• On se retrouve pour clore la saison des chroniques du samedi et pour cet événement, j'ai choisi de parler de ce qui est à mes yeux le meilleur studio d'animation américain : Pixar.

    Pixar Animation Studios

    Date de création : 3 février 1986

    Fondateurs : Steve Jobs, John Lasseter

    Milieux : Films d'animation / Courts-métrages

     

     

     

    Partie I : L'historique

    De Graphics Group à Pixar Animation Studios

    Si la date officielle de création de Pixar est fixée au 3 février 1986 l'historique de la société remonte pourtant bien plus loin, en 1979 plus précisément. A ce moment là la société se nomme Graphics Group et est une branche de la division informatique de Lucasfilms Ltd, la société de George Lucas(papa de Star Wars entre autres, un génie). Cette branche a vue le jour grâce à l'embauche chez Lucasfilm d'Edwin Catmull, du New York Institute of Technology. C'est lui qui a apporté cette volonté de révolutionner le monde du graphisme dans le cinéma. Durant les premières années d'existence de Graphics Group, la société travaille sur des effets spéciaux et des séquences d'animation des films de Lucas. Comptant environ 45 employés, elle se fait remarquer par la sortie d'un court-métrage expérimental en 1984 : Les Aventures d'André et Wally B. Cependant malgré son personnel talentueux, la société ne persiste pas dans l'animation pure et dure. Il faudra attendre deux années supplémentaires pour voir émerger Pixar. Dès 1983, George Lucas subit des difficultés financières du fait de films à succès modérés et surtout d'un divorce. Ayant besoin d'argent, il cède plusieurs parts de ses sociétés. C'est donc comme ça que le fondateur et ancien membre d'Apple Steve Jobs rachète Graphics Group à son compte pour la somme de 5 millions de dollars en 1986. Dans la foulée il dépense de nouveau 5 millions pour créer un capital propre à la société et la renomme Pixar. Elle est officiellement enregistrée sous ce nom le 3 février 1986 et est sous la direction d'Edwin Catmull et Alvy Ray Smith, Steve Jobs étant à la fois Président du Conseil d'Administration et Directeur général des opérations.

    Mais Pixar n'est pas Pixar Animation Studios. A l'origine la société est une entreprise de matériel informatique haut de gamme dont le principal produit est le Pixar Image Computer, un système vendu essentiellement à des organismes gouvernementaux ou des entreprises du secteur médical. L'un des principaux acheteurs du Pixar Image Computer était alors Disney qui s'en servait afin de faire évoluer sa technique d'animation vers plus de simplicité et d'efficacité. Malheureusement et en dépit de qualités graphiques indéniables, le Pixar Image Computer ne se vend pas bien. La société est proche de la faillite seulement deux ans après sa création officielle. C'est à ce moment là que sort de l'ombre un homme qui va devenir le porte-étendard du studio : John Lasseter. Ce dernier, qui a réalisé plusieurs petits films d'animation au sein de Graphics Group pour montrer l'évolution de leurs techniques décide de présenter ses travaux crées sur le Pixar Image Computer à la SIGGRAPH, le plus grand séminaire de l'industrie de l'infographie. Si de prime abord le public ne se montre pas très intéressé, force est de constater que dans l'ombre, beaucoup d'éminents membres de l'industrie changent d'avis sur les capacités du studio et plus globalement, du milieu de l'animation. Pour palier à la crise financière qui secoue Pixar, un service animation est crée et Lasseter en est nommé dirigeant. Ce service devait alors réaliser plusieurs pubs en animation afin de ramener les finances de la société au beau fixe. Grâce aux conseils de Disney, qui reste un partenaire prioritaire de Pixar le département animation de Lasseter se fait remarquer avec des pubs pour Tropicana, Listerine et Life Savers. Mais cela ne suffit pas et en avril 1990, la société doit se séparer de son département informatique. Les animteurs qui restent quittent alors le bâtiment de Lucasfilm dans lequel ils sont hébergés pour rejoindre leurs propres bureaux à Richmond, toujours en Californie.

    N'étant plus peuplé que d'animateurs de talents et devant trouver un partenaire financier pour survivre, Pixar signe un contrat de trois films d'animation avec Disney. Mais le studio coûte tellement cher que Jobs envisage de le vendre, ce qu'il ne fera pas grâce à l'intervention de Disney qui le rassure. Lasseter doit alors convaincre tout le monde avec un seul film s'il veut sauver le studio. Il a alors l'idée d'un film qui ferait prendre vie aux jouets des enfants du monde entier. C'est ainsi qu'est née l'idée de Toy Story. Après plus de trois ans de travail acharné le film sort enfin. Toy Story nous conte l'histoire de Woody le cowboy, jouet préféré du petit Andy, qui se voit confronté à l'arrivée de Buzz l'éclair, le nouveau jouet à la mode. Délaissé par le petit garçon, le cowboy prépare alors sa revanche contre le ranger intergalactique. Mais le déménagement de la famille d'Andy pourrait bien forcer les deux rivaux à collaborer, pour le meilleur et pour le pire. Considéré comme le pionnier des films d'animation en 3D et en images de synthèse Toy Story remporte un succès commercial exceptionnel avec 350 millions de dollars de recettes brutes à travers le monde et surtout un succès d'estime unique avec notamment 100% de critiques positives sur Rotten Tomatoes. Pixar Animation Studios est officiellement né. Tout de suite, Jobs et Lasseter profitent de l'occasion pour signer un contrat avec Disney pour co-produire cinq longs métrages d'animation en images de synthèse dans les dix prochaines années. Mieux, Disney achète 5% de Pixar, lui assurant ainsi une certaine sécurité. L'argent empoché permet alors à Pixar d'emménager dans de nouveaux locaux au 1200 Park Avenue à Emeryville, désormais nommé Pixar Campus. Une légende est née.

    Pixar Animation Studios

     

    L'entrée fracassante de Pixar dans le monde de l'animation

    Après l'excellent Toy Story, Pixar continue d'honorer son premier contrat avec Disney en réalisant deux nouveaux films d'animation. En 1998 sort le génial 1001 pattes de John Lasseter et Andrew Stanton. Le film raconte l'histoire d'une fourmi maladroite à cause de qui les ressources de la fourmilière ont été détruites. Afin d'échapper à la sanction des terrifiants  criquets qui les prennent en otage, Tilt part donc recruter des mercenaires pour sauver sa colonie. Sorti presque en même temps que le très bon Fourmiz, 1001 pattes remporte lui aussi un gros succès, commercial comme critique. L'année d'après marque le retour de Woody, Buzz et tous leurs amis sur grand écran avec Toy Story 2, par John Lasseter, Ash Brannon et Lee Unkrich. Initialement le film devait sortir directement en vidéo mais il était considéré comme tellement bon que sa sortie au cinéma fut actée, et à raison. Le film est un carton, avec plus de 450 millions de recettes il obtient également 100% de critiques positives sur Rotten Tomatoes faisant des Toy Story la série de films la plus populaire du site. 

    Malheureusement si tout semble bien aller pour Pixar ce n'est pas vraiment le cas. Les premiers désaccords avec Disney naissent alors. En effet Toy Story 2 devait uniquement sortir en vidéo ce qui l'excluait du contrat signé avec Disney. Mais suite à la décision de le sortir au cinéma, Disney a continué à refuser de l'inclure dans le contrat ce qui obligea Pixar à produire un film supplémentaire par rapport à ce qui était prévu sur le planning. Un film de plus sans budget propre et avec très peu de temps consacré à son élaboration. Un challenge difficile pour Pixar donc. Qu'à cela ne tienne, cela ne fait pas peur à Lasseter et à son équipe. Ces derniers sont motivés et talentueux et ne craignent donc pas l'échec. Et ils ont raison puisqu'ils enchaîneront carton sur carton.

    En 2001 sort Monstres et Cie réalisé par Pete Docter, assisté par Lee Unkrich et David Silverman. Nommé plusieurs fois aux Oscars et détenteur de l'Oscar de la meilleure chanson le film est un carton monumental et vole la vedette à presque tous ses concurrents occidentaux. Dès lors, Pixar est surveillé par tous les studios du monde et devient une référence de l'animation 3D. Deux ans après sort Le Monde de Nemo, nouveau succès gigantesque. Le film est réalisé par Lee Unkrich et Andrew Stanton et présente la quête désespérée d'un père poisson-clown à la recherche de son film disparu. Détenteur de l'Oscar du meilleur film d'animation en 2004 Le Monde de Nemo réalise plus de 850 millions de dollars de recettes et devient culte. Enfin en 2004 sort Les Indestructibles, réalisé par l'autre grand réalisateur du studio Brad Bird. Le film est lui aussi un succès critique et commercial.

    Pixar Animation Studios

     

    Les premiers conflits avec Disney

    Après la sortie des Indestructibles, il ne restait plus qu'un seul film à produire pour Pixar dans le cadre de son contrat avec Disney. Les deux sociétés ayant gagné beaucoup d'argent grâce à leur entente, de nouvelles négociations furent ouvertes. Pixar souhaitait un contrat plus équitable car dans le précédent, la société de Jobs achevait 80% du travail et laissait simplement la distribution et le marketing à Disney, le tout pour seulement 50% des recettes. Cette affaire de contrat et la mauvaise entente sur Toy Story 2 provoqua de nombreuses tensions entre les deux firmes. Le point le plus important étant que Pixar ne conservait pas les droits sur les histoires et les personnages qu'il créait. Les négociations furent donc sèches, Pixar rédigea un nouveau contrat dans lequel Disney ne s'occuperait que de la distribution, n'ayant plus aucun droit sur les oeuvres du studio de Jobs et ne touchant que 10 à 15% des revenus. Disney refusa catégoriquement de tels accords. Pour faciliter les choses, Jobs et Michael Eisner, PDG de Disney, se cherchent mutuellement dans les médias. Jobs annonce être à la recherche d'un autre partenaire alors qu'Eisner annonce la création de Circle 7 Animation, un studio censé produire Toy Story 3(c'est à dire une oeuvre Pixar à la base). C'est dans cette période mouvementée qu'est annoncé le prochain film de Pixar et donc dernier film du contrat avec Disney : Cars. A ce moment là Jobs annonce qu'il est bien le dernier film produit avec Disney et cherche de nouveaux partenaires. Le patron en profite également pour changer les règles qui avaient jusque là été imposées par Disney, par exemple il annonce ne plus vouloir produire de films en fin d'année mais plutôt durant l'été afin de profiter d'un public plus large et d'une possibilité de sortie de DVD au moment de la période de Noël. En gros il décide de concurrencer Disney. Finalement fin 2004 les deux studios rompent tout contact en attendant Cars.

    Mais les négociations reprennent dès octobre 2005 avec le départ de Michael Eisner et l'arrivée en tant que PDG Disney de Robert Iger. Celui-ci s'entend nettement mieux avec Jobs et accorde plusieurs demandes à Pixar. Mais finalement une énorme nouvelle survient fin 2005 : Disney veut racheter Pixar. Ce qui devait donc être une simple entente devient une unification(et non une fusion, Pixar étant toujours une entité distincte de Disney). Dès janvier 2006 Disney annonce le lancement d'une opération boursière visant à acheter Pixar pour 7,4 milliards de dollars. En signe d'apaisement, le studio Circle 7 Animation est fermé le 21 mars. Le 5 mai, c'est officiel, Pixar est désormais une branche de Disney ce qui satisfait tous les bords. En juin Cars sort et remporte un excellent succès en surfant sur la vague médiatique créée par ces événements.

    A la suite de ce rachat, la situation des têtes de Pixar change. Jobs perd ses postes chez Pixar mais devient le plus gros actionnaire de Disney avec 7% des parts(bien loin devant son "meilleur ami" Michael Eisner) et membre du CA de Disney en tant que non-indépendant. Lasseter devient quant à lui directeur de la création pour Pixar mais aussi pour Disney ainsi que conseiller créatif de Walt Disney Imagineering qui conçoit et construit les parcs d'attraction Disney. Enfin Catmull devient PDG de Pixar et de Walt Disney Animation Studios ainsi que membre du CA de Disney. Mais qu'on ne s'y trompe pas, malgré les apparences et les doubles postes, Pixar reste une entité indépendante qui jouit d'une totale autonomie dans ses créations et dans sa politique de ressources humaines. Malgré cela les deux sociétés d'animation travaillent conjointement sur un nouveau projet : Ratatouille, prévu pour 2007. Encore une fois c'est un succès. Les affaires se calment et Pixar redevient un studio d'animation adoré du public et non un sujet médiatique de discorde.

