• Aujourd'hui nous restons dans le jeu vidéo avec un point'n'click : Deponia.

    Deponia

    Développeur : Daedalic Entertainment

    Editeur : Daedalic Entertainment

    Support : PC

    Date de sortie euro : 12 juin 2012

    Genre : Aventure, Point'n'click

    Deponia

    Nouveau point'n'click signé Daedalic, Deponia nous présente le quotidien de Rufus, un ado attardé, fainéant, idiot, ingrat et irrespectueux vivant sur la planète poubelle : Deponia. La Terre étant recouverte de détritus, le quotidien des survivants est difficile mais pour Rufus, l'avenir n'est pas ici mais sur Elyseum, un lieu mythique dans lequel vivent des êtres privilégiés. Inventeur sans talent et pour lui, génie mal considéré, Rufus a plusieurs fois tenté de quitter Deponia mais à chaque fois sans succès. A l'occasion du prochain passage d'un vaisseau de l'Organon, le jeune homme prévoit de tenter une nouvelle fois sa chance. Contre toute attente, il y parvient, s'étonnant lui-même. Mais sa réputation de maladroit n'étant jamais bien loin, il surprend une conversation entre des complotistes de l'Organon et une Elyséenne prise en otage. Il tente alors de la sauver mais ne réussit qu'à la faire basculer dans le vide avant de se faire attraper et jeter dehors à son tour. Rufus chute alors des dizaines de mètres plus bas, dans les décombres. En revenant chez lui il apprend alors que la jeune femme a subi le même sort. Voyant la présence de cette dernière comme une nouvelle occasion de quitter Deponia, le héros s'apprête à tout faire pour rentrer dans ses bonnes grâces.

    Deponia 

    Alors, n'ayant absolument pas envie de faire cet article aujourd'hui je vais me contenter d'une très brève analyse. Deponia est une immense déception et l'un des moins bons point'n'click que j'ai pu essayer. Si l'univers est effectivement drôle et énergique, ce qui lui a valu sa réputation, le reste ne suit absolument pas. Le jeu est beau certes, très beau même, mais les bugs techniques sont tellement nombreux que le travail ne peut pas avoir été terminé à ce niveau là. Pire, le jeu plante très régulièrement entre les chapitres. De plus le scénario est d'une banalité sans précédent(dans un univers aussi original et délirant c'est un comble) et les personnages sont d'une lourdeur rare, Rufus étant de loin le plus insupportable. Ce mec est une plaie et l'incarner m'a littéralement dégoûté. De plus la fin est une arnaque monumentale qui vous dit simplement qu'il faudra acheter le reste de la licence pour savoir à quoi sert tout ce que vous avez fait. Une introduction de cinq heures, sept grand maximum, quoi. Et puis merde, on peut faire un truc délirant mais là c'est juste irrespectueux des fans et des joueurs en général. Un jeu peut-être fou, différent mais il doit toujours être cohérent, toujours. Comme l'expliquait il y a quelques temps un grand homme en prenant pour exemple le cinéma(salut à vous monsieur Kamel Debbiche), on peut prendre n'importe quel scénario, n'importe quel univers et l'adapter en film pourvu que ce soit cohérent. Pas besoin de réalisme, uniquement de cohérence. Et là dans Deponia, l'irréel se déporte jusque dans le gameplay rendant chaque énigme d'une bêtise hallucinante. Globalement, l'une des critiques les plus vivaces quand il s'agit de point'n'click c'est de dire que les énigmes sont illogiques ou tirées par les cheveux. C'est vrai. Mais attendez de mettre la main sur Deponia. Vous réaliserez alors toute l'horreur de la chose poussée à son paroxysme. Je l'ai souvent dit, je trouve que Daedalic est un studio de glandeurs qui se contente de faire un bel emballage sans réel boulot derrière, ce n'est jamais achevé, jamais dépourvu d'énormes erreurs. Je le pense encore plus maintenant que j'ai joué à Deponia. Un jeu qui plante, qui ne décolle jamais, qui contient des énigmes sans aucune logique et qui ne constitue qu'une grosse introduction à une série(alors que si un jeu s'inscrit dans une série, il faut tout de même le travailler en tant qu'entité unique...) : très peu pour moi. Deponia, sans être immonde, est un mauvais jeu fait par des mauvais développeurs et avec de mauvaises intentions.

    Deponia

    Graphismes : 17/20

    Gameplay : 04/20

    Durée de vie : 10/20

    Bande-son : 12/20

    Scénario : 06/20

    Note finale : 07/20

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  • On revient dans le secteur du jeu vidéo aujourd'hui avec le sympathique Trine 2.

