• On change de registre aujourd'hui avec une oeuvre qui a énormément fait parler d'elle : Naru Taru.

    Naru Taru

    Nom Original: Narutaru

    Auteur: Mohiro Kitoh

    Années de production: 2003

    Catégorie: Seinen

    Genre: Aventure, Fantastique, Drame

    Studio: Planet, Kids Station

    Durée: 13 épisodes de 22 minutes

    Naru Taru

    Alors par où commencer ? Pour une fois je pense qu'il serait bon de tout de suite démarrer par le synopsis. Tamai Shiina est une jeune fille dynamique de douze ans qui, alors qu'elle est en vacances chez ses grands-parents, fait la découverte de sa vie. En effet elle trouve dans la mer une étoile de mer énorme et très étrange qu'elle ramène jusque dans sa chambre. En réalité, celui qu'elle nommera Hoshimaru est un dragon, une forme de vie extra-terrestre volontairement larguée sur Terre dans un but mystérieux. Très vite, la fillette et le dragon deviennent inséparables et pour rendre les choses encore plus incroyables, la meilleure amie de Shiina vient également de rencontrer un dragon. Fascinées par les pouvoirs de leurs nouveaux amis les deux fillettes vivent heureuses. Mais quelque chose pourrait bien venir perturber tout ça, en effet tous les possesseurs de dragons n'espèrent pas utiliser leurs pouvoirs pour s'amuser. Sans le savoir, Shiina et Hoshimaru vont êtres embarqués dans une guerre sans précédent qui les changera à tout jamais.

    Naru Taru

    Bon voici grosso modo un résumé du début de l'histoire. Cela parait être assez simple et au vu des graphismes, assez bon enfant. Pourtant Naru Taru est de loin l'anime le plus dérangeant qu'il m'ait été donné de voir, il est également le sujet d'un des plus gros scandales du milieu de l'anime. Pourquoi ? Eh bien si à première vue l'anime parait vraiment enfantin(et c'est le cas pour les trois premiers épisodes), il change radicalement de registre pour finir dans une apothéose de violence et de haine. Naru Taru est un anime vraiment glauque dans le sens où pendant les sept-huit premiers épisodes, il ne se passe rien de vraiment violent, toutefois on sent clairement l'ambiance oppressante et dure qui se cache derrière les images enfantines. Et c'est aussi un des problèmes de l'oeuvre, vous pouvez mettre des enfants devant sans problème...au début, après si vous avez fait l'erreur de croire que ça leur était destiné vous allez le regretter amèrement. Dès l'épisode 9 on entre réellement dans le sujet. L'ambiance bon enfant, l'humour, les personnages kawai et l'aventure cèdent leur place à des images catégoriquement interdites aux moins de douze ans minimum(pour la violence visuelle, la violence psychologique exigerait plutôt d'avoir au moins seize ans). Cela commence par les brimades reçues par une amie de l'héroïne du fait de ses très bonnes notes puis par un sermon de ses parents qui la trouvent en dessous de ses résultats habituels(elle perd volontairement quelques points pour ne pas se faire embêter par les jalouses de la classe). Suivent alors une scène de viol de cette même gamine par ses détractrices, des tortures, plusieurs suicides(dont un avant mais à peine montré, il faut le comprendre), un inceste, une vengeance sanglante, des discours dégueulasses invoquant les massacres des Khmers rouges et plusieurs personnages proches des régimes d'extrême droite. Bref, que du beau monde et rien que pour nos enfants....ou pas. Tout cela s'enchaîne à une vitesse folle et la pression psychologique exercée par l'ambiance devient franchement difficilement supportable et pousse à la nausée. Personnellement je n'ai pas vu où voulait en venir l'auteur(sachez toutefois que seuls les six premiers volumes du manga sont adaptés en anime, j'ai lu le manga et après c'est bien pire, on nous a évité le plus dur) et je trouve donc ce scénario aussi dégueulasse qu'il en a l'air et dangereux. Hormis Shiina, sa meilleure amie et la pauvre victime par qui tout va démarrer on ne s'attache à personne, évidemment ils sont tous psycho ou presque, et c'est un gros problème pour un anime aussi dur. Un seinen doit impérativement nous faire adhérer aux persos sinon c'est foutu, là, c'est foutu. De toutes manières on ne pouvait pas adhérer à l'anime puisqu'on nous montre que les monstruosités sans nous donner le message moralisateur final(qui est dans le manga mais pas ici puisque l'histoire s'arrête trop tôt), on ne sait pas pourquoi les événements se déroulent de cette manière et on pourrait facilement croire que l'auteur est un énorme enfoiré. Donc c'est un raté total à peine travaillé techniquement parlant.