    Pixar Animation Studios

     

    Pixar sur le devant de la scène

    A partir du début de l'année 2008 Pixar entame un processus de communication assez travaillé. On entend alors parler d'un futur Toy Story, d'une suite à Cars ou encore à Monstres et Cie et plusieurs rumeurs lancées par le studio ou non trouvent des échos dans les médias. Cette politique instaurée par le nouveau directeur général de Pixar et producteur du prochain film du studio Jim Morris fonctionne très bien et permet au studio de rester sur le devant de la scène même en période creuse. 2008 est aussi marqué par la sortie de l'exceptionnel WALL-E, film réalisé par Andrew Stanton et produit par Jim Morris. Véritable carton, ce dernier fait passer une bonne partie des productions Pixar et Disney pour de la fiente. L'année d'après c'est à Là-haut de rafler tous les succès. Même si le film marche moins que ce qui était attendu, les résultats sont excellents et Pixar reste au sommet de l'animation américaine. 2009 est aussi marqué par un conflit entre Pixar/Disney et la société Luxo au sujet de la commercialisation des produits Luxo Jr.(la lampe symbole de Pixar, personnage crée en 1986 dans un court-métrage). Le tout se règle hors caméra par un beau gros chèque. 

    Mais le gros événement de la décennie n'est rien d'autre que la sortie en 2010 de Toy Story 3, le film d'animation le plus attendu depuis le début des années 2000. Avec des centaines de rumeurs à son sujet, plusieurs dizaines de dates de sorties faussement annoncées depuis 2000 et une attente incroyable des fans, le film sortait déjà gagnant avant même sa sortie. Et avec 1 milliard de dollars de recettes Toy Story 3 prouve bien que l'attente était insoutenable. Le film est, jusqu'à l'arrivée de La Reine des Neiges, le plus gros succès du cinéma d'animation. Avec 99% de critiques positives sur Rotten Tomatoes, il n'est toutefois pas considéré comme aussi bon que ses deux grands frères(mais ça se joue à très peu disons le). En 2011 c'est un autre carton qui débarque avec Cars 2. Cependant le succès critique suit beaucoup moins et il s'agit sans doute du moins bon film du studio pour ses fans, même s'il s'en sort plutôt bien. Heureusement la pente est remontée en 2012 avec l'excellent Rebelle qui réalise presque 600 millions de dollars de recettes et en 2013 avec la préquelle de Monstres et Cie nommée Monstres Academy. Les deux films sont d'un très haut niveau et remporte l'adhésion du public sans difficulté. Enfin parmi les gros succès du studio on peut citer Vice Versa qui, depuis sa sortie en juin 2015 réalise une performance incroyable. Sans doute un futur oscarisé. Malheureusement dans un registre beaucoup moins joyeux, depuis 2013 Pixar subi quelques difficultés professionnelles qui l'oblige à renvoyer un certain nombre d'employés. Près de 200 d'entre eux ont quitté le studio, que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis.

    Au niveau des actualités nous ne reparlerons pas de Vice Versa qui cartonne suffisamment mais des futurs films du studio annoncés entre 2013 et aujourd'hui. On attend donc Le Voyage d'Arlo pour novembre(décembre en France), film de dinosaures qui du fait de son retard a coûté sa place à une soixantaine d'employés. Le Monde de Dory pour 2016, qui se déroule donc en parallèle du Monde de Nemo. On attend également Toy Story 4 pour 2017 avec enfin le grand retour de Lasseter aux commandes. Puis Les Indestructibles 2(qu'on nous promet depuis 2005) et Cars 3 pour 2018. De plus, Pixar est assez actif au niveau des courts-métrages et certains devraient voir le jour cette année et en 2016. Voilà donc pour ce géant de l'animation qu'est Pixar, à mes yeux le meilleur studio occidental. Personnellement j'attend beaucoup Les Indestructibles et Toy Story 4. A voir donc.

    Pixar Animation Studios

     

     

    Partie II : Le style

     Niveau style c'est simple, Pixar est le maître de l'animation en 3D et en images de synthèse. Avec ce studio c'est propre, léché et ultra dynamique. C'est également la plus belle animation disponible en occident et probablement dans le monde à l'heure actuelle. La technologie de pointe est donc présente dans chaque long-métrage signé Pixar. Cependant le studio se distingue aussi par une mise en scène énergique, novatrice et par des animateurs de talent aux idées rarement réalisables mais ô combien exceptionnelles une fois le niveau technologique requis atteint. Sinon en terme de scénarios ou de genre rien à noter. Les films Pixar sont des films très grand public et abordent donc des thèmes légers et enfantins et des émotions vraies et naturelles, ce qui plait à tout le monde. 

     

    Partie III : Les membres

     

    Parmi les membres les plus influents ou talentueux on peut citer :

    - Steve Jobs bien sûr. Décédé le 5 octobre 2011 il fut le fer de lance de Pixar pendant longtemps ainsi que son fondateur.

    - John Lasseter, considéré comme le Hayao Miyazaki américain. Il a réalisé Toy Story 1 et 2, 1001 pattes et Cars et reviendra en 2017 avec Toy Story 4. Il est également scénariste sur plusieurs films Pixar, dont ceux qu'il a réalisé et producteur délégué sur tous les films du studio. Il s'agit sans conteste du réalisateur le plus brillant actuellement chez Pixar et Disney.

    - Andrew Stanton, réalisateur de génie et ami de Lasseter. Il a notamment co-réalisé 1001 pattes et Le Monde de Nemo et réalisé WALL-E ou John Carter(pour Disney). Il reviendra en 2016 avec Le Monde de Dory. Il est également doubleur, animateur, producteur et scénariste.

    - Pete Docter, fameux réalisateur qui a notamment crée Monstres et Cie, Là-haut et Vice Versa. Il est également scénariste, doubleur, producteur et animateur.

    - Lee Unkrich, réalisateur qui a notamment bossé sur la trilogie Toy Story(il a réalisé le troisième), sur 1001 pattes, Monstres et Cie, Le Monde de Nemo ou encore Cars.

    - David Silverman, assistant réalisateur sur Monstres Cie. Il est aujourd'hui connu pour être l'un des réalisateurs principaux des Simpson et le réalisateur du film adapté de la série.

    - Brad Bird, réalisateur de génie qui a travaillé sur les Simpson, Les Indestructibles, Ratatouille mais aussi les films live Mission Impossible : Protocole Fantôme et A la Poursuite de Demain. Il est aussi scénariste, producteur et doubleur.

    - Dan Scanlon, animateur régulier chez Pixar et réalisateur de Monstres Academy.

    - Jim Morris, producteur et directeur général de Pixar.

    - Edwin Catmull, PDG du studio et pionnier de l'animation utilisée par le studio.

    - Bob Peterson, animateur et co-réalisateur de Là-haut.

    - Brad Lewis, producteur de Ratatouille mais aussi Fourmiz.

    - Brenda Chapman, animatrice et réalisatrice de l'un des premiers DreamWorks Le Prince d'Egypte et co-réalisatrice de Rebelle.

    - Mark Andrews, animateur et co-réalisateur de Rebelle.

    Et plein d'autres.

    Pixar Animation Studios

    John Lasseter

    Partie IV : L'oeuvre

    Films d'animation

    1995 : Toy Story de John Lasseter

    1998 : 1001 pattes de John Lasseter et Andrew Stanton

    1999 : Toy Story 2 de John Lasseter

    2001 : Monstres et Cie de Pete Docter, David Silverman et Lee Unkrich

    2003 : Le Monde de Nemo de Andrew Stanton et Lee Unkrich

    2004 : Les Indestructibles de Brad Bird

    2006 : Cars de John Lasseter et Joe Ranft

    2007 : Ratatouille de Brad Bird et Jan Pinkava

    2008 : WALL-E de Andrew Stanton

    2009 : Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson

    2010 : Toy Story 3 de Lee Unkrich

    2011 : Cars 2 de John Lasseter et Brad Lewis

    2012 : Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman

    2013 : Monstres Academy de Dan Scanlon

    2015 : Vice Versa de Pete Docter

    2015 : Le Voyage d'Arlo de Peter Sohn

    2016 : Le Monde de Dory de Andrew Stanton

    2017 : Toy Story 4 de John Lasseter

    2018 : Les Indestructibles 2

    2018 : Cars 3

     

    Courts-métrages

    1984 : Les Aventures d'André et Wally B. de Alvy Ray Smith

    1986 : Luxo Jr. de John Lasseter

    1987 : Red's Dream de John Lasseter

    1988 : Tin Toy de John Lasseter

    1989 : Knick Knack de John Lasseter

    1997 : Le Joueur d'échecs de Jan Pinkava

    2000 : Drôles d'oiseaux sur une ligne à haute tension de Ralph Eggleston

    2002 : La Nouvelle voiture de Bob de Pete Docter et Roger Gould(complément de Monstres et Cie)

    2003 : Saute-mouton de Bud Luckey

    2005 : L'Homme-orchestre de Mark Andrews et Andrew Jimenez

    2005 : Baby-sitting Jack Jack de Brad Bird(complément des Indestructibles)

    2005 : M. Indestructible et ses copains de Roger Gould(complément des Indestructibles)

    2006 : Extra-terrien de Gary Rydstrom

    2006 : Martin et la lumière fantôme de John Lasseter et Dan Scanlon(complément de Cars)

    2007 : Notre ami le rat de Jim Capobianco(complément de Ratatouille)

    2008 : Presto de Doug Sweetland

    2008 : BURN-E de Angus MacLane(complément de WALL-E)

    2009 : Passages nuageux de Peter Sohn

    2009 : Doug en mission spéciale de Ronnie del Carmen(complément de Là-haut)

    2009 : George et A.J. de Josh Cooley(complément de Là-haut)

    2010 : Jour Nuit de Teddy Newton

    2011 : La Luna de Enrico Casarosa

    2012 : La Légende Mor'du de Brian Larsen(complément de Rebelle)

    2013 : Le Parapluie Bleu de Saschka Unseld

    2013 : Party Central de Kelsey Mann(complément de Monstres Academy)

    2015 : Lava de James Ford Murphy(complément de Vice Versa)

     

    Dessins animés

    2008-2013 : Cars Toons

    2011-2014 : Toy Story Toons

    Pixar Animation Studios

     

    Partie V : Récompenses

     Courts-métrages

    Oscar du meilleur court-métrage d'animation pour Tin Toy, Le Joueur d'échecs et Drôles d'oiseaux sur une ligne à haute tension.

    Longs-métrages

    Oscar de la contribution spéciale et Annie Award du meilleur film d'animation pour Toy Story.

    Golden Globe de la meilleure comédie ou comédie musicale et Annie Award du meilleur film d'animation pour Toy Story 2.

    Oscar du meilleur film d'animation et Annie Award du meilleur film d'animation pour Le Monde de Nemo et Les Indestructibles.

    Golden Globe et Annie Award du meilleur film d'animation pour Cars.

    Oscar, Golden Globe et Annie Award du meilleur film d'animation pour Ratatouille.

    Oscar et Golden Globe du meilleur film d'animation pour WALL-E, Là-haut, Toy Story 3 et Rebelle.

    Pixar Animation Studios

     

    Voilà donc qui clôture en beauté cette deuxième saison des chroniques du samedi. J'espère que vous aurez apprécié ces articles et je vous donne rendez-vous d'ici quelques mois pour une troisième saison.

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  • On se retrouve pour cette avant dernière semaine de chroniques pour parler d'un petit studio brillant qui a travaillé sur de nombreux chefs-d'oeuvres : le studio Deen.

