• On débute la semaine avec un l'un des jeux vidéo les plus terrifiants auxquels j'ai joué : The Cat Lady.

    The Cat Lady

    Développeur : Harvester Games

    Editeur : Screen 7

    Support : PC

    Date de sortie euro : 4 décembre 2013

    Genre : Aventure, Point'n'click, Survival-horror

    The Cat Lady

    Crée par Remigiusz Michalski et sorti en décembre 2012 en langue anglais, The Cat Lady est un point'n'click d'aventure horrifique abordant principalement le thème de la solitude. Rapidement adopté par la communauté Steam, le jeu est devenu l'un des plus gros succès indépendant de l'année. Sentant le potentiel d'un titre international, l'éditeur a alors financé la traduction dans huit autres langues dont le français durant l'année 2013. C'est ainsi que j'ai pu poser mes mains dessus(enfin non, c'est du dématérialisé) à un prix très abordable(environ 5€ en période de soldes, 9,99 sinon). Et là je ne peux que me féliciter de l'avoir fait. The Cat Lady est la preuve vivante(pas vraiment vivante mais bon) que le genre du survival-horror n'est pas perdu, il rend même hommage à bon nombre de titres par des références discrètes mais bien vues. Quoiqu'il en soit, avant d'aller plus loin dans le détail, passons au synopsis :

    Susan Ashworth est une quadragénaire divorcée et sans enfant qui souffre d'une dépression chronique. Toujours seule, elle est connue comme la "Dame aux chats" car elle attire ces derniers dans son appartement en jouant du piano et les nourrit. Ne supportant plus son quotidien, elle décide un soir de se suicider. Alors qu'elle pensait mourir, elle se réveille dans une sorte de dimension parallèle étrange et devant une vieille femme mystérieuse. Sans qu'elle ne sache pourquoi, Susan est choisie par la vieille femme pour servir ses intérêts. Celle-ci la rend immortelle, l'empêchant ainsi de trouver le repos par le suicide. Elle lui confie ensuite une mission : retourner dans le monde réel pour retrouver et éliminer les "parasites", des créatures a priori maléfiques que la vieille femme veut voir mortes. Mais dans la vie de tous les jours, ces parasites sont cachés sous des visages humains, des visages de psychopathes capables de tout. N'ayant pas d'autre choix que d'accepter, Susan se réveille à l'hôpital, blessée à la suite de sa tentative de suicide. Peu après, elle fait la connaissance de sa sauveuse, celle qui a prévenu les secours : Mitzi. Jeune et atteinte d'un cancer, Mitzi souhaite louer la chambre que Susan a en trop. Sans trop savoir pourquoi, Susan accepte. Mais la quadragénaire sent bien que Mitzi cache un lourd secret. Elle n'aura toutefois pas beaucoup le temps d'y penser puisque l'un des parasites se rapprochera bien vite d'elle.

    The Cat Lady

    Incroyablement glauque et angoissant, The Cat Lady est une perle noire superbement écrite et d'une noirceur sans équivalent. Traitant de thèmes très sombres comme la dépression, la solitude, le suicide, la mort et la maladie, le titre se veut au contraire message d'espoir et véhicule d'humour cinglant. Magistralement mis en scène, le jeu bénéficie d'une des meilleures ambiances que j'ai pu voir dans un jeu vidéo, en grande partie grâce à une bande-son stressante au possible et d'une dureté rare. Scénaristiquement très développée, l'histoire de Susan et de Mitzi risque également de vous entraîner loin dans les ténèbres, pour votre plus grand bonheur. Doté d'un gameplay tiré des point'n'click classique, le jeu se veut pourtant novateur, notamment grâce à un système de jeu profitant de l'immortalité de Susan. C'est ingénieux et aucun faux pas n'est effectué même si la maniabilité au clavier en a gêné plus d'un. On saluera aussi les énigmes, nombreuses et bien pensées quoiqu'un peu faciles et les fins multiples. Outre l'ambiance malsaine, le scénario angoissant et les personnages attachants, le jeu peut donc compter sur un réalisation technique divine et une bande-son en parfaite adéquation avec son esprit, cependant tout n'est pas parfait. On pourra reprocher à The Cat Lady une durée de vie un peu courte, des cinématiques parfois trop longues et surtout, une linéarité très prononcée, les choix étant peu nombreux et se déroulant uniquement dans les dialogues. Mis à part ces quelques éléments mineurs, The Cat Lady n'a rien à se reprocher. Il s'agit d'un grand, d'un très grand jeu vidéo d'horreur et de l'un des meilleurs représentants du genre sortis ces dix dernières années. Un must have au prix plus que correct. Pourquoi hésiter ?