    Il faut également savoir que ce manga/anime a fait scandale en France en 1999-2000 quand Glénat a racheté les droits. Pour une raison étrange, celui-ci a été édité et distribué dans la catégorie "tout public", preuve que Glénat achetait des oeuvres sans les connaitre. Evidemment des enfants sont tombés sur ce qu'il ne fallait pas et le scandale a éclaté, entachant un peu plus notre divertissement préféré. Mais pour une fois, je comprends les critiques. On a ici une sorte de bombe politique hardcore très complexe et on la fout devant des enfants parce qu'on a eu la flemme de la lire. Pas très sérieux. Quoiqu'il en soit Naru Taru est un anime très mal géré et au final absolument insoutenable. Le manga lui est une oeuvre que je vous conseille si vous avez une certaine maturité mais ici aussi c'est très très hard. Toujours est-il que l'auteur a une vision très noire mais aussi très fouillée du monde actuel et que si son oeuvre choque, elle peut aussi captiver comme rarement. Donc pour être clair : anime = non, manga = oui, si vous avez les tripes et uniquement si vous allez jusqu'au bout. Vous comprendre en tout cas que je ne peux pas noter Naru Taru, je ne sais pas par quel bout le prendre ni comment juger une oeuvre aussi unique et dérangeante. Faites vous votre propre opinion avec le manga ou ce que vous trouverez sur le net mais encore une fois, évitez l'anime.

    Naru Taru

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  • On reste dans la comédie aujourd'hui avec Moetan, un magical girl pas comme les autres.

    Moetan

    Nom Original: Moetan

    Auteur: SansaiBooks

    Années de production: 2007

    Catégorie: Shôjo

    Genre: Comédie, Magical Girl, Fantastique, Ecchi

    Studio: Actus

    Durée: 11 épisodes de 22 minutes + 4 spéciaux de 22 minutes

    Moetan

    Toujours pas fan des magical girl, j'ai tout de même tenté le coup avec cet anime qui semblait a priori différent. Initialement, Moetan est une série de livres écrits et publiés par SansaiBooks visant la communauté des otakus. Il s'agit en réalité de livres d'anglais qui utilisent pour apprendre la langue de Shakespeare aux otakus des termes issus des animes, des jeux vidéo etc... C'est donc assez surprenant à première vue de voir que ça a débouché sur un anime mais après tout, pourquoi pas. Moetan débute lorsque Arc, un grand mage d'un monde inconnu, est condamné pour un crime qu'il prétend ne pas avoir commis. Il est transformé en canard puis envoyé dans le monde des humains pour faire le bien en guise de châtiment. Il rencontre alors Ink Nijihara, une lycéenne que tout le monde prend pour une élève de primaire tant elle fait gamine. Une fois le choc passé, il lui propose d'hériter de ses pouvoirs pour faire le bien autour d'elle et sauver la population. Voyant là une occasion unique de montrer qu'elle est une adulte Ink accepte et se transforme alors en Pastel Ink, son alter ego magicienne. Amoureuse de Nao Tezuka, un camarade de classe mauvais en anglais, Ink se propose, sous la forme de Pastel Ink de lui donner des cours du soir puisqu'elle est douée à l'école. Un peu étonné de voir cette folle en cosplay dans la rue, Nao hésite. Il accepte finalement et les deux jeunes gens se voient régulièrement pour travailler ensemble. Mais conquérir le coeur du jeune homme, encore plus sous une fausse identité, ne va pas être aisé pour Ink qui va en plus devoir faire face à sa rivale, elle aussi amoureuse de Nao.

