• On enchaîne à présent avec l'événement de cette semaine, le terrible Assassin's Creed IV.

    Assassin's Creed IV

    Développeur: Ubisoft Montreal/Ubisoft

    Editeur: Ubisoft

    Support: Xbox 360

    Date de sortie euro: 29 octobre 2013(distribué à partir du 25 octobre 2013)

    Genre: Action, Aventure, Infiltration

    Assassin's Creed IV

    Voici sans conteste l'événement du mois d'octobre-novembre pour nous, fans de jeux vidéo. AC IV et son univers de pirates débarque chez nous et nous, foufous que nous sommes n'attendions que ça. Après trois jours et demi dessus et environ 20 heures de jeu je pense pouvoir fournir un avis solide sur le dernier bébé d'Ubisoft.

    Assassin's Creed IV

    Dans AC IV nous incarnons Edward Kenway, père d'Haytham Kenway et donc grand-père de Connor, le héros du troisième épisode. Ce dernier est un pirate lambda, rêvant de gloire et de richesses mais un jour, sur la mer des Caraïbes un violent affrontement avec un bâteau survient. La tempête faisant rage les navires échouent avec pour seuls survivants Edward et Duncan Walpole, un assassin. Alors que ce dernier s'enfuit de peur du pirate, Edward se décide à récupérer tous les biens de l'assassin. A la suite d'une course poursuite, Edward tue Duncan et s'empare d'un message attestant de la trahison de Walpole à l'ordre des assassins. Edward enfile alors le costume du mort et s'empare d'un mystérieux artefact que l'homme devait livrer à Torres, l'ambassadeur de la Havanne. Dans le but de s'enrichir, notre jeune pirate va cotoyer l'ordre des templiers et renverser sans le vouloir les plans des assassins mais il sera vite démasqué par Torres et ses acolytes qui l'enverront sur un bâteau en tant que prisonnier. Aidé d'Adewalé, un autre prisonnier, Edward s'emparera du navire qu'il nommera le Jackdaw. L'homme devient alors pirate de renom dans son coin et mène de plus en plus de batailles, mais rapidement assassins et templiers vont rôder dans son sillage. Voilà pour le scénario, je n'en dirais pas plus car, de un je n'ai fait qu'un tiers de ce dernier, et de deux, il faut bien l'avouer, c'est plutôt léger. L'univers est énorme, les personnages sont super charismatiques mais le scénario principal est vraiment trop simple et trop léger, on voit ici le manque de préparation et de travail d'Ubisoft qui malheureusement pollue tout le jeu.

    Assassin's Creed IV

    Au niveau de l'univers en lui-même, la piraterie du XVIIIème dans les Caraïbes est un contexte formidable, les nombreuses îles et les trois villes principales, la Havanne, Nassau et Kingston sont magnifiques, de même que la mer, élément clé de cet épisode. Graphiquement comme artistiquement ça pète vraiment. Les NPC sont toujours aussi bien faits, un peu idiots tout de même, et l'ensemble est parfaitement rendu, crédible et hyper jouissif. Les quêtes principales sont assez molles mais sont quand même, à mes yeux, d'un excellent niveau mais c'est avant tout les quêtes secondaires qui vont vous occuper ici. L'entretien de son bâteau, les batailles navales, l'entretien de sa flotte, l'exploration des îles, les missions d'assassinats, la recherche de coffres, de trésors et de fragments d'animus, les chasses aux templiers, les explorations sous-marines, les chasses, la pêche(que ce soit au requin-marteau, à l'épaulard ou à la baleine blanche), l'entretien de son QG etc etc., sont autant de tâches qui vous attendent avec impatience, c'est immense et très très long(au bout de 20 heures j'en suis à 37%). Ce qui est sûr c'est que vous ne bouclerez pas le jeu en un jour(qui a dit AC Révélations???). J'ai notamment oublié dans ma liste la recherche de chants pirates, de pierres maya et de tenues spéciales. L'univers est donc encore meilleur qu'avant, et les batailles navales, putain qu'est ce que c'est bon. S'emparer de la cargaison des autres navires ou même carrément des navires eux-même procure une sensation d'excitation permanente, même au bout du 200ème navire, un vrai régal. Ajoutez à cela des combats un poil plus difficile, une bande-son du tonnerre et des décors sublimes et vous obtiendrez AC IV. A présent parlons des défauts qui malheureusement sont très nombreux:

