On enchaîne avec un autre film qu'on m'a fortement conseillé de voir : Steamboy.
Nom Original: Steamboy
Réalisateur: Katsuhiro Otomo
Année de sortie: 2004
Studio: Sunrise, Production I.G.
Genre: Aventure, Science-fiction
Durée: 2h02
Longtemps attendu et espéré comme le messie de l'animation, Steamboy est un des films les plus chers de l'histoire de l'animation japonaise avec plus de 20 millions d'euros de budget et près de dix ans de travail acharné de la part de l'équipe de Katsuhiro Otomo, connu pour sa réalisation du film Akira. Par conséquent, pour beaucoup, 2004 était l'année du renouveau de l'animation. Est-ce vrai ? Eh bien malheureusement non, ce qui n'empêche pas Steamboy d'être un film très réussi mais il faut à mes yeux bien plus qu'un film pour révolutionner un genre entier. Enfin bref, maintenant que nous avons appris la leçon de ne jamais hurler à la révolution avant d'en avoir vu les prémices passons au synopsis:
Dans une Angleterre uchronique, au XIXème siècle, vit le jeune Ray Steam, fils et petit-fils de scientifique. Ce dernier, alors que son père et son grand-père travaillent loin pour poursuivre leurs recherches, est un petit génie de la mécanique qui fait la fierté de son usine. Un beau jour, il reçoit un colis d'Amérique de son grand-père qui contient une étrange boule noire, récente création du vieil homme. La lettre jointe au colis prévient Ray de ne jamais donner la boule aux membres de la Fondation O'Hara, les employeurs des Steam. Cependant comme le hasard fait bien les choses, deux hommes de la fondation frappent à la porte des Steam. Ray refuse de leur donner l'objet et ne doit son sauvetage qu'à son grand-père et à sa mère. Il s'enfuit alors afin de remettre l'objet au professeur Stevenson, fervent patriote et grand scientifique. Alors qu'il croise la route du professeur après une course poursuite endiablée, il se fait enlever par un dirigeable juste avant l'accomplissement de sa mission. Il est alors amené à la Tour Steam, un étrange endroit où ont travaillés son père et son grand-père. Il est y accueilli par un homme gras et cupide du nom de Simon, par la fille du Président de la fondation, Scarlett et par ni plus ni moins que son père qu'il croyait mort. Ray va découvrir que l'un des projets de la fondation est de déclencher une pseudo-guerre civile lors de l'exposition universelle de Londres afin de convaincre les différents pays de se fournir chez les créateurs de la Tour Steam pour acheter leurs armes de guerre. Bien décidé à arrêter cet enfer, Ray va utiliser son don pour la mécanique afin de sauver son grand-père et d'arrêter son géniteur.
Assez peu original dans son thème principal, Steamboy tire sa force de son univers. Très réaliste tout en étant complètement dingue, le monde de Ray a de quoi séduire. L'ambiance est excellente et les moyens visuels sont de très bonne facture. Au vu du budget on pouvait être certain que l'aspect visuel du film serait grandiose et c'est effectivement le cas, les effets 2D comme 3D sont monstrueux et les dessins comme les animations envoient du lourd. Cependant j'ai été légèrement déçu du chara-design même si ce n'est que mon avis et en aucun cas une critique généralisée par les spectateurs. Toujours est-il que l'aspect technique est de haute volée cependant cela constitue également la faiblesse du film. Il y a trop d'investissement du côté des graphismes et pas assez ailleurs. Au niveau des points faibles on peut citer un scénario qui traîne en longueur(1h30 aurait suffit) et qui est très prévisible, des personnages ultra manichéens, une fin assez moyenne et un manque flagrant de rythme. Cela peut facilement décourager les moins motivés de visionner le film. Mais ce serait dommage car si l'oeuvre de Otomo n'est certes pas parfaite elle est toutefois de bonne qualité, pas à la hauteur des dix années de travail qu'elle a nécessité mais bien quand même. Steamboy a donc visé trop haut mais reste tout de même dans les mémoires comme l'un des films les plus importants de 2004 et pas seulement dans le milieu de l'animation.
Note finale: 15/20