    Studio Deen

     

    Date de création : 14 mars 1975

    Fondateur : Hiroshi Hasegawa

    Milieux : Animes / Films d'animation

     

    Partie I : L'historique

     

    La naissance difficile d'un pro de l'animation

    L'histoire de Deen commence véritablement en 1972 à l'occasion de l'ouverture d'un autre studio d'animation devenu aujourd'hui mythique : la Sunrise(célèbre dans le milieu de la science-fiction avec notamment la licence Mobile Suit Gundam). Hiroshi Hasegawa est un jeune employé de la Sunrise plein d'ambitions et d'espoir pour l'avenir. Plutôt sociable, il devient relativement proches des autres young lions du studio et met pas mal d'énergie dans la recherche d'une symbiose entre les employés. Malheureusement après trois ans au sein du studio la situation d'Hasegawa n'a pas évoluée, de même que beaucoup d'autres jeunes. Tout du moins elle n'a pas évoluée comme il l'aurait voulu, en effet la révolution des moeurs de 1968 donnait parfois l'impression aux jeunes que tout serait rapidement accessible, ce qui était bien évidemment faux, la progression se faisant longue mais plus ouverte. Hasegawa a alors l'idée de fonder son propre studio d'animation. Il en parle à ses amis qui pour beaucoup décident de le suivre. Le 14 mars 1975, le Studio Deen est crée à Musashino, dans la préfecture de Tokyo. Cependant Hasegawa se rend compte maintenant qu'il est président de Deen qu'il ne faut pas aller trop vite, les choses doivent se faire à leur rythme. Pour ne pas se brûler les ailes, il décide de transformer Deen en studio de sous-traitance pendant quelques années, afin de gagner suffisamment d'expérience pour ne pas exploser en vol quand il rejoindra le marché de la concurrence. Jusqu'à la fin de l'année 1981 Deen exercera donc des fonctions diverses et variées dans l'animation pour d'autres studios. Il accomplira diverses missions sur les films Doraemon par exemple. Les choses se passent plutôt bien et même s'il n'est pas connu, le studio survit pendant ces six années.

    Mais tout change lorsque le studio Pierrot, célèbre aujourd'hui pour GTO, Bleach, Hikaru no Go ou Naruto, lui propose une collaboration. Une vraie collaboration et non une sous-traitance. Ensemble ils travaillent sur Lamu, l'adaptation du manga Urusei Yatsura de Rumiko Takahashi. Tout se passe bien jusqu'au milieu de l'année 1984. En effet Mamoru Oshii, réalisateur de l'anime quitte son poste et s'en va pour réaliser son propre film : Tenshi no Tamago(qu'il réalisera avec Deen en 1985). C'est donc le studio Deen qui, profitant de l'occasion, reprend les commandes. La fin de la série et les films 3 et 4 de Lamu sont donc gérés par le studio de Musashino qui fait de l'excellent travail. Trouvant le résultat extrêmement bon, Rumiko Takahashi et ses éditeurs insisteront alors pour que Deen prenne en charge les animes adaptés des oeuvres de la mangaka. C'est ainsi qu'après des années de galère, Deen réalise Maison Ikkoku, anime qui durera jusqu'en 1988. La carrière du studio est lancée.

    Studio Deen

     

    Une montée en puissance triomphale

    Voyant une occasion inespérée d'améliorer son statut, Deen entame la série Maison Ikkoku avec un sérieux exemplaire. Désormais sur le marché de l'animation en tant que studio créateur et non studio pantin il effectue un petit recrutement pour garantir un peu plus son succès. Et jusqu'en 1990, les projets seront peu nombreux mais auront effectivement un grand succès. Après Maison Ikkoku viennent les OAV Twilight Q et Patlabor(en collaboration avec Mamoru Oshii), l'anime F et surtout Ranma 1/2 qui va connaître un succès fou. L'excellent travail de Deen et la très bonne entente du studio avec Mamoru Oshii va également faire naître le premier film Patlabor en juillet 1989. Un autre carton. Sans surprise, Deen va intégrer les petits papiers de la plupart des producteurs et éditeurs influents du pays qui vont y voir une mine d'or. Désormais débarrassé des inquiétudes financières, le bébé d'Hasegawa va se voir confier plusieurs projets, du modeste à l'imposant. Les années 90 vont se montrer particulièrement fastes avec le studio de Musashino. 

    En vrac on peut citer les animes Super Zugan, DNA², Le Violoniste de Hamelin, You're Under Arrest(qui sera adapté en film), Eatman, Ehrgeiz, Kenshin le Vagabond, Hoshin Engi, Rokumon, Gravitation, Star Ocean EX et aussi l'excellent Fruits Basket. Des OAV You're Under Arrest et Kenshin le Vagabond rejoindront cette longue liste. De 1992 à 2001, Deen a donc été très occupé et a livré plusieurs des plus gros succès de l'animation japonaise de l'époque. Je pense notamment à Kenshin, Fruits Basket et Gravitation qui sont devenus cultes. Désormais en possession de la confiance des éditeurs Deen insiste pour se diversifier et travailler sur des projets plus ambitieux, que ce soit par le potentiel commercial, le niveau d'animation ou la variété de genres. Un plan interne est alors établi afin d'optimiser les compétences par secteurs. Encore aujourd'hui je ne sais pas exactement quels ont été les effets de ce plan mais c'est une étape apparemment importante dans la vie du studio. Quoiqu'il en soit le premier anime produit par Deen après cette décision fut Rave Master, l'adaptation de Rave d'Hiro Mashima. Le succès de Kenshin le Vagabond a quant à lui donné une certaine réputation à Deen dans le milieu des animes de samouraïs. On ne s'étonnera donc pas de voir Samurai Deeper Kyo sortir de chez eux. King of Bandit Jing, Get Backers et Weiss Kreuz Glühen auront aussi été bossés par Deen, en solo ou en collaboration. Au début des années 2000, Deen va très bien et travaille sur énormément de projets. La situation financière est bonne, même très bonne et les collaborations sont nombreuses. Pourtant ses plus gros succès sont encore à venir.

    Studio Deen

     

    L'apogée Deen : 2005-2009

    Conscient que le nombre ne signifie pas la qualité, Hasegawa souhaite un meilleur choix de son bébé dans ses projets futurs. Dès lors, Deen se mettra à refuser certains animes pour en réaliser d'autres. Cette sage décision est en réalité la conséquence d'une impossibilité de Deen de réaliser un anime faute de temps. Cet anime a été confié à un autre studio et a connu un succès planétaire qui a fait grimper en flèche la popularité dudit studio. Quel est cet anime ? Quel est ce studio ? Hasegawa s'est toujours refusé à le dire mais toujours est-il que ça l'a marqué. Par conséquent Deen fait toujours en sorte d'avoir une partie du planning libre depuis. Désormais, le studio sélectionne ses projets avec sagesse. Le premier d'entre eux est la Loi d'Ueki, il est suivi d'Amenaide Yo !! et de la Fille des Enfers(que je regarde en ce moment, pas mal du tout). En janvier 2006, un autre de ses bébés débarque sur les écrans : Fate/stay night. L'anime est très apprécié et récolte un succès critique et commercial dantesque. Idem pour la suite d'Amenaide yo !! et pour le nouveau projet réalisé en collaboration avec 07th Expansion : Hinamizawa le village maudit(Higurashi no naku koro ni). L'anime choque, impressionne et est le sujet favoris des fans en 2006. Certains médias en parlent même pour décrier la violence dans les mangas(pauvres petits journalistes...). Quoiqu'il en soit le coup de pub est énorme et Hinamizawa cartonne. La seconde saison débarque en 2007, au milieu d'un grand nombre de productions Deen. Toutes remportent un gros succès, au Japon comme à l'étranger. Fin 2007 c'est la suite de You're Under Arrest qui connait un fort engouement du public. Là aussi c'est une réussite impressionnante qui va de paire avec de la vente de goodies en masse. En 2008 bon nombre de suites sont diffusées sur les écrans, preuve de l'immense succès des animes Deen. On voit toutefois sortir du lot Vampire Knight et Amatsuki !, deux oeuvres originales et fort appréciables. 

    Et ça continue comme ça encore un bon moment. Je ne vais pas citer tous les succès mais Deen réalise un sans faute, 100% de réussite. A n'en pas douter, Deen est une mine d'or entre 2005 et 2009. De ces années je retiendrai surtout les Higurashi, Umineko no naku koro ni du même studio de VN et bien évidemment Hetalia, série comique de génie qui va durer jusqu'en 2011. Cependant depuis 2010 le studio ralenti un peu au niveau des animes, il connait également des succès moins importants voire même des échecs légers. Rien de grave surtout qu'il produit également 07-Ghost, Nura, Sankarea, Rozen Maiden ou la suite de Junjo Romantica mais tout de même, c'est moins tape-à-l'oeil qu'avant. Parmi les grosses erreurs je citerai toutefois l'anime Pupa dont vous pouvez lire l'article sur ce blog. Une immense erreur qui va notamment beaucoup coûter à Deen. 

    Par contre nouvelle chose depuis 2010, Deen produit ses propres films à commencer par Fate/stay night : Unlimited Blade Works et Hetalia - le film. Un moyen-métrage Kenshin le Vagabond a suivi ainsi que le film Sekaiichi Hatsukoi Movie en 2014. Peut-être un nouveau filon à exploiter ? Quoiqu'il en soit Deen reste un acteur majeur de l'anime au Japon et dans le monde, c'est une certitude. Même si son apogée est passée le studio est confortablement installé, il n'a jamais connu de gouffre financier ou même de problème interne majeur et fonctionne selon une routine bien rodée depuis plus de quinze ans. Assez peu de nouvelles concernant son avenir ont été données mais nul doute qu'il nous fera quelque chose de magistral en 2015 et par la suite. Un excellent studio qui brille par son talent et sa discrétion.

    Studio Deen

     

     

    Partie II : Le style

    Absolument rien de notable ici. Deen n'a pas de style particulier, il s'agit d'un studio qui ne marque pas par son travail visuel mais par sa manière de fonctionner. Une manière bien rodée qui laisse de la place à la liberté créative sans toutefois permettre toutes les folies. On reconnait également Deen par ses choix, sa manière de communiquer et sa variété. Mais sinon rien ne permet de reconnaître une oeuvre Deen d'un simple coup d'oeil. Le studio laisse les réalisateurs travailler comme leur semble sur l'aspect visuel mais aussi musical. Il n'intervient réellement dans le processus de création que lors de la phase sélection et définition du projet et dans la scénarisation. On peut donc dire qu'une fois les bases fixées par Deen, l'équipe est totalement libre de faire comme elle le souhaite. Bien évidemment au vu des moyens financiers du studio, bon nombre de techniques d'animation peuvent être employées ce qui laisse une certaine marge de possibilités. Pour le reste le seul élément commun aux oeuvres Deen reste pour moi la qualité. Tout simplement.

    Studio Deen

     

    Partie III : Les membres

    Parmi les membres les plus influents et connus du studio on citera :

    -Hiroshi Hasegawa bien sûr, fondateur et CEO du studio. Il est notamment l'un des principaux esprits créatifs de Deen et un scénariste à ses heures.

    -Mamoru Oshii qui a réalise plusieurs OAV et deux films en collaboration avec Deen. C'est l'un des grands amis du studio.

    -Kazuhiro Furuhashi, réalisateur de You're Under Arrest, Kenshin le Vagabond ou encore Get Backers.

    -Hiroshi Watanabe, réalisateur secondaire, entre autres sur Detective Loki, La Loi d'Ueki et Tactics.

    -Junji Nishimura, fameux réalisateur de Ranma 1/2, Simoun ou Samurai Deeper Kyo.

    -Mariko Oka, grande chara-designer japonaise.

    -Yuuji Yamaguchi, réalisateur de Fate/stay night.

    -Toshifumi Kawase, réalisateur mais surtout scénariste.

    -Chiaki Kon, réalisateur d'Higurashi et Junjo Romantica.

    -Atsuko Nakajima, chara-designer sur Ranma 1/2 et You're Under Arrest.