    Trine 2

    Développeur : Frozenbyte

    Editeur : Focus Home Interactive

    Support : PC

    Date de sortie euro : 6 décembre 2011

    Genre : Action, Plate-forme

    Trine 2

    Après l'étonnant succès du premier Trine, il n'était pas inconcevable d'imaginer une suite de cet univers féerique(pour un petit rappel, voir mon article sur Trine). C'est donc en 2011 que celle-ci débarqua chez nous. Si j'avais été séduit par le premier jeu qui était magnifique et bénéficiait d'une narration incroyable d'une justesse rare j'avoue que j'étais un peu moins sûr en me dirigeant vers le second. Eh oui, Trine était excellent mais c'est surtout la surprise générée par un tel univers qui a plu. Une suite n'était donc peut-être pas une bonne idée. Bilan ? Si l'idée d'une suite est fort acceptable je dois dire que mes appréhensions étaient en grande partie justifiées. Trine 2 est relativement décevant.

    Trine 2

    Je ne vais pas revenir sur l'histoire, on retrouve nos trois héros Pontius, Zoya et Amadeus qui partent encore une fois sauver le monde blablabla, mais surtout sur le gameplay. Car c'est bien le gameplay et le level-design qui sont à mes yeux les points noirs du jeu. L'univers lui est toujours aussi beau et fantaisiste mais le fait que ce soit une suite diminue toutefois l'impact de ce dernier sur nous, joueurs. Non le réel problème du titre vient vraiment à mes yeux de l'absence d'idées concernant le level-design et de précision dans le gameplay. On se retrouve devant une version non achevée du premier Trine, ni plus ni moins. Le gameplay est d'une imprécision rare, les bugs de textures empêchant une progression normale sont nombreux, aucune nouvelle idée de mise en scène ne fait son apparition et je ne parle même pas de l'absence de nouveauté tout court. Alors oui l'univers est magnifique, oui la mise en scène est bonne(surtout si vous n'avez pas fait le premier) mais quand on crée une suite à un jeu, on doit apporter de nouvelles choses à la licence. Tout ne doit pas être remanié mais des éléments importants et nouveaux doivent faire leur apparition. Là ce n'est pas le cas. Pire, on sent un manque flagrant d'inspiration du côté des développeurs. Le bilan est donc mitigé car si on prend tout de même pas mal de plaisir à parcourir l'univers de Trine 2, l'ensemble est à des années lumières du premier épisode ou même d'un très bon jeu de plate-forme. Après avoir joué deux heures au titre, je n'ai plus eu qu'une seule envie : en terminer au plus vite devant tant de non-sens. 

    Trine 2

    Graphismes : 18/20

    Gameplay : 13/20

    Durée de vie : 14/20

    Bande-son : 19/20

    Scénario : 13/20

    Note finale : 14/20

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  • On se retrouve en ce début de semaine pour parler d'une oeuvre du réalisateur de L'Etrange Noël de Monsieur Jack : Coraline.

    Coraline

    Nom Original : Coraline

    Réalisateur : Henry Selick

    Année de sortie : 2009

    Genre : Fantastique, Aventure

    Studio : Laika Entertainment, Pandémonium

    Durée : 1h40

    Coraline

    Film d'animation en volume américano-russe, Coraline est l'adaptation du roman homonyme de Neil Gaiman publié en 2002. On y suit la jeune Coraline dans sa toute nouvelle maison, située dans une campagne morose et terne. Vivant avec ses parents, des écrivains spécialisés dans le jardinage et tout le temps occupés, la petite fille se sent emprisonnée dans ce quotidien sans surprises et solitaire. Lors d'une balade à l'extérieur pour découvrir les environs, Coraline rencontre cependant Wyborne, le petit-fils de la propriétaire, qui lui avoue ne pas avoir le droit de rentrer dans le bâtiment sous peine d'être sanctionné. Ce dernier affirme que la maison est dangereuse et que nul ne devrait y rester. Avant de partir, il lui offre cependant une poupée qui ressemble très fortement à la fillette. Ne croyant guère à ces histoires, Coraline rentre chez elle et part se coucher. Mais au cours de la nuit, une souris la réveille et semble vouloir la guider. Elle découvre alors une petite porte dans le salon, qui était jusque là condamnée. Mais quand elle arrive, la porte est ouverte et mène sur un monde étrange. Un monde dans lequel attendent ses parents rêvés, des gens attentionnés et détendus qui l'aiment plus que tout et qui lui font savoir. Mais ces gens ont la particularité un peu effrayante d'avoir des boutons noirs à la place des yeux. Malgré cela, Coraline prend plaisir à venir dans ce second monde dès qu'une contrariété intervient dans le premier. Elle vient alors régulièrement voir ses "autres" parents et mène une vie heureuse. Mais que se passerait-il si ces étranges parents ne voulaient plus laisser partir l'enfant ? 