    The Cat Lady

    Graphismes : 18/20

    Gameplay : 15/20

    Durée de vie : 14/20

    Bande-son : 20/20

    Scénario : 19/20

    Note finale : 18/20

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  • Pour terminer la semaine, voici un autre court-métrage : JohnnyExpress.

    JohnnyExpress

    Nom Original : JohnnyExpress

    Réalisateur : Kyungmin Woo

    Année de sortie : 2014

    Genre : Comédie, Science-fiction

    Studio : -

    Durée : 5min27

    JohnnyExpress

    Court-métrage coréen, JohnnyExpress est une comédie de science-fiction signée Kyungmin Woo qui suit les aventures du plus flemmard de tous les coursiers intergalactiques. Envoyé sur une planète inconnue pour livrer un colis, il se rend compte que celle-ci est minuscule et qu'il ne met pas plus de quelques secondes à en faire le tour. Un peu perdu, le paresseux cherche tant bien que mal le destinataire du colis, colis qui se trouve être microscopique. Mais ce que le livreur ne sait pas, c'est que la planète est habitée par de minuscules extra-terrestres et qu'il est en ce moment même en train de ravager leur planète. 

    Extrêmement drôle et superbement mis en scène, JohnnyExpress est un court-métrage à la personnalité forte et qui marque les esprits. Magnifique tant artistiquement que techniquement, il s'agit probablement de LA révélation du court-métrage en 2014. Contacté par Illumination Entertainment(Moi, moche et méchant, Les Minions...), Kyungmin Woo a signé un contrat pour adapter son court-métrage en long-métrage. C'est donc avec impatience que j'attends cette sortie. En attendant je vous le conseille fortement, JohnnyExpress est une valeur sûre du court-métrage d'animation.

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  • On se retrouve ce jeudi pour continuer nos découvertes dans le monde du court-métrage avec Sebastian's Voodoo.

    Sebastian's Voodoo

    Nom Original : Sebastian's Voodoo

    Réalisateur : Joaquin Baldwin

    Année de sortie : 2008

    Genre : Fantastique

    Studio : -

    Durée : 4min24

    Sebastian's Voodoo

    Court-métrage américain dans lequel on suit la dernière aventure d'une poupée vaudou, prête à tout pour sauver ses pairs, Sebastian's Voodoo est un des succès de l'année 2008 aux USA et sur Internet. Sombre, original et mystérieux de par son intérêt et son éventuel message caché, le film a rencontré un succès acceptable et jouit aujourd'hui d'une assez belle réputation. Cependant je dois avouer à mon grand regret qu'il ne s'agit absolument pas d'un indispensable à mes yeux.

    Tout d'abord parlons de la forme. Non seulement ce n'est pas très beau(et j'entends par là que les effets désirés ne se produisent pas) mais en plus l'animation souffre énormément, probablement plus que ces poupées vaudou. Il y a énormément d'imperfections techniques et le pire, c'est qu'elles sont constatables par n'importe qui, y compris les yeux non avertis. En regardant ce court-métrage, j'ai eu l'impression de lire une copie qu'un étudiant n'aurait pas relue avant de la rendre. Beaucoup de défauts me semblent en effet nés d'un manque d'attention de la part de Baldwin et de son équipe. Donc des erreurs oui, mais des grossières non.

