïves mais, il faut le dire, très belles et qui reflètent bien les qualités humaines. J'espère par conséquent que vous irez jeter un oeil à l'anime car c'est vraiment quelque chose qui mérite d'être découvert. Rainbow, malgré ses défauts, est un anime de très grande qualité, porté par une direction artistique de génie et une bande-son de haut niveau. Une très belle histoire et ce, en dépit des scènes de violence physique et morale assez explicites. Je vous le conseille vivement.

    Rainbow 

    Note finale : 17/20

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