    Moetan

    Très kawai, la série d'Actus démarre vraiment bien. Les personnages sont très attachants notamment Ink, la qualité visuelle est au rendez-vous et l'humour omniprésent. On craint un peu de ne jamais voir le début d'un scénario mais l'humour réussit à nous le faire oublier...pendant un moment. Enfin, il y a bien un scénario mais il est vraiment très mauvais. Ce n'est pas ce qui nous retiendra, de toutes façons il démarre bien trop tard pour être intéressant. Donc comme beaucoup d'oeuvres comiques on se contente des blagues et des passages comiques. Si dans l'ensemble c'est très drôle j'ai tout de même une grosse réserve sur certains passages. Ink est volontairement dessinée comme une gamine de primaire pour nous attendrir, créer une attache entre elle et le spectateur, ça je le conçoit bien même si cette technique est un peu datée. Par contre ce qui est dérangeant ce sont les vannes orientées ecchi. Je veux bien qu'on rigole mais des vannes qui frôlent la perversion ne doivent en aucun cas toucher un personnage qui fait irrémédiablement penser à une enfant. Honnêtement deux ou trois scènes de l'anime sont très très limites. Cela choque et en plus l'ambiance est plombée. Donc attention à ce niveau là, ce n'est pas fait méchamment on s'en rend bien compte mais cela tient de la grosse maladresse et du manque de sérieux concernant l'écriture. En dehors de cela Moetan est une comédie plutôt sympathique qui peine à nous entraîner dans son univers mais qui saura nous réserver quelques moments de rires et c'est tout ce qu'on lui demande. Une oeuvre plutôt bonne qui aurait mérité un véritable travail scénaristique.

    Moetan

    Note finale : 14/20

    Moetan

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  • Dans un registre un peu moins violent que ces derniers jours voici Nagasarete Airantou, un anime que m'a conseillé Kawakai.

    Nagasarete Airantou

    Nom Original: Nagasarete Airantou

    Auteur: Takeshi Fujushiro

    Années de production: 2007

    Catégorie: Shônen

    Genre: Comédie, Romance, Fantastique

    Studio: Feel, Starchild Records

    Durée: 26 épisodes de 22 minutes

    Nagasarete Airantou

    Adapté du manga de Takeshi Fujishiro débuté en 2004 et achevé 2007 après dix-sept volumes l'anime Nagasarete Airantou est une comédie déjantée et loufoque qui pourrait bien vous surprendre. On y suit l'histoire d'Ikuto Tohoin, un jeune japonais en conflit avec son père et qui décide de quitter la maison familiale. Il s'embarque alors sur un paquebot mais passe par-dessus bord lors d'une tempête. Se croyant perdu, il sombre dans les tréfonds de l'océan. A quelques kilomètres de là sur l'île d'Airantou, une île perdue entièrement composée de femmes depuis une tempête dix ans plus tôt, une jeune fille du nom de Suzu pêche son déjeuner. Croyant trouver un gros poisson elle lutte une dernière fois avant de partir. Mais sa prise est légèrement différente de ce qu'elle croyait puisqu'il s'agit d'Ikuto. Paniquée et incertaine, elle cause plus de dommage qu'autre chose au jeune homme en essayant de le secourir. Fort heureusement la doyenne de l'île sait comment soigner le nouveau venu. A son réveil, Ikuto rencontre alors sa sauveuse ainsi que la doyenne. Mais dans l'ombre rôde une menace terrible qu'on appelle les femmes ! En effet étant le seul homme de l'île Ikuto sera la cible des nombreuses femmes de l'île toutes plus folles les unes que les autres. Il trouvera alors refuge chez Suzu qui deviendra sa partenaire et amie. Perdu, il devra pourtant apprendre à vivre sur cette île où poussent des légumes géants, où parlent les animaux et où les femmes sont la plus terrible menace.

    Nagasarete Airantou

    Très comique et franchement drôle, Nagasarete Airantou est un anime décalé qui fait du bien quand on voit les autres oeuvres du genre. Au vu du synopsis bien lourdingue on pouvait s'attendre à un truc bien pervers et donc, un énième anime ecchi eh bien non ! Même si évidemment la tension sexuelle est cause de nombreuses scènes comiques c'est très bien géré et cela reste toujours dans la comédie pure et non dans l'érotico-comique. L'anime est donc vraiment tout public et ça j'apprécie(j'aime bien aussi le ecchi mais faut arrêter de faire tout le temps la même chose sous prétexte que chez les autres, ça marche). En plus de ce côté décalé assumé on appréciera les personnages très kawai et attachants et tout particulièrement Suzu. Leur tronche est souvent hilarante et la manière dont l'équipe créative les dessine merveilleusement adaptée à l'ambiance du titre. Pour tout ça, Nagasarete Airantou est réussit. Cependant tout n'est pas rose. En effet le scénario est littéralement inexistant et si le côté loufoque plait pendant un temps, il finit par devenir presque insupportable vers la fin. C'est sympathique de vivre des aventures courtes et intenses aux côtés des personnages mais à la longue on veut un fil directeur, quelque chose qui donne un enjeu à l'histoire(exactement comme dans DmC ou Louie the Rune Soldier). Malheureusement rien ne vient et ce n'est pas la fin ultra clichée qui va remonter le niveau. Dommage donc car en dehors de cet aspect l'anime est excellent. La meilleure solution serait de ne regarder qu'un ou deux épisodes par semaine, cela pourrait permettre d'éviter cette lassitude même si un anime ne devrait jamais nous imposer un rythme.