    Ensuite le fond. C'est aussi problématique. Déjà car le genre ne m'intéresse pas. Ensuite parce que le court-métrage ne raconte rien. Hormis le sauvetage de poupées vaudou, rien n'est montré. Pourquoi des poupées vaudou ? Qui sont-elles ? Pourquoi l'une se sacrifie pour les autres ? Qui est leur créateur et pourquoi fait-il ça ? Qu'advient-il d'elles à la fin ? Bref, beaucoup de questions et aucune réponse. J'ai donc trouvé l'ensemble beaucoup trop facile et de cette facilité sont nées une nombre impressionnant d'imperfection voire d'erreurs. Sebastian's Voodoo est donc un court-métrage regardable mais qui est à des années lumières de me faire vibrer.

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  • On enchaîne avec un autre film d'animation, américain cette fois-ci : Hôtel Transylvanie.

    Hôtel Transylvanie

    Nom Original : Hotel Transylvania

    Réalisateur : Genndy Tartakovsky

    Année de sortie : 2012

    Genre : Comédie, Fantastique

    Studio : Sony Pictures Animation, Columbia Pictures

    Durée : 1h28

    Hôtel Transylvanie

    Alternative aux productions Disney, DreamWorks ou Pixar, Hôtel Transylvanie est un film d'animation fantastique orienté comédie sorti en septembre 2012 aux USA et au Canada et en février 2013 chez nous. Reprenant à sa sauce le mythe du Comte Dracula, Tartakovsky réalise ici une belle performance qui, sans atteindre ce que peux faire un des énormes studios cités plus haut, fournit un divertissement de qualité pour toute la famille. L'histoire se déroule à notre époque dans un hôtel caché de la vue de tous : l'Hôtel Transylvanie, spécialisé dans l'accueil de monstres en tout genre depuis 1898. Le Comte Dracula, le propriétaire, en est très fier et tient à y fêter le 118ème anniversaire de sa fille Mavis, qui devient enfin majeure. Voulant, pour une raison inconnue, l'empêcher de quitter le nid familial pour découvrir le monde et surtout les humains, Dracula va faire en sorte d'effrayer sa fille pour la garder auprès de lui éternellement. Il met ainsi en place de nombreux pièges destinés aux humains afin d'empêcher ces derniers d'entrer réellement en contact avec sa protégée. Mais malgré toutes ses précautions, Dracula ne peut prévoir l'arrivée d'un jeune homme particulièrement curieux et aventureux : Jonathan. Jovial et pas plus que ça effrayé par les monstres de l'hôtel, le jeune garçon va rencontrer Mavis et les amis de Dracula, pour son plus grand plaisir d'aventurier. Déguisé par le comte afin de ne pas se faire repérer, Jonathan va raconter ses voyages à l'ensemble des résidents de l'hôtel et ainsi raviver la flamme en Mavis. Rouvrant les vieilles blessures du passé, Jonathan va devoir faire en sorte de convaincre le propriétaire de l'hôtel, loin d'être si méchant...

    Hôtel Transylvanie

    Très sympathique, jovial et dynamique, Hôtel Transylvanie est un film d'animation de bon niveau à réserver à toute la famille pour passer un bon moment. Assez prévisible, simple(voire simpliste ?) et banal dans son fond, il s'agit toutefois d'une belle oeuvre qui diffuse pour la énième fois un message bien connu mais qui mérité d'être rappelé et tout ça, dans la bonne humeur et en utilisant un univers original. Bourré d'humour et de références, le film de Tartakovsky est une excellente alternative aux oeuvres majeures du cinéma américain. On peut seulement lui reprocher d'avoir manqué d'ambition et de s'être contenté de faire du déjà-vu dans un univers de monstres. Mais dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé, pour passer un bon moment quand on ne sait pas quoi faire c'est idéal.

    Hôtel Transylvanie

    Note finale : 15/20

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  • On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un film d'animation que j'avais envie de voir depuis longtemps : Mind Game.