    Studio Deen

     

    Partie IV : L'oeuvre

     Animes

    1984-1986 : Lamu(épisodes 130 à 195)

    1986-1988 : Maison Ikkoku(96 épisodes)

    1988 : F(31 épisodes)

    1989-1992 : Ranma 1/2(161 épisodes)

    1992-1993 : Super Zugan(21 épisodes)

    1994 : DNA²(avec Madhouse)(12 épisodes)

    1995 : Zenki(51 épisodes)

    1995-1996 : Kuma no Puutarou(30 épisodes)

    1996-1997 : Le Violoniste de Hamelin(25 épisodes) et You're Under Arrest(47 épisodes)

    1997 : Eatman(12 épisodes), Haunted Junction(12 épisodes), Misutenaide Daisy(12 épisodes) et Ehrgeiz(12 épisodes)

    1997-1998 : Kenshin le Vagabond(épisodes 68 à 95)

    1998 : AWOL(12 épisodes), Weiss Kreuz(25 épisodes), Shadow Skill - Eigi(26 épisodes), Urayasu Tekkin Kazoku(33 épisodes) et Eatman 98(12 épisodes)

    1999 : Eden's Bowy(26 épisodes) et Hoshin Engi(26 épisodes)

    2000 : Rokumon(51 épisodes)

    2000-2001 : Gravitation(13 épisodes)

    2001 : Hakaima Sadamitsu(10 épisodes), You're Under Arrest S2(26 épisodes), Star Ocean EX(26 épisodes), Fruits Basket(26 épisodes) et Kokoro Library(13 épisodes)

    2001-2002 : Rave Master(51 épisodes)

    2002 : King of Bandit Jing(13 épisodes) et Samurai Deeper Kyo(26 épisodes)

    2002-2003 : Full Moon wo sagashite(52 épisodes), Get Backers(49 épisodes), Bomberman Jetters(52 épisodes) et Weiss Kreuz Glühen(13 épisodes)

    2003 : MOUSE(13 épisodes), Detective Loki(26 épisodes), Yami to Boushi to Hon no Tabibito(13 épisodes)

    2003-2004 : R.O.D - The TV- (avec J.C. Staff)(26 épisodes)

    2004 : Yumeria(12 épisodes), Maria-sama ga miteru(13 épisodes), Diamond Daydreams(12 épisodes) et Maria-sama ga Miteru Haru(13 épisodes)

    2004-2005 : AM Driver(51 épisodes), Zipang(26 épisodes), Tactics(25 épisodes)

    2004-2006 : Kyo Kara Mao ! (78 épisodes)

    2005 : Amenaide Yo !! (13 épisodes)

    2005-2006 : La Loi d'Ueki(51 épisodes), La Fille des Enfers(26 épisodes) et Ginga Densetsu Weed(26 épisodes)

    2006 : Fate/stay night(24 épisodes), Amenaide Yo !! Katsu !!(13 épisodes), Bincho-tan(12 épisodes), Simoun(26 épisodes), Princess Princess(12 épisodes) et Hinamizawa(26 épisodes)

    2006-2007 : Shounen Onmyouji(26 épisodes), Jigoku Shoujo Futakomori(26 épisodes)

    2007 : Toka Gettan(26 épisodes), Shining Tears X Wind(13 épisodes), Higurashi no naku koro ni Kai(24 épisodes), CODE-E(12 épisodes)

    2007-2008 : You're Under Arrest : Full Throttle(23 épisodes), Suteki Tantei Labyrinth(25 épisodes), Shion no Ou(22 épisodes)

    2008 : Hatenko Yugi(10 épisodes), Junjo Romantica(12 épisodes), Vampire Knight(12 épisodes), Amatsuki(13 épisodes), Mission-E(12 épisodes), Junjo Romantica 2(12 épisodes) et Vampire Knight Guilty(13 épisodes)

    2008-2009 : Kyo Kara Mao ! TV3(39 épisodes), Jigoku Shoujo Mitsuganae(26 épisodes)

    2009 : Maria-sama ga Miteru 4th series(13 épisodes), Cookin Idol Ai ! Mai ! Main !(20 épisodes), 07-Ghost(25 épisodes), Umineko(26 épisodes), Seitokai no Ichizon(12 épisodes)

    2009-2011 : Hetalia(100 épisodes)

    2010 : Giant Killing(26 épisodes), Hakuoki(12 épisodes), Nura : Le Seigneur des Yokaï(24 épisodes) et Hakuoku Hekketsu-roku(10 épisodes)

    2011 : Kore wa zombie desu ka ?(12 épisodes), Dragon Crisis !(12 épisodes), Sekaiichi Hatsukoi(12 épisodes), Nura S2(24 épisodes) et Sekaiichi Hatsukoi S2(12 épisodes)

    2012 : Poyopoyo Kansatsu Nikki(52 épisodes), Kore wa Zombie desu ka ? S2(10 épisodes), Hiiro no Kakera(13 épisodes), Hakuoki Reimeiroku(12 épisodes),Hiiro no Kakera S2(13 épisodes), Sankarea(12 épisodes)

    2013 : Hakkenden(13 épisodes) , Hakkenden S2(13 épisodes), Meganebu !!(12 épisodes), Rozen Maiden(12 épisodes)

    2014 : Pupa(12 épisodes), Sakura Trick(12 épisodes), Meshimase Rodosu Senki(12 épisodes) et Bakumatsu Rock(12 épisodes)

    2014-2015 : Log Horizon S2(25 épisodes)

    2015 : Jewelpet(en cours) et Junjo Romantica S3(12 épisodes)

     

    Films

    1985 : Tenshi no Tamago de Mamoru Oshii

    1985-1986 : Lamu film 3 et 4

    1989 : Patlabor de Mamoru Oshii

    1999 : You're Under Arrest - le film de Junji Nishimura

    2010 : Fate/stay night Unlimited Blade Works de Yuji Yamaguchi et Hetalia-le film de Bob Shirohata

    2012 : Kenshin le Vagabond de Keishi Otomo

    2014 : Sekaiichi Hatsukoi - le film de Chiaki Kon

     

    OAV

    1987 : Twilight Q(2 OAV)

    1988 : Patlabor(7 OAV)

    1994 : You're Under Arrest(4 OAV)

    1997 : Super Mobile Legend Dinagiga(2 OAV)

    1999 : You're Under Arrest Specials(21 mini-épisodes) et Kenshin le Vagabond(4 OAV)

    2000 : Weiss Kreuz(2 OAV)

    2001 : Kenshin le Vagabond - le chapitre de l'expiation(2 OAV), Read or Die(3 OAV)

    2002 : You're Under Arrest : No Mercy !(1 OAV)

    2004 : Ou Dorobou Jing(3 OAV)

    2006-2007 : Maria-sama ga Miteru(5 OAV)

    2007-2008 : Kya Kara Mao ! R(5 OAV)

    2009 : Higurashi no naku koro ni Rei(5 OAV)

    2011 : Sekaiichi Hatsukoi(2 OAV) et Hakuoki(5 OAV)

    2011-2012 : Higurashi no naku koro ni Kira(4 OAV)

    2012 : Sankarea(1 OAV) et Higurash no naku koro ni Kaku : Outbreak(1 OAV)

    2013 : Hetalia : The Beautiful World(20 OAV)

    2014 : Sekaiichi Hatsukoi : Valentine-hen(1 OAV)

    2014-2015 : Hybrid Child(4 OAV)

     

    Plus de nombreuses collaborations et travaux de sous-traitance.

    Studio Deen

    Voilà donc pour aujourd'hui. Je vous laisse là et on se retrouve demain. 

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  • Key

    Il est à présent temps de parler d'un de mes studios favoris : le studio Key.

    Key

    Date de création : 21 juillet 1998

    Fondateurs : Jun Maeda, Shinji Orito, Itaru Hinoue

    Milieu : Jeu vidéo / Animes / Films d'animation

     

     

     

    Partie I : L'historique

    La formation d'un géant du Visual Novel

    Les membres fondateurs de Key se sont tous rencontré au sein du studio de visual novels Tactics entre 1996 et 1997. Les premiers à être arrivés étaient Shinji Orito, Itaru Hinoue, Miracle Mikipon et Shinory, ils ont ainsi travaillé sur un jeu appelé Dosei. Mais c'est en 1997 que les collègues deviennent des amis grâce à l'arrivée entre autres de Jun Maeda qui devient réalisateur pour les deux prochains jeux du studio. Moon et One sortent respectivement en 1996 et 1997 et sont deux très gros succès du visual novel au Japon. Mis en confiance par ce succès Jun Maeda formule alors l'idée d'un studio uniquement composé de cette bande d'amis, idée qui est rapidement acceptée par les autres. La petite équipe quitte alors Tactics et rejoint l'éditeur Visual Art's qui met les moyens pour que cette idée se réalise. Le studio Key, dont le nom a été voté à la majorité par ses membres, nait le 21 juillet 1998 à Kita, à Osaka.

    Immédiatement le studio s'organise. Maeda devient scénariste, compositeur et gestionnaire de planning, Itaru Hinoue devient la directrice artistique, Shinji Orito prend le poste de compositeur principal et les autres comme Mikipon, Shinory, Na-Ga et Yuto Tonokawa occupent les places d'artistes voire occasionnellement de scénaristes. Le tout premier visual novel du studio sort le 4 juin 1998, il est baptisé Kanon et se trouve être un eroge(soit un jeu pornographique). Cependant le sexe y est réduit à son minimum afin que le scénario prime. L'histoire nous présente Yuichi Aizawa, un lycéen banal qui fait son retour dans sa ville natale pour suivre ses études chez sa tante en l'absence de ses parents. Il rencontre à son arrivée sa cousine, une très bonne élève admirée de tous, et s'adapte plus ou moins bien. Mais il est troublé, en effet Yuichi ne conserve aucun souvenir de son précédent passage dans cette ville. Quelque chose est arrivé et il semblerait que personne ne veuille lui dire quoi, pire, lui-même semble se protéger en s'interdisant de s'en rappeler. Le jeu est donc un drame prenant et haletant qui offre au joueur la possibilité de parcourir cinq voies, avec cinq scénarios à découvrir. Kanon marche extrêmement bien et est considéré comme un des must du visual novel. Il démarre deuxième du classement national et ne le quittera pas avant plusieurs années. Jugé magnifique tant aux niveaux visuel et scénaristique que sonore il restera longtemps dans la mémoire collective et sera d'ailleurs adapté sur différents supports jusqu'en 2007(avec la PSP). Kanon connaitra également une adaptation en light novel, en drama, deux adaptations en manga et deux en animes.

    Mais malgré le succès colossal du VN, Key ne chôme pas et continue son travail avec pour projet de sortir un jeu cher à Maeda : Air. Air sort un an après Kanon, le 8 septembre 2000. C'est encore un eroge même si les scènes de sexe sont réduites au minimum. On y découvre le personnage de Kunisaki Yukitosoromo, un jeune homme qui vit de spectacles de marionnettes qu'il contrôle sans fils. Poursuivant le rêve de sa défunte mère il cherche une jeune fille ailée afin de l'aider à se libérer de sa malédiction. Un jour, il arrive dans un petit village et décide de s'y arrêter temporairement. Il rencontre alors Misuzu, une adolescente un peu bizarre et très naïve qui se prend d'affection pour lui. En la ramenant chez elle il rencontre alors sa mère, Haruko, une femme alcoolique qui accepte que Yukito reste chez elle à la condition qu'il s'occupe de Misuzu, naïve et tête en l'air. Elle insiste pour qu'il fasse perdre une habitude à Misuzu, celle de dire tout le temps "gao". Yukito va alors se rendre compte de la solitude dans laquelle est enfermée l'adolescente, considérée comme bizarre et rejetée même par sa mère et va se décider à devenir son ange gardien. Drame incroyablement fort, Air est salué par la critique et dépasse même Kanon dans le coeur des joueurs. Le studio Key est désormais lancé et s'apprête à faire des ravages.

     

    Key

    Un statut de numéro 1 incontesté

     A partir du début de l'année 2001, Key jouit d'une forte réputation dans le milieu du visual novel. Le studio prend alors la décision de s'étendre et fonde un label de musique lui permettant de commercialiser les bandes-sons de ses jeux : Key Sounds Label. C'est un succès immédiat qui continue encore aujourd'hui. L'année 2002 quant à elle est marquée par la sortie de Kanon en anime. Avec ses treize épisodes, la série remporte un franc succès et devient l'un des drames les plus appréciés du Japon. Cela donne alors l'idée à Jun Maeda de créer des jeux facilement adaptables en animes. A ce moment là la réputation du studio est toujours aussi bonne cependant cela fait un bout de temps qu'aucun jeu n'en est sorti et les fans commencent à perdre patience. D'ailleurs cette grogne est une belle illustration de l'amour des fans pour Key car malgré l'énorme concurrence dans le milieu, ils ne sont pas capables de se passer de ses oeuvres. Devant initialement sortir en 2002 le troisième jeu de Key ne sortira pourtant que le 28 avril 2004. Très vite, les gens se jettent dessus et les stocks disparaissent, devant être renouvelés. Clannad est un énorme succès et a la particularité de ne pas présenter de scènes de sexe, il ne s'agit donc pas d'un eroge. Divisé en deux parties, School Life et After Story, le jeu nous présente la vie du lycéen Tomoya Okazaki pendant son année de terminale et ses débuts professionnels. Peu inquiet pour son avenir, le jeune homme glande et ne travaille que quand il le désire. Mais alors qu'il entame sa dernière année de lycée, il rencontre devant l'établissement Nagisa Furukawa, une jeune fille timide et naïve qui se motive en citant ses plats préférés. Conscient de la solitude de la lycéenne, Tomoya va venir à son contact et l'aider à reformer le club de théâtre, milieu qu'elle adore. Bien évidemment de nombreux autres protagonistes les rejoindront par la suite, apportant aux deux lycéens du soutien et du réconfort. La partie School Life est très appréciée et jugée très comique mais c'est surtout la partie After Story qui remporte d'excellentes critiques et devient une légende du visual novel et plus généralement de la narration.