    Nagasarete Airantou

    Techniquement c'est également un mélange de positif et de négatif. Il faut le dire, ce n'est pas beau. Pourtant le chara-design et certains plans larges sont vraiment géniaux et s'implémentent parfaitement à l'univers donnant un côté réaliste plutôt convaincant. On se doute également que l'image n'est pas trop travaillée afin de rendre certaines scènes comiques plus compréhensibles mais encore une fois, il y avait d'autres moyens plus efficaces de faire. Là ce n'est qu'une hypothèse comme pourrait l'être la fainéantise ou le manque de moyen. L'animation quant à elle accomplit son rôle comme il le faut, sans plus sans moins. Rien d'extraordinaire, c'est même assez moyen mais pour le coup, on en demandait pas plus. Mitigée également, la bande-son fournit de très bons doublages à défaut d'une belle musique. C'est convenable donc. Pour conclure, Nagasarete Airantou est une belle découverte même si l'anime est très loin de la perfection. Pour passer le temps c'est excellent et les nombreuses scènes comiques d'anthologie devraient facilement satisfaire la majeure partie du public. C'est donc un bon travail même si un scénario n'aurait pas été de trop, aussi léger qu'il aurait pu être.

    Nagasarete Airantou

    Note finale : 15/20

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  • Après Dead Space récemment c'est à une autre adaptation de jeu vidéo qu'on se frotte : Dragon Age.

    Dragon Age : Dawn of the Seeker

    Nom Original: Dragon Age : Blood Mage no seisen

    Réalisateur: Fumihiko Sori

    Année de sortie: 2012

    Genre: Fantastique, Action

    Studio: Oxybot

    Durée: 1h30

    Dragon Age : Dawn of the Seeker

    Série mondialement réputée signée BioWare, Dragon Age a fait ses premiers pas dans le monde vidéo-ludique en 2009 avec Dragon Age Origins, l'un des meilleurs RPG sortis ces dernières années. On y suit l'histoire d'un garde des ombres faisant alliance avec divers personnages afin de mettre un terme à l'Enclin et de repousser l'Archidémon des terres de Ferelden. Très tactique et doté d'un univers à choix multiples excellent, le jeu a conquis bon nombre de fans de RPG old-school déçus des autres oeuvres du genre. La série a ensuite repris en 2011 avec Dragon Age II, un opus nettement plus orienté action décrié par une partie des joueurs du fait de son éloignement avec l'esprit du premier jeu et de l'extension Awakening. Pour autant il reste un bon jeu doté d'un solide univers. On y suit par l'intermédiaire d'un flashback l'histoire de Hawke(un homme ou une femme) récemment arrivé à Kirkwall pendant l'Enclin du premier jeu et qui va, à l'aide de ses compagnons chasser toute la corruption de cette ville de réfugiés. Le flashback en question est raconté par le nain Varric Tethras, compagnon d'armes de Hawke, qui est interrogé par la mystérieuse Cassandra Penthagast, une chercheuse et enquêtrice chargée de clarifier la situation pour la Chantrie(l'ordre religieux de l'univers de Dragon Age). Et c'est justement cette Cassandra Penthagast qui est l'héroïne du film d'animation dont je vais vous parler aujourd'hui alors en attendant la sortie et le test de Dragon Age III Inquisition(qui sort en novembre) voici le film Dawn of the Seeker.