    Coraline

    Fervent critique de l'Etrange Noël de Monsieur Jack, que j'avais détesté, je m'étais fait anti-Selick il y a quelques années. Et pourtant quand j'ai entendu parler de Coraline, ma résolution s'est petit à petit brisée jusqu'à ce que je craque complètement. Et le moins qu'on puisse dire c'est que je ne regrette absolument pas d'avoir cédé et qu'au contraire, je regrette d'avoir été aussi catégorique sur Henry Selick. Coraline est un véritable chef-d'oeuvre d'animation et de mise en scène qui force le respect dans chaque domaine et impressionne par ses idées, qu'elles soient réussies ou non. Véritable bijou de noirceur et de maturité et ce, malgré un univers qu'on pourrait parfois qualifier d'enfantin, le film est très fortement inspiré du maître à penser de Selick à savoir le producteur de l'Etrange Noël de Monsieur Jack et cinéaste mondialement reconnu Tim Burton. On reconnaît la touche artistique type Burton un peu partout mais sans cette sensation défaitiste et trop glauque à mon goût habituellement présente dans les oeuvres du réalisateur. En gros on a un ici un Tim Burton mais en mieux. Selick corrige les élans de la touche Burton et apporte sa propre contribution à l'univers des films noirs et dérangeants. Le résultat est splendide, ni plus ni moins. L'histoire mérite amplement d'être découverte par le plus grand nombre et la mise en scène risque bien d'en faire frissonner plus d'un malgré l'absence réelle d'horreur dans le film. Les personnages sont très attachants, notamment notre petite héroïne, et la fin est simplement grandiose. De plus l'aspect animé est remarquable et bien que je n'apprécie pas l'animation en volume la majeure partie du temps, j'ai ici été complètement séduit. A n'en pas douter c'est un excellent film qui a bénéficié du plus grand soin dans sa création. Donc plutôt que d'en vanter les mérites pendant quatre heures je préfère vous diriger fortement vers le produit. Coraline est un excellent film d'animation qui vous mettra probablement mal à l'aise et qui séduira sans peine la plupart des anti-Burton. Attention toutefois, à éviter pour les moins de dix ans.

    Coraline

    Note finale : 18/20

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  • On termine la semaine avec un nouveau film d'animation ou plutôt un grand classique : La Planète Sauvage.

    La Planète Sauvage

    Nom Original : La Planète Sauvage

    Réalisateur : René Laloux

    Année de sortie : 1973

    Genre : Science-fiction, Drame

    Studio : Les Films Armorial, ORTF, Filmexport

    Durée : 1h08

    La Planète Sauvage

    Chef-d'oeuvre des années 70 et co-production franco-tchécoslovaque, La Planète Sauvage est un film d'animation réalisé par René Laloux et librement inspiré du roman Oms en série de Stefan Wul. L'histoire se déroule dans un monde futuriste dirigé par les Draags, une espèce androïde très évoluée et gigantesque. Possédant toute la connaissance du monde, les Draags évoluent dans une société intellectuellement très élevée et sous haute pression. Toutefois ils se détendent grâce aux Oms, des petits êtres vivants qu'ils utilisent comme animaux de compagnie et dont ils ne soupçonnent pas l'intelligence(il s'agit bien évidemment d'humains). Utilisés comme des animaux, des esclaves ou des combattants, les Oms sont souvent traités de manière misérable et nombreux sont ceux qui tentent de s'échapper pour vivre en paix à l'état sauvage. C'est notamment le cas d'une femme Om qui fuit le territoire Draag avec son bébé. Malheureusement pour elle, elle est prise au milieu de jeux d'enfants Draags et meure à cause d'une chute. Une autre Draag, Tiwa, intervient alors avec son père pour faire fuir les enfants et sauver le petit de la femme. Ce dernier est alors adopté par Tiwa et est nommé Terr. Commence alors une vie paisible mais une vie de servitude pour le jeune Om. Une vie qui se verra bouleversée par sa rencontre avec des sauvages. Par un heureux hasard, Terr héritera de la connaissance des Draags et deviendra alors la plus grande menace de l'espèce bleue. La Révolution est en marche et la violence s'apprête à envahir la planète des Draags. Le but des Oms : La Planète Sauvage.