    Les récompenses sont nombreuses pour Key ainsi que les gains. Tout le monde se porte bien en interne et le prochain projet avance vite. Tellement vite qu'il ne sort que sept mois après Clannad, son nom : Planetarian : The Reverie of a Little Planet. Roman kinétique de qualité(c'est à dire visual novel linéaire et sans choix) il remporte un succès d'estime considérable même si les ventes sont peu nombreuses. Toutefois les prévisions étaient bonnes et le studio sort tout de même bénéficiaire de l'opération. Maeda et ses compères décident cependant de s'éloigner du roman kinétique pendant un certain temps et de continuer dans les VN à choix multiples. Après cette grosse année on peut penser que le studio se serait mis au repos mais ce n'est absolument pas le cas car 2005 est très chargée.

    Key

    De janvier à mars sort l'anime Air réalisé par Kyoto Animation et supervisé par Jun Maeda qui insiste désormais pour travailler sur chaque anime adapté d'un de ses jeux. Durant la diffusion, au début du mois de février, le film Air sort dans les salles obscures. A chaque fois c'est un succès et Maeda en est très content. Les critiques sont unanimes et si vous n'avez pas encore vu l'anime, je vous le conseille très vivement. Key prend alors la décision de s'exporter dans le milieu de l'anime et de devenir acteur des adaptations et plus seulement décisionnaire. C'est un gros changement pour le studio qui doit alors travailler dans un autre domaine, finalement pas si éloigné. Le challenge vient cependant du fait qu'il travaille sur son prochain jeu en même temps. Ensuite en août et en septembre de la même année sortent les deux OAV Air in Summer qui remportent eux aussi un bon succès et finissent de convaincre les dirigeants du studio. Enfin en novembre sort le nouveau jeu estampillé Key : Tomoyo After : It's a Wonderful Life. Ce dernier est une version alternative de Clannad qui met principalement en scène Tomoya, le héros, et Tomoyo, la jeune déléguée modèle ancienne bagarreuse de rue. Il s'agit cette fois d'un eroge contrairement au Clannad original. Considéré comme un peu trop sexuel, le visual novel se vend toutefois bien et plait au public tant masculin que féminin. Malgré des discussions parallèles à la sortie du jeu, ce dernier ne sera finalement pas adapté en anime.

     Toutefois les scénarios de Jun Maeda sont jugés excellents et le studio entre en contact avec de nombreux animateurs, réalisateurs et producteurs dans le cadre de futures créations. La première de ses coopérations est le remake de Kanon qui sort en 2006 et qui est réalisé par Kyoto Animation. Doté d'un design orienté moe(un peu mignon dirons nous) et de plus d'épisodes(24) l'anime est parfois jugé sévèrement par les critiques. Pourtant j'en suis un grand fan et je considère qu'il s'agit là d'un des meilleurs drames disponibles sur le marché, un must see à n'en pas douter. Quoiqu'il en soit Key est devenu à partir de 2006 un acteur majeur de l'animation japonaise dont les qualités sont vantées à travers le monde.

    Key

     Key : une double success story

     L'année 2007 est probablement l'année la plus riche en sensations pour le studio depuis sa création. Avec un jeu, un film et une série animée à succès les petits amis nippons ne chôment pas. C'est en juillet que commence l'année médiatique pour Key avec la sortie de leur nouveau titre : Little Busters ! Visual novel dramatico-comique Little Busters ! nous présente la dernière année commune de lycée d'un groupe d'amis d'enfance. Drôle, loufoque et dépourvu de scènes de sexe le jeu marche très bien et ravit les amateurs de comédie et ceux qui trouvaient la touche Key trop dramatique et triste. Mais le drame revient au grand galop un mois après avec la sortie du film Clannad au cinéma. Version dramatique alternative de la première partie du jeu le film fait pleurer dans les chaumières mais remporte un succès d'estime auquel personne ne doutait. Un mois après c'est l'anime Clannad qui débarque en fanfare. Longue de 24 épisodes et réalisée par Kyoto Animation, la première saison marche fort. Très drôle, elle contient toutefois quelques passages dramatiques de qualité, de quoi ravir tous les publics. La saison s'achève début 2008 et peu avant sa fin, il est annoncé officiellement qu'After Story serait adapté en octobre 2008. En attendant les fans ont pu mettre la main sur Little Busters ! Ecstasy, la version eroge de Little Busters ! durant l'été ou encore assister aux concerts du label musical du studio en l'honneur de ses dix ans d'existence.

    Octobre arrive alors et avec lui Clannad : After Story. Jusqu'à fin mars 2009 l'anime est diffusé sur les écrans. Le succès est colossal et dépasse toutes les prévisions, il s'agit encore aujourd'hui du plus gros succès de Key. La série est jugée incroyablement forte et prenante et remporte plusieurs titres de meilleure fiction de tous les temps. Je pense que si je devais faire un classement de mes animes préférés After Story et Clannad plus généralement entrerais directement en compétition avec Angel Beats ! pour la première place, c'est dire. Le studio est aux anges et jouit d'une réputation internationale puisque Clannad marche très fort aux Etats-Unis mais aussi en Italie et en Angleterre. De plus des produits dérivés sont produits en masse et vendus à travers le monde. Profitant de cette période faste pour prendre un peu de repos, l'équipe annonce toutefois que deux jeux sont en préparation pour 2010 et 2011. Key se retire alors de la vie médiatique et laisse sa réputation faire parler de lui.

    Key

    Le premier titre sort donc en 2010 et se nomme Kud Wafter(Wafu!!!! en VF). Il s'agit d'un eroge mettant en scène le personne de Kud, fameuse lycéenne d'on-ne-sait-où présente dans Little Busters ! et prête à faire des gaffes. Le jeu marche plutôt bien du fait de l'attachement du public pour le personnage de Kud, cependant le scénario est considéré comme moins bon qu'à l'accoutumée. Mais l'année 2010 est à mes yeux la meilleure du studio pour une seule raison, qui n'a rien à voir avec Kud Wafter. En effet en 2009, dans le plus grand secret Key a signé un contrat de partenariat avec ASCII Media Works pour créer un univers qui s'adapterait sur différents supports(anime, manga, light novel, musique etc...). C'est au début du mois d'avril 2010, alors que le contrat vient d'être dévoilé au grand jour, que le projet voit le jour. L'anime est pris en charge par P.A. Works, produit par Key et ASCII Media Works et scénarisé par Jun Maeda, son nom : Angel Beats !

    Je pourrais parler très très longtemps de cette série de treize épisodes mais le mieux, pour gagner du temps et éviter de me répéter serait de vous conseiller d'aller lire mon article sur l'anime. Mélange de comédie, d'action et de drame cet anime est encore aujourd'hui mon préféré. C'est à mes yeux le meilleur anime de tous les temps et le seul auquel je ne peux pas faire de reproches, pas un seul. Le public est plutôt de mon avis puisque l'anime remporte bon nombre de prix et est plusieurs fois nommé anime de l'année et anime de la décennie. En même temps, Angel Beats ! est adapté en light novel, en manga et le groupe de musique présent dans la série, Girls Dead Monster, voit ses chansons sortir réellement dans le commerce(vous pouvez aussi les trouver sur le blog dans la section OST). Le succès est phénoménal et dépasse toutes les attentes. Key se met alors à travailler sur le visual novel Angel Beats ! mais annonce en avoir pour quelques années. Pendant ce temps là, les gens avaient presque oublié le jeu prévu pour 2011 qui sort du coup presque par surprise. Rewrite plonge le joueur dans un univers dans lequel une reforestation massive a eu lieu. L'histoire se déroule dans une petite ville fictive, tantôt campagne grâce à la reforestation, tantôt ville. Encore une fois les personnages sont lycéens et les thèmes récurrents du studio font leur retour. Toutefois il faut y ajouter une forte opposition ville/campagne, sujet d'actualité au Japon à l'époque et surtout, un sentiment de nostalgie présent dès le début du jeu. Décliné sur de multiples supports mais pas encore en anime Rewrite ravit les fans ainsi que Key. Le jeu se voit enrichi par une version plus complète qui sort en 2012 sous le nom Rewrite Harvest festa !

    C'est aussi en 2012 que débute la série Little Busters ! et qui se déclinera en deux saisons de 26 et 13 épisodes, en 1 OAV et en 8 épisodes spéciaux. Elle s'achèvera en 2014 avec un succès d'estime conséquent mais inférieur à ce que Key fait d'habitude. L'anime étant en effet un peu lent à se développer et un peu répétitif. Hormis cela le studio n'a pas énormément travaillé au grand jour en 2013 et 2014. Bien sûr il surveille attentivement toutes les adaptations de ses jeux, en série, en manga, en light novels etc. mais ne fait pas grand chose directement. On note toutefois des participations régulières au Comiket, des rencontres organisées avec les fans ou encore des interventions sur Key Net Radio, une radio propre à Key et fondée en 2007.

    Key

    Key : et maintenant ?

    Après deux ans dans l'ombre le studio revient en force en 2015. Tout d'abord en juin avec le visual novel Angel Beats ! qui plait visiblement beaucoup. Puis en juillet puisqu'il devrait d'ici peu y avoir une nouvelle série estampillée Key : Charlotte. Celle-ci est issue d'une coopération entre le studio de visual novel, Aniplex et P.A. Works et devrait débarquer d'ici quelques jours. Et enfin avec Harmonia, un roman kinétique qui devrait connaître une sortie mondiale d'ici quelques temps et qui est très attendu par les fans nippons qui ont pu en voir une petite partie(celle-ci est apparemment brillante). Key est donc toujours un acteur majeur de l'animation et du visual novel. Ses compositeurs sont excellentes de même que ses graphistes et sa réputation n'est plus à faire. De plus son génie, incarné par Jun Maeda, est toujours bien là. Les scénarios de Key sont encore aujourd'hui considérés comme les meilleurs au Japon et tant que Maeda restera dans son studio, ce dernier aura la confiance des producteurs et la capacité de créer de nouvelles histoires enchanteresses. Personnellement j'adore ce studio et je continuerai à le suivre aussi longtemps que possible.

    Key

     

    Partie II : Le style

    Le style de Key est facilement détectable et c'est en partie ce qui fait son succès. Au niveau artistique le studio se hisse au plus haut rang. Chacun de ses membres est un artiste de haute volée, ce qui explique le recrutement très sélectif, et le niveau se doit d'être énorme partout. Visuellement parlant c'est d'une beauté incroyable compte tenu des moyens mis à disposition(un VN coûte forcément moins cher qu'un jeu plus mobile), l'animation est réputée comme très fluide et travaillée et surtout, la bande-son est toujours magnifique. Que ce soit un VN normal, un eroge ou un roman kinétique la partie artistique doit toujours être de haut niveau, c'est une condition sine qua non pour la sortie du jeu. Ceci fait donc de Key l'un des studios les plus exigeants du milieu des VN. Peu fans des eroges, Key a toutefois dû s'y essayer afin de conquérir un public plus vaste mais a toujours fait en sorte que l'histoire et les personnages soient au premier plan.

    L'univers est en effet l'aspect prioritaire de chaque jeu estampillé Key. Les décors doivent être splendides, les personnages doivent bénéficier d'un développement conséquent, toujours dans le réalisme émotionnel, et les histoires doivent transmettre des messages forts. Au niveau du genre Key travaille presque uniquement dans la comédie et surtout le drame. Chaque jeu est plutôt dur et tire des larmes facilement aux joueurs toutefois le but est à terme de délivrer des messages d'espoir et de joie. Le studio de Maeda a en effet pour but de mettre en valeur la beauté de la vie, de la famille, de l'amour et de l'amitié. Il fait simplement différemment des autres.