    Dragon Age : Dawn of the Seeker

    L'histoire débute alors qu'un rituel de magie de sang est en cours dans une sombre forêt. Un dragon vient d'être capturé et est entouré de mages de sang ainsi que d'une petite fille enlevée à la Tour des mages. Celle-ci est forcée de boire un liquide étrange pour la suite du rituel. Fort heureusement les chercheurs de la Chantrie débarquent sur les lieux et attaquent les renégats de l'Ordre des mages(pour rappel la Chantrie considère la magie comme une abomination et exige de mettre sous son contrôle tous les mages, les mages de sang sont des rebelles utilisant une magie interdite et démoniaque). Menés par Byron et son apprentie Cassandra, les chercheurs exécutent rapidement leurs opposants sauf un qui s'enfuit et récupèrent la petite fille nommée Avexis. Après examen à la Chantrie et consultation de l'ordre des mages, il est annoncé que la petite possède un don unique, celui de contrôler tous les animaux y compris les dragons et qu'elle est pourchassée pour cela. Elle est placée sous la garde de la Chantrie malgré de nombreux protestataires qui voudraient la laisser à l'Ordre des mages où elle serait en sécurité. Refusant la décision du Haut-chercheur et sentant la traîtrise dans l'air, Byron enlève Avexis et prévoit de s'enfuir avec elle jusqu'à son contact mage qui prendra soin d'elle. Cependant le vieux guerrier est découvert par Cassandra qui après un bon moment se laisse convaincre et l'accompagne. Leur fuite est découverte alors qu'ils entrent dans la forêt et ils sont mystérieusement attaqués par des mages du sang. Byron meurt et Avexis est enlevée. Cassandra quant à elle rencontre un mage, ami de Byron, du nom de Regalyan avec qui elle s'enfuit pour accomplir la plus grande mission de sa carrière.

    Dragon Age : Dawn of the Seeker

    Scénaristiquement honnête, le film ne propose rien d'incroyable mais reste fidèle à l'ambiance de la série et à son univers. C'est certes mou, prévisible et peu intéressant mais au moins, on a ici une adaptation qui ne bafoue pas l'univers dont elle est issue. C'est déjà ça. Pour le reste, je dois dire que la critique n'a pas été tendre avec ce film est c'est plutôt mérité. Les personnages sont creux hormis Cassandra, malgré la faible durée du film il est plutôt longuet, l'aspect visuel est moyen et manque clairement d'idées artistiques, le sang est super mal fait, l'animation va de correct à pathétique, le doublage est à chier et enfin, le personnage principal donne trop l'impression d'être invincible pour qu'on ait envie de suivre son parcours. Bref, Dragon Age ne partait pas spécialement bien et ce n'est pas la suite du film qui va rehausser le niveau. Pour autant qu'on soit clair, ce n'est pas mauvais. C'est incroyablement moyen voilà tout. C'est sympathique de découvrir un peu plus le personnage de Cassandra mais en dehors d'elle, rien n'est vraiment assumé dans ce film. On a l'impression que le but du réalisateur n'était pas de faire un bon film mais de ne pas faire une merde. Comme si dès qu'un aspect atteignait un niveau moyen, on passait à la suite sans le développer plus que ça. C'est très problématique et vraiment dommage car pour une fois, on avait de quoi faire une adaptation plutôt correcte. Malheureusement ce n'est pas le cas, on a un divertissement regardable qui a pour seul mérite de ne pas faire honte à la saga.

    Dragon Age : Dawn of the Seeker

    Note finale : 10/20

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  • Maintenant que les articles un peu inintéressants ont été faits, on passe à des sujets nettement plus captivants à commencer par Mnemosyne.

    Rin : Daughters of Mnemosyne

    Nom Original: Mnemosyne : Mnemosyne no musume-tachi

    Auteur: Hiroshi Ohnogi, Chuo Higashigushi

    Années de production: 2008

    Catégorie: Seinen

    Genre: Action, Science-fiction, Horreur

    Studio: Xebec, Genco

    Durée: 6 OAV de 45 minutes

    Rin : Daughters of Mnemosyne

    Bon avant qu'on commence sérieusement je préfère prévenir, Mnemosyne est un anime réservé à un public de plus de seize ans, on y voit des scènes de torture, de barbarie et de violence ainsi que pas mal de scènes érotiques qui en font un anime pour personnes matures. Voila. Donc Mnemosyne est un light novel japonais débuté en 2008, écrit par Hiroshi Ohgi et dessiné par Chuo Higashigushi. Fort de son succès, le petit bijou du duo japonais a rapidement été adapté en anime et c'est ce dernier que je vous présente aujourd'hui. On y suit l'histoire d'Asogi Rin, une détective privée de Shinjuku et de son assistante Mimi, sa maîtresse et meilleure amie. Pourchassée par un assassin en raison de son mystérieux passé, Rin doit constamment fuir ces ombres maléfiques qui la traquent. Mais dès le début de l'histoire, Rin est coincée par le tueur et réduite en charpie. Ce n'est que sa première mort de la série. En effet Rin est immortelle depuis son ingestion d'une particule d'Yggdrasil, l'arbre-monde au coeur de la Terre. Mais elle n'est pas la seule, en effet plusieurs femmes de par le monde ont pu accéder à ce statut divin souvent sans faire exprès. Mais étrangement, elles semblent pourchassées par leurs équivalents masculins, beaucoup moins doux et humains. Pour quelles raisons ? Il faudra le découvrir en regardant l'anime. Toujours est-il qu'on suit Rin dans plusieurs enquêtes, certaines liées au scénario principal d'autres non où elle croisera notamment Koki Maeno, son futur assistant. Durant l'arc temporel qui composera l'histoire de Rin(de 1990 à 2055), le spectateur sera plongé dans un univers glauque, mystérieux, oppressant et terriblement métaphorique mais néanmoins passionnant.