    La Planète Sauvage

    Original, marquant, oppressant, glauque et "hbdhgd" sont autant de mots qui peuvent définir avec plus ou moins de précision La Planète Sauvage. Ce film, extrêmement violent pour l'époque, est un condensé de mystères et de thématique brutes et profondes qui mettent mal à l'aise. Au vu des partis pris du film et de l'aspect visuel étrange et carrément dépassé aujourd'hui le public ne peut que se découper en deux parties. D'un côté les "un sacré chef-d'oeuvre" et de l'autre ceux qui ne pourront même pas aller jusqu'au bout. C'est tellement spécial que j'imagine difficilement qu'on puisse tout voir et se dire "ouais, bof". C'est typiquement le genre de film qu'on adore ou qu'on déteste mais qui se tient rarement le cul entre deux chaises. Personnellement et même si je ne compte pas le revoir dans les deux prochaines années, ce film m'a profondément marqué et j'en suis fan. A vrai dire je ne saurais dire ce qui va et ce qui ne va pas. C'est quelque chose de plus profond que ça. Le film est totalement subjectif et n'a qu'un seul but : vous faire vivre dans l'univers de La Planète Sauvage. Rien d'autre. Par conséquent il n'y a rien de plus dur, voire impossible, que d'essayer de faire une analyse objective et censée de l'oeuvre. En fait j'ai plus l'impression que le film est un bloc, un seul bloc. Il n'est pas composé d'éléments variés mais d'un seul et même bloc. On ne peut séparer les habituels critères visuel, musical, scénaristique etc. comme on le fait en général. Ou on vit La Planète Sauvage et on en retient un certain nombre d'enseignements, ou ce n'est pas le cas et on tient difficilement plus de trente minutes dans cet univers glauque, malsain et d'une cruauté sans égal. A n'en pas douter c'est un film marquant et qui a bénéficié d'un travail immense. Je vous le conseille vivement, ne serait-ce que pour savoir de quel côté vous êtes. Un film de légende, qu'on l'aime ou qu'on le déteste.

    La Planète Sauvage

    Note finale : 16/20

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  • On change de catégorie aujourd'hui et on retourne dans les animes, voici la nouvelle série Cobra.

    Cobra : the Animation

    Nom Original : Cobra the Animation : Rokunin no yuushi

    Auteur : Buichi Terasawa

    Année de production : 2010

    Catégorie : Shônen

    Genre : Action, Aventure, Science-fiction

    Studio : Madhouse Production

    Durée : 13 épisodes de 22 minutes

    Cobra : the Animation

    A l'occasion des trente ans du légendaire Cobra, Madhouse a décidé de faire revenir l'aventurier intergalactique sur le devant de la scène et pour cela, la société nippone a employé les grands moyens. On retrouve donc notre héros préféré dans de nouvelles aventures un peu aléatoires et assez peu scénarisées mais terriblement fun et vivifiantes. Qu'on se le dise tout de suite, les non-fans n'auront aucun intérêt à regarder cette série, mieux vaut qu'ils commencent par la première. Les autres par contre pourront retrouver l'esprit de la licence et l'humour énergique de l'homme-machine qu'ils aiment tant. De même l'aspect sexy est toujours là, bien que moins fort, et l'action est toujours aussi présente et fluide. A vrai dire je n'ai rien à reprocher à la série dans son déroulement, c'est bien fait et très fidèle à l'oeuvre originale. De plus les moyens techniques sont assurés, à la différence de la première série. Non en fait si je devais faire une critique de Cobra the animation ce serait sur l'écriture. Il n'y a aucun scénario qui ait pris plus de dix minutes à être écrit, les personnages sont d'une pauvreté affligeante, il n'y a aucun ennemi imposant et pire, même impardonnable, Armanoïde n'apparaît pratiquement pas...

    Cobra : the Animation

    Je ne comprends donc pas comment la genèse du projet a été gérée mais ça me semble très faible compte tenu du niveau de l'univers de Cobra. J'ai donc été globalement déçu de cette nouvelle série qui, si elle est fidèle à l'oeuvre originale par son ambiance décomplexée, n'est pas franchement intéressante à suivre. Et me disant ça je me pose une question....pourquoi ??? J'imagine que c'est beaucoup plus difficile de créer une oeuvre à partir de quelque chose d'antérieur que de rédiger quelques scénarios de moyenne qualité... Pourquoi s'être cassé le cul à faire quelque chose de super fidèle si c'est pour foirer la partie "facile" du projet ? Sur ce coup là Madhouse me déçoit et me surprend. Après il ne faut pas exagérer non plus, la série est tout à fait regardable, drôle et énergique mais c'est loin de ce qu'on pouvait attendre à l'occasion des trente ans du manga Cobra. Un résultat en demi-teinte donc.

    Cobra : the Animation

    Note finale : 14/20

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