• Troisième studio d'animation à être exposé dans cette chronique voici le délirant Studio 4°C.

    Studio 4°C

    Date de création : 2 mai 1986

    Fondateurs : Eiko Tanaka, Koji Morimoto, Yoshiharu Sato

    Milieu : Animes/ Films d'animation / Musique / Jeux vidéo / Publicité

     

    Partie I : L'historique

     

    La fondation du studio : une volonté de liberté

    On ne le sait que trop bien, dans le milieu de l'animation japonaise, la liberté est rare et le travail très stressant et difficile. Le taux d'échec est important et les réussites sont rarement conséquentes, la faute à un système bourré de règles pour la plupart dépassées. C'est ce qu'a compris la productrice Eiko Tanaka dans les années 80. Celle-ci est à ce moment là une jeune productrice pleine de talents mais souvent bridée par les règles du milieu. Imaginative et passionné, elle veut pouvoir réaliser toutes ses envies et faire en sorte que l'échec ou la réussite d'une oeuvre dépende uniquement du public. L'idée de créer son propre studio débute alors mais les chances de réussite sont très maigres. Il faudra attendre le succès d'un certain Hayao Miyazaki et la création du Studio Ghibli pour qu'elle retrouve sa motivation et franchisse le pas. Elle prend alors contacte avec deux animateurs, Kôji Morimoto et Yoshiharu Sato, pour fonder ce qui deviendra le Studio 4°C, nommé en référence à la température à laquelle l'eau est la plus dense. Tous les trois sont d'accord sur le fait qu'il faudrait plus de libertés dans le milieu de l'animation, ainsi le 2 mai 1986, leur studio est crée pratiquement sans aucune règle et est basé à Musashino dans le Préfecture de Tokyo.

     

    L'alliance de trois esprits libres

    Avant de continuer sur la lancée du studio revenons un peu plus en détail sur les fondateurs. Eiko Tanaka est donc la CEO(Présidente) du studio et la productrice principale. Elle travaillera notamment pour d'autres studios comme Ghibli puisqu'elle fera partie de l'équipe de production de Mon Voisin Totoro(1988) et Kiki la petite sorcière(1989). En parallèle à son travail dans l'animation elle produit dans d'autres milieux notamment avec sa propre boîte Beyond C. Kôji Morimoto est quant à lui un jeune passionné d'animation ayant fait ses débuts en 1979 pour le studio Madhouse. Marié à Atsuko Fukushima, une autre animatrice, il est principalement connu pour avoir travaillé sur les séries Cobra et Ashita no Joe 2 ou sur des films comme Golgo 13(1983) et Kiki la petite sorcière(1989) en tant qu'animateur-clé et sur Akira(1988) en tant qu'assistant directeur de l'animation. Il travaille sur des supports très différents et aime franchir les limites imposées par les règles du milieu. Yoshiharu Sato est quant à lui un animateur free-lance ayant travaillé dans de nombreux studios en tant qu'animateur-clé. Il a ainsi bossé sur Devilman, Fullmetal Alchemist : l'Etoile Sacrée de Milos ou sur des productions Ghibli comme Mon Voisin Totoro, Kiki la petite sorcière, Mei et le Chatonbus, Souvenirs goutte à goutte, Porco Rosso et Arrietty. Ce dernier n'a toutefois pas eu de réelle importance dans le Studio 4°C. Il a en quelques sortes quitté le navire assez tôt en lui apportant quand même son soutien.

    Studio 4°C

     

    Un studio sans règle mais pas à la dérive

    Le Studio 4°C voit donc le jour en 1986, porté par le succès de Ghibli. Il recrute rapidement et arrive à environ 45 membres réguliers répartis en trois branches : Production, Animation et CG. Les animateurs et réalisateurs sont quant à eux majoritairement des free-lance qui vont et qui viennent sans aucune obligation. Ils apprécient notamment la totale liberté qui leur est accordée et les risques que le studio est prêt à prendre. Ainsi de nombreux styles d'animation peu conventionnels sont valorisés et les esprits sont invités à se libérer. Travaillant principalement dans le milieu des courts-métrages le studio va pourtant rapidement se diversifier en bossant dans tous les domaines où il y a du travail. Après de nombreuses collaborations et plusieurs travaux dans le domaine de la pub le studio se lance dans ses propres créations sans aucun soutien dans les années 90. Memories est le premier film du studio et sort en 1995. Produit par Katsuhiro Otomo et réalisé par ce dernier mais aussi par Kôji Morimoto et Tensai Okamura(du studio Bones notamment) il remporte un bon succès et encourage l'équipe de Tanaka. Par la suite deux autres films voient le jour, Spriggan en 1998 et Princess Arete en 2001, tous deux originaux et dynamiques.