    Rin : Daughters of Mnemosyne

    Incroyablement riche et complexe, l'univers de Mnemosyne est l'un des meilleurs que j'ai pu voir. L'histoire est extrêmement difficile à comprendre et se base beaucoup sur la religion, la philosophie ou encore la science mais le résultat final est grandiose. Relativement proche de Kara no Kyoukai dans l'ambiance, Mnemosyne s'adresse pourtant à une tranche d'âge supérieure. Si suivre l'histoire de Rin et de son cabinet est vraiment quelque chose d'attrayant et d'unique il ne faut pas pour autant mettre n'importe qui devant la série. Les scènes de torture sont d'une grande violence et l'immortalité des personnages sert parfois de prétexte à une mort ultra violente donc prudence. De même de nombreuses scènes érotiques(lesbiennes pour 99% d'entre elles) jalonnent l'anime, mais en un sens c'est aussi ce qui fait la force de Mnemosyne. En effet aucun acte violent, aucune scène de sexe, aucun dialogue cru n'est là par hasard. Tout a une correspondance dans le scénario et tôt ou tard, chaque acte aboutit à quelque chose d'utile. C'est pour cela que j'ai aussi bien toléré le côté hard de l'oeuvre, c'est tellement logique au fond que ces scènes deviennent indispensables. Pour ce gros travail de mise en scène et d'écriture une seule chose à dire : bravo.

    Rin : Daughters of Mnemosyne

    On nous plonge donc clairement dans une oeuvre peu accessible mais terriblement travaillée. Rien que cet aspect devrait conquérir le public. Mais on peut fort heureusement compter sur des personnages de haute volée à commencer par Rin, vraiment attachante et irrésistiblement attirante derrière tous ses mystères. En somme un personnage sur lequel on veut en savoir plus. Mais aussi Mimi, la mignonne assistante informatique de Rin qui cache peut-être encore plus de secrets. On découvre également Koki Maeno et sa famille, tous très réalistes et touchants au possible, Laura, le fameuse tueuse à gage ennemie de Rin, l'inspecteur Tamotsu, l'informateur secret de la détective et surtout, Apos sur lequel je ne dirais rien de plus. Bref, on a ici un excellent bestiaire de monstres et de très bons personnages. L'immersion est totale du fait de notre attachement pour eux et ceci permet une grande crédibilité de l'univers.

    Rin : Daughters of Mnemosyne

    Cependant je reviens sur le sujet un court instant. Mnemosyne est très complexe et ne peut être appréhendé par tout le monde, c'est sans doute son plus gros défaut(le seul ?) et donc, si vous êtes plutôt pan-pan-boom-boom, que vous préférez quand ça bouge vite ou que vous avez une culture générale un peu faible(surtout dans le domaine de la religion) je vous conseille de le garder dans un coin de votre tête pour plus tard. Toujours est-il que c'est un anime de grande qualité qui vous fera découvrir un univers unique et palpitant.

    Rin : Daughters of Mnemosyne

    Techniquement pour finir, c'est un anime grandiose. La bande-son s'intègre parfaitement à l'ambiance et risque bien de vous faire frissonner par moments. L'aspect visuel est magnifique avec notamment un excellent chara-design et des couleurs pures et nettes. L'animation se révèle aussi d'une très bonne qualité même avec ce genre de rythme, ce n'est pas l'aspect le plus crucial. Mnemosyne est donc un excellent anime que j'aurais voulu un peu plus long mais qui devrait charmer un public certes restreint mais passionné, pour l'emmener dans un univers sombre, violent et choquant mais terriblement addictif.

    Rin : Daughters of Mnemosyne

    Note finale : 18/20

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