    Au niveau des thèmes utilisés on note le lycée, qui incarne la période aux plus gros changements mais aussi la plus belle dans la vie selon les japonais, l'amour, toujours au coeur de chaque histoire, la magie, la philosophie, les relations familiales à distance, l'amnésie, la solitude, la perte d'un être cher, l'éducation, la nostalgie et le passage à l'âge adulte. Beaucoup d'autres sont également employés mais les principaux se résument à cette liste. Ce que je trouve exceptionnel avec Key, c'est qu'avec les mêmes thèmes présents dans chaque jeu, ils réussissent toujours à faire quelque chose de complètement novateur. Grâce à la mise en scène et au développement de l'univers, les membres du studio effacent totalement tout risque de répétitivité. Je pourrais continuer à en parler encore longtemps mais le mieux reste pour moi de vous conseiller de jouer à leurs jeux ou de regarder les animes auxquels ils ont contribué puisque l'esprit original a toujours été conservé. D'ailleurs afin de maintenir au mieux l'ambiance des jeux dans les animes Key a toujours bossé avec des gens de confiance et sur la durée, Kyoto Animation et P.A. Works étant les plus beaux exemples.

    Key

     

    Partie III : Les membres

    Parmi les nombreux artistes qui sont passés ou sont encore chez Key on peut citer :

    -Jun Maeda, co-fondateur, scénariste, compositeur et réalisateur de très haut niveau. Considéré comme l'âme du studio il n'occupe pourtant pas le plus haut niveau dans la hiérarchie. Il a affirmé plusieurs fois qu'il allait se retirer du métier de scénariste mais y est toujours revenu quelques temps après.

    -Itaru Hinoue est la principale artiste graphiste du studio et a été directrice artistique sur les trois premiers jeux Key à savoir Kanon, Air et Clannad. Elle s'est par la suite placée en retrait mais continue à travailler en tant qu'artiste et chara designer au sein du studio. Elle est aussi co-fondatrice de Key.

    -Shinji Orito, co-fondateur également. Il est l'un des compositeurs du studio et a réalisé quelques unes des plus belles musiques de Kanon, Clannad ou encore Little Busters !

    -Na-Ga, artiste de talent d'abord utilisé pour les tâches subalternes puis hissé au rang de co-directeur artistique sur Little Busters ! avec Hinoue. A partir de Kud Wafter il est le seul directeur artistique.

    -Yuto Tonokawa, artiste secondaire formé par Jun Maeda pour le remplacer en tant que scénariste des jeux Key. Du fait de l'indécision de Maeda quant à se retirer ou non, Tonokawa est monté et descendu dans la hiérarchie plusieurs fois. Aujourd'hui il est le seul scénariste du studio mais est régulièrement conseillé par Maeda. Il est arrivé assez tard, pour travailler sur Little Busters ! et a pris en charge le scénario de Rewrite.

    -Shinory, artiste surtout placé aux décors qui travaille chez Key depuis le début.

    -Mochisuke, Minimo Tayama et Torino sont les autres artistes actuels de Key.

    -Naoki Hisaya, grand ami de Maeda et principal scénariste de Kanon. Il a quitté comme convenu le studio après la sortie du jeu.

    -OdiakeS, compositeur freelance qui a bossé sur Kanon, Air et Clannad et dont plusieurs des morceaux ont été vendus par Key Sounds Label. Il a quitté le studio en 2004.

    -Takashi Ishikawa et Kazuki Fujii ont été collaborateurs sur Air. Ils n'ont plus travaillé avec Key depuis.

    -Kai, a été scénariste secondaire sur Air et Clannad. Il a aussi travaillé au planning et à la conception de Kud Wafter.

    -Leo Kashida a travaillé en tant qu'écrivain indépendant sur Little Busters ! et Tomoyo After.

    -Miracle Mikipon, l'un des premiers membres du studio et artiste numérique de talent a quitté Key après Clannad.

    -Ryukishi07 a travaillé au scénario de Rewrite. Il est également le scénariste et illustrateur principal du studio 07th Expansion auteur de Higurashi no naku koro.

    Et beaucoup d'autres dont Yuichi Suzumoto, Romeo Tanaka, Eeji Komatsu ou encore Manack.

    Key

    Jun Maeda

     

    Partie IV : L'oeuvre

     Jeux

    1999 : Kanon

    2000 : Air

    2004 : Clannad et Planetarian : The Reverie of a Little Planet

    2005 : Tomoyo After : It's a Wonderful Life

    2007 : Little Busters !

    2008 : Little Busters ! Ecstasy

    2010 : Kud Wafter

    2011 : Rewrite

    2012 : Rewrite Harvest festa !

    2015 : Angel Beats ! et Harmonia

    Animes et films inspirés des oeuvres Key

    2002 : Kanon(13 épisodes)

    2005 : Air(TV)(13 épisodes)

    2005 : Air : Le film d'Osamu Dezaki

    2005 : Air in Summer(2 OAV)

    2006 : Kanon(24 épisodes)

    2007 : Clannad : Le film d'Osamu Dezaki

    2007-2008 : Clannad(24 épisodes + 1 OAV)

    2008-2009 : Clannad : After Story(25 épisodes)

    2012-2014 : Little Busters !(39 épisodes, 1 OAV et 8 épisodes spéciaux)

    Animes

    2010 : Angel Beats ! (avec Aniplex, P.A. Works et ASCII Media Works)(13 épisodes + 2 OAV)

    2015 : Charlotte(avec P.A. Works et Aniplex)

    Key

    Voilà donc qui clôt l'article de cette semaine. Visiblement eklablog s'est calmé, encore désolé pour les changements de dernière minute. J'espère en tout cas que vous avez apprécié et que vous aurez envie de mater les superbes animes inspirés des oeuvres de Key. Tous figurent parmi mon top 50, c'est dire. Bonne fin de week-end à vous et à demain.

    Yahoo!

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  • On se retrouve après cette longue pause pour parler d'un studio bien moins connu que les autres précédemment cités ici : Ufotable.

    Ufotable

    Date de création : Octobre 2000

    Fondateurs : Hikaru Kondo et plusieurs anciens de TMS

    Milieu : Animes / Films d'animation / Jeux vidéo / Manga

     

     

    Partie I : L'historique

    Ufotable : un nouveau studio né et élevé dans l'ombre

    A la différence des autres studios qu'on a pu voir, Ufotable est un petit studio. C'est pourquoi très peu de choses sont connues concernant sa fondation. Je n'ai même pas pu trouver la liste des fondateurs du studio, je sais seulement qu'Hikaru Kondo menait le mouvement et en a rapidement pris la tête. Les seuls éléments ouvertement connus sont que le studio a été fondé par des anciens de TMS en octobre 2000 à Nakano, dans la préfecture de Tokyo. Le but de cette création étaient à terme de pouvoir travailler sur de nombreuses productions sans être sans arrêt bloqué par des contraintes techniques ou des directives hiérarchiques. Initialement, Ufotable est lancé dans le marché de l'anime selon la volonté de Kondo mais rapidement, d'autres portes vont s'ouvrir et le studio va gagner en importance.

    L'histoire d'Ufotable débute donc en octobre 2000 quand plusieurs employés de la TMS décident de voler de leurs propres ailes. Menés par Hikaru Kondo, qui a déjà pas mal de relations, les nouveaux indépendants trouvent rapidement du travail dans le milieu de l'anime. Après un recrutement plutôt massif pour pouvoir faire tourner la boîte les premiers projets sont donc lancés. Le but premier du studio est de fournir du divertissement alternatif, un peu loufoque et très libre. Cette liberté se ressent non seulement dans les histoires mais également dans l'animation puisque la claymation(animation en pâte à modeler) devient rapidement une marque de fabrique d'Ufotable, bien qu'elle soit plutôt rarement utilisée. Les premiers animes à sortir sont Weiß Kreuz Glühen, un anime de science-fiction adapté d'une light novel de la Tokuma Shoten et publiée dans le magazine Animage, Dokkoida ?, une comédie de science-fiction loufoque et Ninja Nonsense, un anime tout aussi étrange. Trois oeuvres trois succès modérés. Le public de niche apprécie beaucoup mais Ufotable ne se destine pas au grand public. En 2004, son aura s'élargit pourtant puisqu'il entre dans le milieu de l'OAV avec Aoi Umi no Tristia, deux OAV adaptés d'un visual novel à succès.

    A ce moment là le studio Ufotable se fait remarquer pour la grande qualité graphique de ses oeuvres et pour ses univers très orientés vers les otakus et les fans de comédie absurde. Né dans l'ombre, le studio est passé proche de la faillite pendant ses quatre premières années d'existence et ce malgré des succès convenables. Nul ne s'attendait donc à ce qui allait arriver.

    Ufotable

    De l'ombre à la lumière

    Même si le succès va réellement arriver à partir de 2005, l'origine de cet événement remonte à la fin 2004 lorsque Ufotable travaille avec Telecom Animation Film, filiale de TMS. Le projet concerné est une comédie nommée Futakoi. Sans être un anime incroyable, Futakoi obtient vite un succès d'estime et une certaine popularité dans le milieu de joueurs de jeux vidéo puisqu'un visual novel sort durant la diffusion de la série. Ufotable devient alors un nom connu du visual novel et gagne en popularité même si c'est Telecom Animation Film qui est considéré comme le créateur de l'anime. Toutefois en 2005 Ufotable décide de reprendre Futakoi à son compte et lance sa propre version intitulée Alternative et qui comporte quelques améliorations suggérées par les fans. C'est un succès immédiat et Ufotable gagne enfin la popularité qu'il mérite. 

    Jugé comme l'un des meilleurs studios d'animation du genre "comédie" il se spécialise et décide de continuer dans cette voie avec Coyote Ragtime Show et Gakuen Utopia Manabi Straight! en 2006 et 2007. Les deux animes remportent un succès plutôt correct et seront même adaptés en manga par le studio et dessinés par Tartan Check, un mangaka membre d'Ufotable. Le second anime connaître également une déclinaison en visual novel et en OAV. Présent en petite quantité dans chaque domaine ou presque de la culture populaire japonaise, Ufotable se fait alors remarquer par deux studios de renoms dans leurs disciplines : Namco et Type-Moon. En effet la grande qualité graphique de ses oeuvres et sa réputation dans le jeu vidéo lui donnent une aura que les spécialistes ne peuvent ignorer. Après quelques négociations privées, il est annoncé par Namco que l'adaptation de Tales of Symphonia en anime est confiée au studio de Nakano. La même année, c'est le légendaire studio de visual novels Type-Moon qui annonce que Kara no Kyoukai : Garden of Sinners est confié à Ufotable.

    Ufotable

    Le partenariat avec Namco

    L'entente avec Namco va permettre au studio originaire de Nakano de connaitre une renommée mondiale dans deux domaines : l'anime et le jeu vidéo. Dans l'anime Ufotable réalise les trois saisons de Tales of Symphonia, qui plaisent beaucoup, mais est aussi chargé d'une nouvelle série prévue pour 2016 et censée célébrer les vingts ans de la licence Tales of. Dans le jeu vidéo le studio est chargé des séquences animées de Tales of Xillia 1 et 2, de Summon Night 5, de Tales of Zestiria et du prochain Tales of connu actuellement sous le nom de Tales of Berseria, prévu pour 2016. Mieux, il est le seul studio sélectionné pour le gros projet multi plates-formes de Namco à savoir : Gods Eater Burst. Gods Eater est un jeu vidéo développé par Shift et édité par Namco sorti en 2010 sur PSP qui a connu un fort succès au Japon. Ufotable a été très fortement impliqué dans le projet puisqu'il a réalisé l'OAV prologue en 2009, les séquences animées du jeu en 2010 et de sa suite en 2013, la série en 2015(elle débute le 5 juillet) et probablement un film d'ici peu. On le voit donc, les deux studios sont en étroite collaboration et ça n'est pas près de s'arrêter. Grâce à cette collaboration le grand public japonais va pouvoir enfin découvrir les perles du studio de Kondo. Enfin sauvé de la faillite, Ufotable recrute en masse pour assurer son avenir. Mais l'immense succès du studio ne vient pas uniquement de Namco.