    En parallèle de nombreux OAV sont confiés au studio qui les exécute surtout pour obtenir des fonds car ici, la liberté n'a que peu de place. 4°C travaille également toujours dans la pub mais aussi dans le milieu de la musique de 1996 à 2006. Les cours-métrages abondent même si leur style unique ne colle pas forcément avec la masse. Il commence également à développer quelques animes mais là aussi, le style complique pas mal les choses. Le studio est donc très créatif et très productif mais ses particularités n'attirent pas encore le public notamment à cause de son goût pour le superflat(une animation décadente prônant un style graphique super-plat et censée mettre en avant le consumérisme de la société).

    Studio 4°C

     

    Le début du succès

    Il faut attendre quelques années pour que le studio explose littéralement. Dans le domaine des films d'animation c'est en 2004 qu'on le remarque avec l'étrange Mind Game de Masaaki Yuasa. Film loufoque, délirant et même incompréhensible il attire d'emblée un public plus occidental et met le studio sous les projecteurs. L'année d'après c'est le film Steamboy qui voit le jour. Enorme succès en Europe le style steam-punk mis en avant séduit également le public japonais. En 2006 c'est l'un des plus grands films d'animation de l'histoire qui sort de chez 4°C : Amer Beton. Réalisé par Michael Arias(qui devient le premier réalisateur américain à réaliser un film d'animation issu d'un gros manga) et produit par Eiko Tanaka le style improbable du film séduit le monde entier et devient culte. Dans le milieu des OAV c'est avec Animatrix en 2003 que le studio se fait définitivement sa place. Encore une fois son style si particulier séduit les occidentaux.

    Pendant les années 2003-2006 le studio est un incontournable du milieu. Par conséquent tous s'y intéressent notamment le domaine du jeu vidéo. Le studio va, pendant cette période, travailler sur l'excellent RPG Rogue Galaxy(2005), Lunar Knights(2006) et Jeanne d'Arc(2006). Ce n'est pas une première puisqu'il a déjà travaillé sur Ace Combat 04 en 2001 mais la liberté accordée est bien plus grande. En quelques années donc, le studio est passé d'outsider bizarre à incontournable monument de la production et de l'animation. La machine est en marche et elle n'est pas prête de s'arrêter.

    Studio 4°C

     

    Le succès confirmé : la liberté vaincra

    A partir de 2007 les moyens financiers du studio lui permettent de ne plus s'en faire du tout pour son avenir. Le succès est partout et son statut de monstre de l'animation est confirmé. Les gros projets s'accumulent et les rivaux adeptes du dirigisme exacerbé s'en mordent les doigts. Au niveau des films d'animation le studio produit la trilogie Berserk - L'Âge d'Or, réalisée par Toshiyuki Kubooka mais aussi un des films La Ligue des Justiciers en 2013. Au niveau anime il bosse sur Ani*Kuri15 en 2007, une série à laquelle participent des réalisateurs venus de tout le Japon(dont le légendaire Satoshi Kon) ou encore sur Transformers : Animated(en 2008). Les milieux de la pub et de la musique sont délaissés au profit des courts-métrages comme My Last Day(2011), Kid Icarus : Uprising - Medusa's Revenge(2012) ou Tuzki(2014) qui remportent tous un franc succès et les jeux vidéo tiennent une place plus importante que jamais avec .hack//Link(2010), Catherine(2011), Asura's Wrath(2012) et Toukiden(2013). Enfin, le studio est choisi pour réaliser deux segments OAV de Halo Legends en 2010 et prend en charge le projet Kuro no Su : Chronus en 2014. L'argent coule à flot, le succès est partout et le studio n'a donc plus de soucis. Tout va bien et nul doute que cela continuera pendant encore pas mal d'années.

