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Azur et Asmar

On se retrouve en cette période de top pour un nouvel article bonus. Celui-ci porte sur un film d'animation français signé Michel Ocelot : Azur et Asmar.

Azur et Asmar

Nom Original : Azur et Asmar

Réalisateur : Michel Ocelot

Année de sortie : 2006

Genre : Fantastique, Aventure

Studio : Studio O, Nord-Ouest Productions, Eurimages

Durée : 1h34

Azur et Asmar

Quatrième film de Michel Ocelot et premier film en images de synthèse de sa part, Azur et Asmar est une oeuvre d'animation abordant les thèmes de la tolérance et de la différence sorti en 2006 sur grand écran. L'histoire débute dans une Europe médiévale alors qu'une nourrice arabe élève son fils Asmar et le fils de son maître, Azur. Aimant Azur comme s'il était aussi son fils, elle lui apprend quelques rudiments d'arabe ainsi que quelques bases de sa culture. Mais ce qui fascine vraiment le petit blond aux yeux bleus, tout comme Asmar d'ailleurs, c'est l'histoire de la Fée des Djinns, une fée qui accepterait d'épouser le vaillant guerrier qui réussirait à franchir toutes les épreuves mortelles qui se dresseraient sur sa route. Si les deux garçons se confrontent amicalement pour savoir qui épousera la fée cela ne dure cependant pas. Rapidement une véritable rivalité naît entre eux pour l'amour de leur mère. Mais peu après Azur est envoyé par son père en ville afin d'apprendre aux côtés du meilleur précepteur. Il doit donc quitter le domaine pour de nombreuses années et ne peut même pas dire au revoir à son rival et à sa mère de coeur. Au même moment, le père chasse la nourrice et son fils sans ménagement et sans rien leur laisser. Dix ans plus tard Azur est devenu un beau jeune homme parfaitement éduqué aux arts de la cour européenne. Mais il s'en fiche bien. Ainsi il profite de son âge pour quitter son pays et franchir la mer afin d'aller accomplir la quête de la Fée des Djinns. Malheureusement pour lui il tombe à l'eau en cours de traversée et échoue sur une plage. Guidé par Crapoux, un mendiant qui parle sa langue, Azur va tout faire pour trouver les trois clés qui vont lui permettre de rencontrer la mystérieuse fée. De son côté Asmar entame la même quête, l'occasion pour cette rivalité de continuer.

Azur et Asmar

Relativement pauvre en terme de scénario Azur et Asmar se concentre plutôt sur son message pour briller. Un beau message de tolérance et de paix entre les peuples qui se présente dès le début du film grâce au personnage de la nourrice, extrêmement touchante et reflet d'une certaine réalité. Par la suite ce message se voit un peu brouillé à cause d'une succession de facilités qui le rendent d'une simplicité trop enfantine pour être pleinement apprécié. Ceci dit la volonté est là et je salue ce travail en demi-teinte qui mérite malgré tout d'être vu. Mais je crains que ce soit là la seule chose que je peux féliciter dans Azur et Asmar. Non content d'être affreux visuellement(pour vous situer le tout, c'est à peu près aussi beau que les toutes premières images de synthèse soit la fin des années 60 début 70). C'est moche en images mais c'est proche de la nausée quand ça bouge. Et je n'accepterai certainement pas l'argument du "c'est un choix artistique" car absolument rien ne le justifie dans le film. Pour les habitués du blog vous vous rappelez peut-être du film Dead Space : Aftermath que j'ai sacré film d'animation le plus laid de tous les temps. Eh bien c'est très proche d'être aussi raté. Au niveau de la bande-son ça n'est pas mieux et ce ne sont pas les doublages d'un niveau extrêmement bas qui vont me contredire(Patrick Timsit ??? Sérieux ?). Impossible de rentrer dans l'histoire ou même de porter un regard neutre sur la mise en scène. La forme du film est épouvantable. 

Au niveau du fond c'est très difficile d'apprécier les choses au vu de l'ambiance dans laquelle on nous plonge. Mais objectivement, si le tout est simple voire simpliste j'ai trouvé qu'il y avait de bonnes idées mais mal mises en application. Comme je l'ai dit plus haut beaucoup de raccourcis faciles sont faits alors qu'un film se doit d'aller plus profondément dans un sujet qu'une simple devise prononcée en trois secondes. Pour être clair, le film est un message de tolérance parmi tant d'autres. Il n'apporte rien de plus. Après, pour un public enfantin, j'imagine que c'est assez bien présenté. Moi ça ne m'a pas plu. Mais le vrai reproche que je dois faire sur le fond du film porte sur la fin. Bien évidemment je ne spoilerai pas mais finir sur un deus ex machina* aussi bidon gâche presque tous les éléments appréciables du long-métrage. C'est d'une maladresse telle qu'on croirait le segment rajouté à la toute dernière minute et le pire, c'est que c'est en plus une des facilités que je critiquais plus tôt. J'imagine donc que vous avez compris que je n'aimais pas beaucoup ce film hein ? Personnellement, j'aurai tendance à vous le conseiller quand même parce que c'est un long-métrage qui contient vraiment de bonnes idées(et la fin est trop ridicule pour ne pas être drôle) mais malgré ça il s'agit pour moi d'une énorme maladresse.

* : procédé qui consiste à résoudre un problème en apparence insoluble par une intervention miraculeuse.

Azur et Asmar

Note finale : 05/20

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