    Mind Game

    Nom Original : Mind Game

    Réalisateur : Masaaki Yuasa

    Année de sortie : 2004

    Genre : Comédie, Science-fiction

    Studio : Studio 4°C

    Durée : 1h43

    Mind Game

    Succès du studio 4°C, Mind Game est l'un des films d'animation japonais les plus marquants de l'année 2004. Adapté d'un manga de Robin Nishi, il est encore aujourd'hui considéré comme l'une des oeuvres les plus déjantées du 21ème siècle et à juste titre. L'histoire met en scène la rencontre entre Nishi, un jeune étudiant d'Osaka, et Myon, une belle jeune fille qu'il semble avoir connu il y a longtemps. Ce moment marque le début d'une histoire d'amour un peu atypique où les protagonistes agissent de manière enfantine et parfois provocante. Redevable de Nishi, Myon décide de l'emmener dans le restaurant familial pour lui offrir le repas, il y retrouvera la famille de la jeune fille dont le père alcoolique et coureur de jupons et la soeur, responsable et protectrice. Il tombera aussi malheureusement sur le très sympathique fiancé de Myon, dont la candeur l'exaspérera au plus haut point. Mais alors que tout allait plutôt bien, deux yakuzas vont débarquer dans l'établissement pour récupérer l'argent que leur doit le père de la famille. Violents et même dérangés, les deux yakuzas finiront par malencontreusement tuer Nishi. Ce dernier sera alors transporté dans l'Autre-Monde où il rencontrera un étrange Dieu. Résolu à ne pas accepter sa mort, il sprintera dans la direction opposée à celle indiquée par la divinité et rejoindra le monde réel avec en tête les paroles de Dieu "Vit pour ceux qui te sont chers". La scène de sa mort reprendra alors depuis le début mais il réussira cette fois-ci à survivre et éliminera même un yakuza. Décidé à profiter de la vie, Nishi va alors embarquer Myon et sa soeur pour s'enfuir loin de leurs créanciers. Débute alors une aventure délirante en pleine ville, en bord de mer et même à l'intérieur d'une baleine pour les trois jeunes gens, qui vont découvrir un sens nouveau à la vie.

    Mind Game

    Totalement loufoque, Mind Game est un film aux multiples facettes et qui donne lieu à de nombreuses interprétations, pas toujours très logiques. Originale tant dans sa forme que dans son message, l'oeuvre de Yuasa et du studio 4°C risque malheureusement de perdre une bonne partie du public en cours de route, tant les extravagances du récit sont nombreuses. Plus que loufoque ou déjanté, le film peut presque être qualifié de bizarre et expérimental. Peu de choses sont expliquées, peu d'éléments sont ne serait-ce qu'éclaircis et à terme, cela peut conduire à un désintéressement que je comprends tout à fait. Et malheureusement tout le film est comme ça, jusque dans le montage et le découpage des scènes. C'est antéchronologique la plupart du temps, souvent symbolique et métaphorique. Vous l'aurez compris, il faut s'y retrouver. Ce qui aurait pu être largement faisable si le style graphique n'était pas si dérangeant. C'est objectivement d'une laideur incroyable mais même subjectivement, c'est tellement spécial qu'une bonne partie de notre concentration sera dirigée vers le décryptage d'une telle animation et d'un tel aspect visuel. Bien que j'apprécie l'apparence originale d'un film d'animation, dans le cas présent, c'est peut-être un peu trop compte tenu de la complexité apparente de l'histoire. Complexité qui, au passage, n'a pas l'air souvent nécessaire. A plusieurs moments j'ai simplement cru à une paresse, de même quand j'ai pu voir certains plans visuellement dégueulasses sans justification et quand j'ai entendu la bande-son relativement médiocre. Ce serait volontaire ? Pas tout le temps c'est une évidence. Mais malgré tous ces défauts et cette ambiance un peu sortie de nulle part, j'ai plutôt apprécié Mind Game. L'originalité a quand même du bon et l'humour présent dans le film est assez efficace pour m'avoir accroché jusqu'à la fin. Cependant ça ne me marquera pas et mon impression finale est correcte sans être incroyable. Cependant le film étant tellement particulier, je pense que les impressions des spectateurs ne peuvent qu'être incroyablement variées. Je vous conseille donc de vous le procurer histoire de vous faire votre propre avis. Mind Game étant trop subjectif pour qu'un avis puisse sincèrement vous aiguiller.

    Mind Game

    Note finale : 13/20

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