     

    Partie II : Le style

     

     

    Comme je l'ai dit plus haut le style du studio est avant tout basé sur la liberté accordée aux réalisateurs et aux animateurs. Beaucoup viennent d'ailleurs y travailler un court moment histoire de recharger les batteries de leur créativité avant de retourner dans le milieu des règles strictes et lassantes de l'animation traditionnelle. Les oeuvres du studio sont différentes, décadentes voire parfois étranges et loufoques mais peu importe, les producteurs y croient et la plupart des projets voient le jour, remportant souvent un succès plus que correct. Adepte du superflat, le Studio 4°C l'exploite dans la plupart de ses films notamment grâce aux deux animateurs membres de cette mouvance Kôji Morimoto et Tatsuyuki Tanaka. Le style visuel est donc très plat et met en évidence le consumérisme de la société qu'il critique autant qu'il loue. Le studio mise donc sur la différence là où elle est bannie des autres et notamment sur le recrutement temporaire d'animateurs et réalisateurs free-lance. Ainsi le staff se renouvelle régulièrement apportant naturellement un vent de fraîcheur sur les créations. En terme de gestion, je trouve ça vraiment ingénieux et intéressant. On sent que Eiko Tanaka y a beaucoup pensé. Certains critiqueront cependant la trop grande dispersion du studio qui bosse dans de nombreux domaines mais étant que ça marche, je ne vois pas le problème. Idem pour ceux qui lui reprochent de travailler avec les occidentaux. Déjà je ne comprends pas la source de la critique là-dedans mais en plus le studio est devenu ce qu'il est là grâce aux occidentaux. N'oublions pas son statut avant la découverte de Mind Game, c'est à dire son statut au Japon. Ce n'était pas le pied malgré une niche de fans bien présente. Quoiqu'il en soit le studio mise sur la liberté et sur la créativité absolue.

     

    Partie III : Les membres

     

     

    Studio 4°C

    Au vu de son fonctionnement il serait impossible de répertorier tous les membres du studio toutefois on peut en citer quelques uns des plus célèbres.

    -Eiko Tanaka, Kôji Morimoto et Yoshiharu Sato sont donc les fondateurs comme on l'a vu plus haut.

    -Satoshi Kon a travaillé avec eux notamment sur le script de Magnetic Rose et sur Ani*Kuri15.

    -Le grand Katsuhiro Otomo(créateur d'Akira) a réalisé Memories et Steamboy, deux oeuvres majeures du studio et produit de nombreuses autres.

    -Tensai Okamura, l'un des plus prolifiques animateurs du Japon et membre du studio Bones, a également travaillé sur Memories.

    -Toshiyuki Kubooka a réalisé la trilogie Berserk de 2012 à 2013.

    -Michael Arias a collaboré avec eux pour Amer Beton.

    -Toshiyuki Kanno est le réalisateur sélectionné pour travailler sur les segments Halo Legends.

    -Tatsuyuki Tanaka est le second adepte du superflat du studio. Il a travaillé sur la série Nadia et sur le film Akira en dehors de 4°C.

    -Masaaki Yuasa le réalisateur de Mind Game grâce à qui tout est arrivé.

     

    Studio 4°C

    Le grand Satoshi Kon

    Partie IV : Les oeuvres(liste non exhaustive)

    Films d'animation

    1995 : Memories de Katsuhiro Otomo, Tensai Okamura et Kôji Morimoto

    1998 : Spriggan de Hirotsugu Kawasaki

    2001 : Princess Arete de Sunao Katabuchi

    2004 : Mind Game de Masaaki Yuasa

    2005 : Steamboy de Katsuhiro Otomo

    2006 : Amer Beton de Michael Arias

    2009 : First Squad : The Moment of Truth de Yoshiharu Ashino

    2012-2013 : Berserk - L'Âge d'Or de Toshiyuki Kubooka

    2013 : La Ligue des Justiciers : Paradoxe temporel de Jay Oliva

     