     

    Le partenariat avec Type-Moon

    Pour ceux qui ne le connaitrait pas, le studio Type-Moon est une légende des visual novels. Créateur des séries Fate, Tsukihime ou encore Carnival Phantasm c'est un monument du jeu vidéo à la japonaise. Type-Moon a donc remarqué Ufotable à peu près en même temps que Namco et, désireux de lancer une nouvelle série, lui a confié un projet ambitieux et très libre : Kara no Kyoukai. Série de 9 films et d'un OAV Kara no Kyoukai est devenu le meilleur anime produit par Type-Moon et l'un des plus gros succès japonais des années 2000. Achevé en 2013 le projet est sans aucune hésitation un anime qu'il faut impérativement voir. Mais l'entente ne s'est pas arrêtée à un succès. En effet les premiers films Kara no Kyoukai ont été jugés tellement bons que la présidence de Type-Moon a insisté pour que d'autres projets sont crées avec Ufotable. Ces projets sont les séries Fate/Zero et Fate/stay night : Unlimited Blade Works, le film Fate/stay night : Heaven's Feel et le jeu vidéo Fate/hollow ataraxia. En gros, d'immenses succès d'estime. A l'instar du partenariat avec Namco, il semble peu probable que l'entente avec Type-Moon s'arrête de si tôt, le film Heaven's Feel n'étant pas encore daté. Quoiqu'il en soit Ufotable est devenu un incontournable de l'animation et du jeu vidéo ces dernières années. Avec quelques projets indépendants comme l'OAV Gyo ou le film Majocco Shimai le studio s'en sort très honorablement mais ce sont avant tout ses ententes avec Namco et Type-Moon qui lui assure un avenir très confortable.

    Ufotable

     

    Partie II : Le style

    Ufotable est probablement l'un des studios dont le style est le plus facilement reconnaissable. Visuellement c'est extrêmement beau, très coloré et très fin. L'animation est super fluide et la couleur rouge se retrouve régulièrement un peu partout. Les yeux des personnages sont souvent disproportionnés et la claymation fait souvent une petite apparition dans ses intros ou endings. Ufotable aime également marquer une différence entre ses personnages en utilisant les détails. Les personnages capitaux sont ainsi très détaillés et les secondaires relativement lisses. Mais le jeu des détails permet de nombreuses autres choses que je vous laisse découvrir avec, principalement, Kara no Kyoukai et Fate/zero.

    Au niveau des thèmes Ufotable est très orienté comédie et science-fiction. Toutes ses premières oeuvres combinent habilement les deux genres d'ailleurs. Aujourd'hui et avec ses partenariats il a été forcé de s'étendre à l'héroic-fantasy et à la magie noire mais a quand même pu renouer avec ses origines avec la saga Gods Eater Burst, emprunte de science-fiction. On remarque également un amour inconditionnel du studio pour les jeunes femmes armées qui incarnent souvent l'élément comique central de ses séries. Pour terminer et au vu de tout ça, on peut dire qu'Ufotable place le mot liberté au coeur de ses oeuvres.

    Ufotable

     

    Partie III : Les membres

    Les membres du studios les plus notables sont :

    -Hikaru Kondo, fondateur et maître à penser d'Ufotable.

    -Ei Aoki, en charge de Fate/zero et des films Kara no Kyoukai.

    -Takayuki Hirao, réalisateur de la série Gods Eater Burst, de Futakoi Alternative ou encore de Gyo.

    -Tartan Check, mangaka au service du studio et dessinateur de Coyote Ragtime Show et Gakuen Utopia Manabi Straight.

    Ufotable

     

    Partie IV : L'oeuvre

     Animes

    2002-2003 : Weiß Kreuz Glühen(13 épisodes)

    2003 : Dokkoida ?(12 épisodes)

    2004 : Ninja Nonsense(12 épisodes) et Futakoi(13 épisodes)(avec Telecom Animation Film)

    2005 : Futakoi Alternative(13 épisodes)

    2006 : Coyote Ragtime Show(12 épisodes)

    2007 : Gakuen Utopia Manabi Straight!(12 épisodes)

    2011-2012 : Fate/Zero(25 épisodes)

    2014-2015 : Fate/stay night Unlimited Blade Works(26 épisodes)

    2015 : Gods Eater Burst

    2016 : Tales of 20th Anniversary Animation

    Girl's Work, adaptation d'un jeu de Type-Moon à venir, sûrement en anime

    OAV

    2004 : Aoi Umi no Tristia(2 OAV)

    2007 : Gakuen Utopia Manabi Straught !(1 OAV)

    2007-2012 : Tales of Symphonia(11 OAV)

    2009 : Toriko(1 OAV) et Gods Eater Prologue(1 OAV)

    2010-2012 : Yuri Seijin Naoka-san(2 OAV)

    2011 : Kara no Kyoukai : Epilogue(1 OAV)

    2012 : Gyo(1 OAV) et Minori Scramble(1 OAV)

    2013 : Kara no Kyoukai : Future Gospel - extra chorus(1 OAV)

    Films d'animation

    2007-2013 : Kara no Kyoukai(9 films), projet pris en charge par Ei Aoki

    2011 : Sakura no Ondo de Takayuki Hirao

    2013 : Majocco Shimai no Yoyo to Nene de Takayuki Hirao

    Fate/stay night : Heaven's Feel et Gods Eater Burst en attente

    Jeux vidéo(séquences animées)

    2010 : Gods Eater Burst

    2011 : Black Rock Shooter : The Game et Tales of Xillia

    2012 : Tales of Xillia 2 et Fate/stay night [Realta Nua]

    2013 : Summon Night 5 et Gods Eater 2

    2014 : Natural Doctrine et Fate/hollow ataraxia

    2015 : Tales of Zestiria

    2016 : Tales of Berseria

    Ufotable

    Voilà pour aujourd'hui, j'espère que vous apprécierez. Ufotable est un super studio qui mérite d'être découvert par tous.

    Yahoo!

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  • On continue dans notre exploration des studios d'animation occidentaux avec l'un des trois géants américains : DreamWorks.

    DreamWorks Animation

    Date de création : 12 octobre 1994(début du projet)/27 octobre 2004(fondation)

    Fondateurs : Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg, David Geffen

    Milieu : Film d'animation

     

     

    Partie I : L'historique

     

    La fondation d'un géant de l'industrie

     

    Pour découvrir les origines de DreamWorks Animation SKG, il faut remonter au 12 octobre 1994, date de la création de la maison mère DreamWorks SKG. A l'origine, le projet est massif : construire un immense ensemble de studios multimédias(films, animation, musique etc...) pour être présent dans chaque branche culturelle. Les sommes nécessaires sont folles et le tout parait un peu trop ambitieux. Aux commandes du projet se trouvent trois hommes bien connus, le grand Steven Spielberg pour commencer, son ami Jeffrey Katzenberg(l'ancien responsable de Walt Disney Feature Animation) et David Geffen(fondateur de Geffen Records). Après avoir réunis les fonds, ils fondent alors le studio DreamWorks SKG(pour l'initiale de chacun des fondateurs) le 12 octobre 1994. Rapidement la société se met en marche et les projets commencent à arriver. D'abord orienté vers le cinéma traditionnel et le milieu de la musique il faut attendre 1996 pour voir le studio racheté 40% de Pacific Data Images, un studio d'animation numérique. C'est le début d'une success story dans notre milieu favoris. Dès 1996, DreamWorks et Pacific Data Images prévoient un projet commun, de son côté le géant américain met en marche un autre film d'animation en solo. Peu après la branche animation de DreamWorks devient DreamWorks Animation SKG. Les ambitions du tout jeune studio sont alors impressionnantes : se spécialiser à la fois dans l'animation traditionnelle et dans l'animation numérique.

    Pendant un peu plus de deux ans, le travail se fait silencieusement mais avec efficacité. Puis les campagnes marketing commencent. Le monde de l'animation est dans l'expectative, que vaut ce nouveau studio qui vient de signer un partenariat avec Aardman Animations ? La réponse arrive en octobre 1998 avec la sortie de l'exceptionnel Fourmiz, crée en collaboration avec Pacific Data Images. Le film fait un carton et récolte quelques 70 millions de dollars de bénéfices, une belle marge compte tenu de la situation du studio et de la concurrence. Avec 95% d'avis favorables sur Rotten Tomatoes, c'est un succès. Mais l'année ne s'arrête pas là puisque deux mois après sort Le Prince d'Egypte, film 100% DreamWorks qui met en scène l'histoire de Moïse de manière romancée. Même s'il est considéré comme moins bon que Fourmize, il engrange bien plus d'argent puisque pour 70 millions de budget, il en récolte 219. Avec deux gros succès d'animation à son actif et quelques films lives de renom comme Il faut sauver le soldat Ryan, Deep Impact ou encore Small Soldiers DreamWorks devient l'un des plus gros studios du monde en 1998. Tous les yeux sont braqués sur lui. Les dirigeants opèrent alors une séparation plus tranchée des différentes branches, le succès financier étant assuré. DreamWorks Animation devient alors un peu plus libre.

    DreamWorks Animation

    DreamWorks Animation sur tous les fronts

    Katzenber, heureux de ce que le studio lui offre, prend alors sérieusement les choses en main. Il organise un recrutement massif, élève le budget marketing et forme plus de jeunes réalisateurs. Parmi les membres de confiance du boss on trouve Eric Darnell, Tim Johnson, Brenda Chapman, Simon Wells ou bien le français Eric Bergeron. Divers projets sont mis en route mais un attire particulièrement l'attention des médias spécialisés : le film issu de la collaboration avec Aardman et prévu pour 2000. En effet Aardman est un cador de l'animation à cette époque mais est un rookie du cinéma quant à DreamWorks, il vient de débuter et n'a pas encore la confiance du public. Le projet va-t-il valoir le risque ? A force de se poser la question et d'attendre Chicken Run avec impatience, le public et les spécialistes passent totalement à côté du nouveau film DreamWorks : La Route d'Eldorado. Le film sort le 31 mars 2000 mais ne remporte pas le succès escompté. Réalisé par Eric Bergeron et Don Paul il coûte au studio 95 millions de dollars mais n'en remporte que 76 millions. Les critiques sont mitigées et à terme, c'est un échec commercial cuisant. Est-ce vraiment une question de qualité ou bien est-ce le trop d'attention accordé à Chicken Run ? Je dirais personnellement que c'est la deuxième option, La Route d'Eldorado étant un bon film sans prétention mais efficace. Quoiqu'il en soit "l'Elu" arrive enfin en juin de la même année . Chicken Run est un carton monumental et l'accord avec Aardman est prolongé. A ce moment-là, DreamWorks panique un peu. En effet le marché étant très dur, notamment à cause des concurrents de chez Disney et Pixar, un échec comme La Route d'Eldorado peut coûter cher, très cher. Mais Katzenberg s'accroche et compte entre autres sur le talent de son équipe et sur le partenariat avec Aardman, bien parti.

    Les membres du studio travaillent alors comme des bêtes afin d'exploiter au mieux leurs capacités. Deux projets sont alors trouvés, le premier est pris en charge par Andrew Adamson et Vicky Jenson alors que le second est confié à Kelly Asbury et Lorna Cook. L'un est en images de synthèse, l'autre en animation traditionnelle. Les mois qui vont suivre cette prise de décision vont être tendus, si DreamWorks se développent plutôt bien grâce au cinéma live et à la musique, la branche Animation peine à avancer. Mais la situation s'arrange nettement dès la sortie du premier projet, celui d'Adamson/Jenson. Le 18 mai 2001 voit débarquer sur les écrans américains l'ogre Shrek. Comédie d'aventure hilarante c'est un carton tant au niveau du public enfantin que du public adolescent et adulte. Avec un budget de 60 millions seulement le film récolte 484 millions de dollars de recettes et obtient d'excellentes critiques partout dans le monde. DreamWorks devient alors le concurrent direct de Pixar pour la place de numéro 2 aux Etats-Unis. Le studio est enfin confirmé dans son rôle de Grand de l'animation. Le public est charmé et attend avec impatience les nouvelles oeuvres de chez Katzenberg. Mais il lui faut attendre encore un an avant que le second projet débarque. Spirit l'étalon des plaines rentre dans ses frais et réalise un petit bénéfice, cependant il est considéré comme un bon film sans plus. Cela plait tout de même et le film est affiché comme un succès.