    Animes

    2000 : Uraroji Diamond

    2001 : Piroppo

    2004 : Mega Robot Super Singes Hyperforce Go ! , Teeny Witches et Kimagure Robot

    2007 : Ani*Kuri15

    2008 : Transformers : Animated

    2011 : ThunderCats

    2013 : Chiisana Hana no Uta

     

    OAV

    1995 : Tobiro O Akete

    1996 : Debutant Detective Corpse

    1997 : Noiseman Sound Insect et Eternal Family

    2003 : The Animatrix(segment Kid's Story)

    2004 : Hijikata Toshizo : Shiro no Kiseki

    2008 : Batman : Gotham Knight(deux épisodes) et Detroit Metal City

    2009 : Street Fighter IV : Aratanaru Kizuna

    2010 : Halo Legends(segments The Babysitter et Origins)

    2014 : Kuro no Su - Chronus

     

    Courts-métrages

    1998 : Gondora

    2001 : Digital Juice et Jigen Loop

    2001-2002 : Sweat Punch

    2006 : Amazing Nuts ! partie 1 à 4

    2007 : Tamala's Wild Party et Genius Party

    2008 : Genius Party Beyond

    2011 : My Last Day

    2012 : Kid Icarus : Uprising - Medusa's Revenge

    2013 : Drive your heart

    2014 : Tuzki

     

    Jeux vidéo

    2001 : Ace Combat 04 : Shattered Skies

    2003 : Summon Night 3

    2005 : Rogue Galaxy

    2006 : Lunar Knights et Jeanne d'Arc

    2010 : .hack//Link

    2011 : Catherine

    2012 : Asura's Wrath

    2013 : Toukiden

    Studio 4°C

    J'ai donc terminé mon travail sur ce studio si différent des autres. J'espère que ça vous aura plu, c'était sympathique à faire en tout cas, et que vous serez au rendez-vous pour le prochain studio samedi prochain. Penchez vous sur le travail de ce studio, cela ne vous plaira peut-être pas mais c'est toujours intéressant à voir.

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  • On termine la semaine avec un sujet léger, l'un des derniers DreamWorks : Turbo.

    Turbo

    Nom Original : Turbo

    Réalisateur : David Soren

    Année de sortie : 2013

    Genre : Aventure, Comédie

    Studio : DreamWorks SKG

    Durée : 1h36

    Turbo

    Sorti un peu de nulle part voici Turbo, LE gros projet de DreamWorks pour l'année 2013. Le film nous fait vivre l'histoire de Théo, un escargot comme les autres vivant dans un jardin. Mais ce dernier ne rêve que d'une chose, devenir pilote lors de courses automobiles comme son idole Guy La Gagne dont il regarde les courses en vidéos régulièrement. Pour cette passion, il passe pour un fou aux yeux des autres gastéropodes. Sans son frère Chet pour le couvrir, il ne serait déjà plus membre de la communauté. Un soir, après un énième échec et des moqueries, il décide de partir sur l'autoroute pour réaliser son rêve mais il est aspiré dans le moteur d'une voiture de course de rue. Noyé dans le protoxyde d'azote puis éjecté par le pot d'échappement Théo voit sa structure biologique et moléculaire être modifiée. Il est désormais capable d'atteindre une vitesse prodigieuse sur commande. Son rêve est réalisable. Aussi quand lui et Chet sont expulsés de la communauté il ne ressent rien et en profite pour partir à l'aventure. Cette envie le mènera sur une aire d'autoroute où plusieurs boutiques désertes attendent les clients. Il sera alors adopté par un vendeur de nourriture mexicaine et utilisé pour faire des courses contre d'autres gastéropodes avec qui il deviendra très proche. Voyant en la vitesse de Théo une aubaine pour populariser l'aire d'autoroute, Tito(son nouvel ami) décide de tout faire pour réaliser le rêve de l'escargot. Une quête difficile va alors s'amorcer, celle de faire participer Turbo(l'alias de Théo) aux 500 miles d'Indianapolis.

    Turbo

    Très classique dans sa démarche, le film l'est tout autant dans son scénario et dans sa mise en scène. En somme rien d'alarmant, le public visé s'y retrouvera aisément, mais il est incontestablement moins fun qu'il aurait pu l'être. On le constate bien, aujourd'hui DreamWorks n'est pas à la recherche d'un nouveau public, les enfants et les habitués suffisent. C'est honorable comme comportement, on ne court pas après encore plus d'argent comme les autres, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas se renouveler un minimum. Autant le dire franchement, on se fait parfois chier sévère pendant le film. Petite erreur de parcours pour le studio donc mais comme je le disais rien de vraiment alarmant. Le rythme aurait pu être géré correctement, le scénario aurait pu être un poil plus original et surtout le film aurait dû être plus court mais dans l'ensemble, c'est regardable et agréable pour une soirée en famille par exemple. Ce n'est en aucun cas une révolution, que ce soit au niveau scénaristique ou au niveau technique, mais en même temps le film n'a jamais cherché à l'être. C'est un divertissement sympathique et classique et c'est aussi ce qu'on lui demande.

    Turbo

    Toutefois j'émets une certaine réserve au niveau de l'animation. Certes c'est pas mal mais il faudrait peut-être se mettre un coup de cravache histoire d'accélérer le boulot. Les gars de DreamWorks, regardez la concurrence, que ce soit Disney, Pixar, les indé, Ghibli, Comix Wave Inc. ou d'autres tous sont au-dessus de vous. Le travail est joli, sympathique mais absolument pas sérieux par rapport à ce qu'on peut voir ailleurs. Cela fait plusieurs années que ça stagne et c'est d'autant plus dommageable quand le film n'est pas super immersif et intéressant. Donc attention, beaucoup de films ont été annoncés pour les prochaines années(12 d'ici 2018 logiquement) et il serait dommage que la leçon n'ait pas été retenue. Enfin bref, le film reste sympathique et assez drôle sans pour autant être génial donc si vous avez du temps à perdre pendant cette période de fêtes, allez-y. Si vous n'avez que peu de temps cherchez un peu plus pour trouver une vraie pépite.

    Turbo

    Note finale : 13/20

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  • Nouveau jour, nouveau jeu vidéo. On enchaîne avec Mirror's Edge, le jeu de parkour.

    Mirror's Edge

    Développeur: Dice

    Editeur: Electronic Arts

    Support : PS3

    Date de sortie euro: 14 novembre 2008

    Genre: Action, Plates-formes

    Mirror's Edge

    Célèbre jeu de 2008, Mirror's Edge avait connu un succès critique considérable malgré des ventes très décevantes. Aujourd'hui culte dans le monde du jeu vidéo, il a été rendu gratuit par EA lors du week-end des 20 ans de la Playstation. Pas super intéressé à la base, j'ai décidé de tenter le coup à cette occasion. Bilan ? Mirror's Edge est une déception. L'histoire se passe dans le futur et nous met dans la peau de Faith, une messagère adepte du parkour qui enquête avec ses amis sur la disparition de sa soeur. Grâce à un entraînement de haut niveau, Faith est capable de se déplacer de toit en toit à une vitesse prodigieuse et de faire des cascades dignes des plus grands films d'action. Alors qu'une mystérieuse organisation la poursuit en contrôlant les forces de police de la ville, Faith va devoir creuser pour découvrir la vérité derrière toute cette histoire.

    Mirror's Edge

    Qu'on se le dise, le scénario est à chier. Les personnages sont inutiles et la moindre info ne sert qu'à débloquer le chapitre suivant. Mais ce n'est pas important dans un jeu où le principe est de faire du parkour. C'est donc le gameplay qui devient primordial. Malheureusement là aussi c'est décevant. Si les mouvements sont intéressants et le jeu extrêmement nerveux c'est très aléatoire, peu précis et incroyablement lourd et rigide. Il faut vraiment bien connaître le terrain pour anticiper les nombreux bugs, les nombreuses zones non finies etc. En gros, il faut jouer avec les bugs. Personnellement j'aime les jeux qui réservent une expérience différente à ceux qui les connaissent bien, mais il faut aussi que ceux qui débutent puisse prendre leur pied. Et là c'est raté. Entre la non réactivité de la console quand on appuie sur une touche, l'imprécision des mouvements, l'attribution étrange des touches et les bugs par dizaines c'en est trop. Fort heureusement je n'ai pas payé pour ça car j'aurais ragé sinon. On peut toutefois voir un bon côté à ce gameplay bâclé, la faible durée de vie(moins de 7 heures) devient limite trop élevée, du coup on ne gueule pas là-dessus...