    DreamWorks Animation

    L'année d'après sort Sinbad : la légende des sept mers, un autre film d'animation traditionnel réalisé par Tim Johnson. Obtenant des critiques mitigées, il réussit tout de même à faire un bénéfice de 21 millions de dollars. Cependant l'aura de Shrek fait rappeler à tous le peu de réussite des derniers longs-métrages. Katzenberg décide donc, avec l'accord des chefs d'équipe de lancer une suite. En parallèle, un autre projet est lancé avec une équipe réduite. L'année 2004 s'approche alors à grands pas, le studio ignore alors qu'il va s'agir d'une année particulièrement importante pour lui. En effet, trois événements majeurs vont s'y dérouler. Le premier est la sortie de Shrek 2 au mois de mai. Avec 150 millions de dollars de budget et 920 de recettes il est le plus gros succès de l'année dans le monde de l'animation. Ensuite, au tout début du mois d'octobre sort Gang de Requins, une autre production de Vicky Jenson et Eric Bergeron. Même si les critiques sont mitigées, voire cinglantes parfois, le film réalise un énorme bénéfice et plait beaucoup aux enfants. Enfin et c'est sans doute l'événement le plus important, le studio se sépare de DreamWorks SKG. En effet la branche animation veut voler vers d'autres cieux, les contraintes sont nombreuses et souvent, la branche cinéma traditionnel est avantagée par rapport à elle. La pression est trop forte et les animateurs et réalisateurs manquent de liberté. Le 27 octobre 2004, DreamWorks Animation SKG devient indépendante et emporte avec elle le contrat de partenariat avec Aardman.

     

    DreamWorks Animation :  de la branche au réel studio

    Katzenberg est donc désormais seul aux commandes et ne reçoit plus aucune directive. Les conditions de travail du studio s'améliore et, sans rentrer dans les détails, tout le monde est heureux. L'année 2005 se déroule extrêmement bien et fait taire les critiques qui pensaient DreamWorks Animation finie avec les énormes succès de Madagascar et Wallace et Gromit, en partenariat avec Aardman. L'année 2006 est quant à elle un peu plus mitigée mais reste dans le bon voire très bon. En mai sort Nos voisins les hommes, film moyen mais bénéficiaire tout de même et en novembre Souris City, en coproduction avec Aardman. Malheureusement ce dernier ne récolte pas assez d'argent pour une collaboration si coûteuse et à cause de désaccords artistiques, les deux studios s'éloignent puis finiront par rompre leur partenariat. A ce moment-là, on envisage chez DreamWorks un retour à l'animation traditionnelle. L'image de synthèse fonctionne très bien mais beaucoup de puristes aimeraient revoir de l'animation en 2D symbolique de l'ère Disney. Cependant un contrat va voir le jour entre le studio et la Paramount qui a, entre temps, racheté l'ancienne maison mère de DreamWorks Animation. Par conséquent le studio retrouve ses racines et comprend que ce qui plait aux producteurs, au public et aux animateurs c'est l'animation en images de synthèse. Le reste n'est plus au goût du jour et n'amasse pas assez d'argent. Les années qui vont suivre seront couronnées de succès grâce à cette décision. En 2007 on peut voir sur les écrans Shrek 3 et Bee Movie qui font un carton. En 2008 on retrouve les héros de Madagascar pour une suite mais on rencontre aussi le panda Pô qui rêve de devenir shaolin dans Kung Fu Panda, autre blockbuster. Et en 2009 on se contente d'un seul film, Monstres contre Aliens qui marche plutôt bien. DreamWorks est alors une référence de l'animation, troisième géant américains souvent au coude-à-coude avec Pixar il semble intouchable. Il engrange des dizaines de millions en produits dérivés, présente des attractions dans divers parcs autour du globe, fait de la pub et signe plusieurs contrats de partenariats avec des entreprises de divers secteurs. Au niveau des affaires, DreamWorks explose littéralement en 2009. La suite n'est donc qu'une conséquence logique.

    DreamWorks Animation

    Au total, pour les films d'animation, environ 1,5 milliard de dollars atterrit dans la poche du studio en 2010. Ce succès il le doit à Dragons, Shrek : Il était une fin et Megamind. Durant les deux années qui vont suivre, le studio va surtout se pencher sur une expansion dans les pays d'Asie et dans différents milieux proches de l'animation comme le dessin animé. On notera toutefois les sorties de Kung Fu Panda 2, Le Chat Potté et Madagascar 3. Mais arrive un moment critique : Les Cinq Légendes. Ce film sorti en novembre 2012 remporte sur le papier un bon succès, malheureusement les coûts de production étant élevés et le partage de bénéfices entres associés étant ce qu'il est, le film est un échec commercial et DreamWorks passe dans le rouge pour la première fois en dix ans. Les ventes de DVD et Blu-ray rattrapent heureusement le tout mais ceci force l'équipe de Katzenberg à moins se disperser dans les médias et à plus se concentrer sur le matériau de base. Un élan de sérieux est donc adopté et c'est tant mieux car sans cela, Les Croods, sorti en mars 2013 n'aurait peut-être pas été aussi bon. Le film est une merveille et remporte plusieurs récompenses à travers le globe. Il est même tellement réussi qu'il fait passer Turbo, l'autre production DreamWorks de l'année, pour un projet indépendant. Turbo s'en sort tout de même mais c'est assez juste.

     

    Un avenir prometteur

    On constate donc que depuis son lancement et malgré des petites baisses de régimes, DreamWorks Animation SKG n'est jamais passé proche de la faillite. Toujours soutenu par les fans et adulé partout où ses films passent le studio réussit l'exploit de se maintenir au sommet depuis plus de douze ans. Son expansion ne fait que commencer et l'année 2014 le prouve bien. Le studio annonce en effet plusieurs partenariats en Asie, une chaîne de télévision à son nom est lancée et ses films Dragons 2, Mr.Peabody et Sherman et les Pingouins de Madagascar sont tous des succès commerciaux et critiques conséquents. En route ! quant à lui est encore en "tournée" mais a visiblement plu. Les prochaines années du studio sont donc assurées et les fans d'animation en images de synthèse ne vont pas être déçus. Kung Fu Panda 3, Trolls, Les Croods 2, Dragons 3, Larrikins, Boss Baby et Capitaine Bobette sont autant de projets du studio de Glendale en préparation et prévus entre 2016 et 2018.

    Actuellement numéro trois de l'animation aux Etats-Unis, les experts financiers prévoient un dépassement de Pixar par DreamWorks d'ici 2017. Mais ne soyons pas fantaisistes, Disney, Pixar et DreamWorks seront toujours au sommet aux USA et empêcheront toujours les autres studios de prendre l'ascendant sur eux. Quoiqu'il en soit DreamWorks est un excellent studio producteur de très bons films qui mérite qu'on parle de lui. J'aime énormément son travail et vous le conseille fortement.

    DreamWorks Animation

     

    Partie II : Le style

     

    DreamWorks a pour particularité d'avoir maintenu l'animation traditionnelle sur le devant de la scène assez tard, là où les concurrents préféraient les images de synthèse ou la 3D. Orignal et dynamique dans son animation il s'est pourtant toujours obligé à créer des histoires simples, privilégiant un public un peu plus enfantin que Pixar. Par la suite il est passé aux images de synthèse et à la 3D, son univers s'est alors considérablement renforcé et son esthétique visuelle s'est améliorée. Là où je trouvais son style un peu étrange à la fin des années 90 il me plait beaucoup plus aujourd'hui. C'est de l'excellent travail, vraiment très beau et toujours joint à des projets simples mais efficaces capables de ravir toute la famille. 

    Qu'on soit donc prévenu, les thèmes, les personnages et les histoires vus chez DreamWorks sont manichéens et prévisibles. Cependant l'humour extrêmement large du studio, sa patte artistique, sa mise en scène et ses personnages loufoques en font un des favoris des enfants et bien souvent, des adultes. On cherchera donc plutôt un petit divertissement familial sympathique chez DreamWorks. Il y a rarement de message caché, de cynisme ou d'ironie comme on peut le voir chez Pixar ou même Disney, dans de rares occasions. Toutefois si on cherche du visuel, du dynamisme et un excellent niveau sonore ce studio est idéal.

    DreamWorks Animation

     

    Partie III : Les membres

    Parmi les membres les plus influents qui sont ou étaient chez DreamWorks on peut citer :

    -Jeffrey Katzenberg, le co-fondateur, chef exécutif et dirigeant.

    -Mellody Hobson, la chairman(présidente) du studio.

    -Tim Johnson, réalisateur régulier des fictions DreamWorks.

    -Eric Bergeron, animateur français qui a notamment réalisé Gang de Requins et La Route d'Eldorado.

    -Vicky Jenson, réalisatrice de Gang de Requins ou encore Shrek.

    -Kelly Asbury, animatrice et réalisatrice de Spirit. Elle a aussi travaillé chez Disney sur La Reine des Neiges et Les mondes de Ralph.

    -Andrew Adamson, réalisateur des deux premiers Shrek.

    -Chris Sanders et Dean DeBlois, créateurs de la licence Dragons. Ils ont tous les deux écrit et réalisé Lilo et Stitch pour Disney.

    -Kirk DeMicco, réalisateur des Croods.

    Evidemment au vu du nombre d'employés qualifiés du studio, beaucoup pourraient être nommés.

    DreamWorks Animation

     

    Partie IV : L'oeuvre

     

    1998 : Fourmiz de Eric Darnell et Tim Johnson

    1998 : Le Prince d'Egypte de Simon Wells, Brenda Chapman et Steve Hickner

    2000 : La Route d'Eldorado de Eric Bergeron, Don Paul, Will Finn et David Silverman

    2000 : Chicken Run de Nick Park et Peter Lord(avec Aardman Animations)

    2001 : Shrek d'Andrew Adamson et Vicky Jenson

    2002 : Spirit, l'étalon des plaines de Kelly Asbury et Lorna Cook

    2003 : Sinbad : la légende des sept mers de Tim Johnson et Patrick Gilmore

    2004 : Shrek 2 d'Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon

    2004 : Gang de Requins d'Eric Bergeron, Vicky Jenson et Rob Letterman

    2005 : Madagascar d'Eric Darnell et Tom McGrath

    2005 : Wallace et Gromit : La Malédiction du Lapin-Garou de Nick Park et Steve Box(avec Aardman Animations)

    2006 : Nos voisins les hommes de Tim Johnson et Karey Kirkpatrick

    2006 : Souris City de David Bowers et Sam Fell(avec Aardman Animations)

    2007 : Shrek 3 de Chris Miller et Raman Hui

    2007 : Bee Movie de Simon J. Smith et Steve Hickner

    2008 : Kung Fu Panda de John Stevenson et Mark Osborne

    2008 : Madagascar 2 de Tom McGrath et Eric Darnell

    2009 : Monstres contre Aliens de Conrad Vernon et Rob Letterman

    2010 : Dragons de Chris Sanders et Dean DeBlois

    2010 : Shrek, Il était une fin de Mike Mitchell

    2010 : Megamind de Tom McGrath

    2011 : Kung Fu Panda 2 de Jennifer Yuh Nelson

    2011 : Le Chat Potté de Chris Miller

    2012 : Madagascar 3 d'Eric Darnell, Conrad Vernon et Tom McGrath

    2012 : Les Cinq Légendes de Peter Ramsey

    2013 : Les Croods de Chris Sanders et Kirk DeMicco

    2013 : Turbo de David Soren

    2014 : Mr.Peabody et Sherman de Rob Minkoff

    2014 : Dragons 2 de Dean DeBlois

    2014 : Les Pingouins de Madagascar d'Eric Darnell et Simon J. Smith

    2015 : En Route ! de Tim Johnson

    2016 : Kung Fu Panda 3 de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni

    2016 : Trolls de Mike Mitchell

    2017 : Boss Baby de Tom McGrath

    2017 : Les Croods 2 de Kirk DeMicco et Chris Sanders

    2017 : Capitaine Bobette de Rob Letterman

    2018 : Larrikins de ???

    2018 : Dragons 3 de Dean DeBlois

    DreamWorks Animation

    Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. On se retrouve demain pour parler d'une des personnalités majeures du manga et de l'animation au Japon.

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