    Mirror's Edge

    Le concept était donc bon, très bon même, mais malheureusement le travail sérieux n'y est pas. Idem pour la technique. Ce qui aurait pu être joli ne résulte au final que d'un gros manque de travail. En témoignent les cinématiques. Le style cell-shading semble lié à une volonté de créer un univers bien spécifique, pourtant on se rend vite compte qu'il ne s'agit que d'un cache-misère pour un travail technique déplorable. Alors certes, parfois c'est joli, notamment les vues d'ensemble mais la majeure partie de ce qui se voit à l'écran est faible graphiquement. Et mon Dieu ces couleurs flashy qui défoncent les rétines !!! Fort heureusement le tout est sauvé par un charme incontestable qui se dégage de certaines zones et une bande-son de qualité avec un doublage français très potable. Dans l'ensemble donc Mirror's Edge ne m'a pas plu du tout. Je comprends quand même ceux qui aiment, il y a un certain côté très libre et ultra dynamique qui peut être intéressant mais moi, ça ne m'a pas touché. Je ne peux pas faire l'impasse sur le manque de sérieux de Dice et sur la physique improbable d'un tel jeu. Une suite verra probablement le jour, on verra s'ils auront retenus la leçon.

    Mirror's Edge

    Graphismes : 11/20

    Gameplay : 06/20

    Durée de vie : 11/20

    Bande-son : 15/20

    Scénario : 08/20

    Note finale : 07/20

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  • On reprend après cette petite pause avec l'un des nouveaux bijoux de Telltale Games : Tales from the Borderlands.

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

    Développeur : Telltale Games

    Editeur : Telltale Games

    Support : PS3

    Date de sortie euro : 25 novembre 2014

    Genre : Aventure, Point'n'click

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

    Si vous suivez le blog régulièrement vous savez que je suis un grand fan du studio Telltale. Découvert grâce à The Walking Dead en 2012 le studio est devenu spécialiste de l'adaptation d'univers connus en point'n'click de qualité laissant au joueur de nombreux choix à faire afin d'orienter l'histoire dans un sens. The Walking Dead était magistralement maîtrisé et génial du début à la fin. Ont suivis l'année d'après The Wolf Among Us et The Walking Dead saison 2. Encore une fois ce fut une franche réussite et deux chefs-d'oeuvres de plus sur le marché. Par conséquent quand le studio a annoncé ses deux nouveaux bébés pour 2014, à savoir Game of Thrones et Borderlands, les fans se sont sentis pousser des ailes. N'ayant pas encore acheté Game of Thrones je vais donc m'orienter aujourd'hui vers l'adaptation de la célèbre licence de FPS Borderlands. Tales from the Borderlands est donc une adaptation respectant la même forme que les précédentes à savoir un format épisodique(5 épisodes pour être précis), un gameplay point'n'click et de nombreux choix proposés au joueur. Pour autant il y a une différence majeure avec les précédents jeux : l'humour. Ceux qui connaissent l'univers de Gearbox savent de quoi je veux parler bien évidemment.

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

    Borderlands est une série dotée d'un excellent gameplay, de graphismes formidables et d'un background de titan mais ce qui a fait son succès est incontestablement son humour déjanté, noir et out-of-nowhere. Tenter de l'adapter en point'n'click au format épisodique était donc risqué. Mais le faire tout en développant un scénario de très haut niveau comme le font habituellement les gars de l'équipe était quasiment suicidaire. Verdict ? L'humour et le scénario sont parfaitement conjugués dans ce premier épisode. On y incarne deux personnages : Rhys, un membre d'Hyperion aspirant à devenir le leader de cette gigantesque entreprise et Fiona, une voleuse sévissant sur Pandora avec son père adoptif et sa soeur. Alors que le jeune homme attend une promotion il apprend que son pire ennemi, Vasquez, est désormais le nouveau boss(après avoir assassiné le patron et l'avoir balancé dans l'espace où il flotte en se cognant contre les hublots). Ce dernier pas si méchant que cela décide de le promouvoir assistant du concierge mais Rhys s'emporte et se fait menacer. Mais au cours du rendez-vous il entend qu'un homme sur Pandora aurait récupérer un fragment de Vault Key(un trésor inestimable pour les néophytes) et chercherait à le vendre à Hyperion. Accompagné de son ami Vaughn, un des trésoriers de l'entreprise, Rhys décide donc de la faire à l'envers à Vasquez et fonce vers Pandora pour récupérer l'objet.

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

    C'était sans compter sur sa maladresse et sa bêtise légendaires qui vont lui attirer immédiatement des ennuis. De son côté Fiona est une arnaqueuse qui travaille en duo avec sa soeur sous les ordres de son père adoptif. Celle-ci est lunatique, violente et peu réfléchie à l'inverse de sa soeur. Lorsque son chemin croise celui de Rhys par un pur hasard, c'est une explosion de bêtise et d'idiotie qui se produit.

    Je n'en dirai pas plus sur le scénario car cela m'obligerait à en révéler vraiment trop compte tenu de la durée de vie du titre mais sachez que le début du scénario est vraiment fun et travaillé. L'humour est omniprésent et les fous rires ne seront pas rares notamment grâce au magnifique Loader Bot ou à Rhys. Quoiqu'il en soit, durant les deux heures(voire un peu plus) que durent le jeu c'est un vrai régal. C'est magnifique, l'univers est parfaitement reconnaissable, la bande-son est un vrai bijou et l'ambiance du jeu original est parfaitement restituée tout en ayant une touche Telltale. C'est impressionnant et ça redonne confiance en les adaptations.

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

    Autre différence avec les précédents jeux, les combats sont beaucoup plus dynamiques. Il faut bouger vite et bien et on a pas le temps de glandouiller. Le gameplay est légèrement amélioré notamment grâce aux deux fonctionnalités bonus des personnages, un oeil cybernétique permettant d'analyser les décors pour Rhys et la capacité de verser des pots-de-vins pour Fiona. Evidemment on ignore encore beaucoup de choses sur ces pouvoirs mais nul doute qu'ils prendront un sacré essor dans le deuxième épisode. Le jeu est donc exceptionnel au même titre que les autres oeuvres Telltale, si vous aimez le développeur n'hésitez pas.

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

    Cependant comme tout jeu il y a des défauts. Cela peut paraître logique mais je le précise quand même : il est préférable de bien connaître l'univers original avant de jouer à Tales from the Borderlands. Une adaptation ne prend son sens réel que quand on peut la comparer à l'oeuvre originale. De plus, et c'est malheureusement habituel avec Telltale, le jeu n'est pas traduit en français, il faudra se contenter d'une version anglaise toutefois excellente. Enfin dernier point, le jeu souffre parfois d'un niveau technique daté. Là encore c'est une habitude avec Telltale et ce n'est plus excusable. Le studio scénarise et met en scène à la perfection mais j'ai carrément l'impression qu'il se repose sur ses lauriers. Attention donc. Si vous êtes cependant capables de passer outre ces problèmes alors n'hésitez pas, pour 5€ l'épisode ou 20€ le season pass cela vaut vraiment le coup. Un pur moment de comédie parfaitement adapté.

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

    Graphismes : 17/20

    Gameplay : 18/20

    Durée de vie : 15/20

    Bande-son : 20/20

    Scénario : 19/20

    Note finale : 18/20

    Tales from the Borderlands : Episode 1 - Zer0 Sum

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  • Salut à tous, juste un petit message pour vous prévenir que dû à un contre-temps imprévisible, je n'écrirai pas d'articles ce week-end. De plus, ayant une épreuve lundi et mardi il n'y aura pas non plus d'articles ces jours là. Le blog reprendra donc son activité mercredi 17 décembre. Bonne fin de week-end à tous.

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