    Assassin's Creed IV

    Alors, graphiquement déjà, c'est assez faible, les décors sont magnifiques mais les personnages sont vraiment moyens de plus le jeu compte énormément de clipping et d'aliasing ce qui est assez inacceptable. Ensuite, les bugs, de collisions ou graphiques sont légion, on trouve même des murs invisibles et des objets qu'on peut traverser sans problème, un must pour un jeu Xbox 360, après je ne sais pas ce que donnera le jeu sur Next Gen mais si Ubisoft ne change pas tout ça, ça ne vaudra pas le coup. Ensuite et c'est là le seul monstrueux défaut: la maniabilité. J'ai déjà gueulé plusieurs fois sur AC pour cette maniabilité bâclée et faite en trois jours, et bien en fait elle a changée....elle est encore pire, c'est simple, faire du free running devient quasi-impossible. Les contrôles du perso sont hyper aléatoires, il s'accroche toujours à n'importe quoi et bonne chance pour courir normalement dans un bâteau serré, du suicide à ce stade. Je commence sérieusement à en avoir marre du manque de professionalisme d'Ubisoft, que ce soit pour les Prince of Persia ou les AC, dès qu'il y a du succès, ces crétins de développeurs se reposent sur leurs lauriers et attendent la prochaine chute de la licence avant de recommencer à bosser. Donc pour faire court, dans absolument TOUS LES NIVEAUX et même si j'ai dis du bien de la plupart d'entre eux le jeu n'est pas fini, on constate avec aigreur que faire un jeu en un an c'est impossible pour Ubi. La tâche est certes difficile, mais si on la lance, on la fait et malheureusement c'est le problème, le jeu n'a pas bénéficié d'assez de temps de travail pour être solide et jouable. Je pense que tous les non-fans qui s'y essaieront abandonneront du fait de cette jouabilité instable et capricieuse.

    Assassin's Creed IV

    Enfin dernier défaut, les phases dans notre monde actuel. On peut sortir de l'animus afin de prendre le contrôle d'un employé d'Abstergo qui vit les souvenirs d'Edward dans un but sans doute vidéoludique. Bien qu'on sache que la société cache quelque chose, ces phases ne réussissent en rien à nous motiver, ce n'est pas ennuyeux mais ce n'est pas intéressant, seuls les fans les plus hardcores(comme moi) accompliront ces séquences.

    Assassin's Creed IV

    En conclusion AC IV est un très bon jeu qui n'a malheureusement pas été fait sérieusement ni par des gens motivés et qui souffre d'un énorme manque de travail, sans doute dû au manque de temps. Cela reste une bonne expérience, un jeu long, prenant et addictif mais trop peu sérieux pour réellement marquer les esprits, Ubisoft doit à tout prix se sortir les doigts du cul afin d'arrêter de foirer toutes ses licences. Je vous conseille donc d'attendre avant d'acheter le jeu, attendre qu'il soit moins cher car il vaut largement 60€ en terme d'amusement et de qualité scénaristique, mais qu'il serait sympa de boycotter un peu le produit d'une société qui n'en a rien à foutre des joueurs. Mais bon, ça reste un bon jeu que je vais bien noter car on ne réussit pas à lui en vouloir, tant on s'éclate dedans.

    Assassin's Creed IV

    Graphismes: 15/20

    Gameplay: 17/20

    Durée de vie: 20/20

    Bande-son: 15/20

    Scénario: 15/20

    Note finale: 17/20

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  • Après le succès colossal de la licence d'Ubisoft on ne pouvait que prédire la venue d'un troisième épisode pour 2013, le voici donc.

    Assassin's Creed III

    Développeur: Ubisoft Montreal

    Editeur: Ubisoft

    Support: Xbox 360

    Date de sortie euro: 31 octobre 2012

    Genre: Action, Aventure, Infiltration

    Assassin's Creed III

     

    Pour un fan d'AC comme moi vous pouvez imaginer le bonheur à l'annonce de la sortie du troisième épisode. Bonheur qui s'est avéré encore plus grand quand j'ai appris que le contexte historique étudié était celui de la guerre d'indépendance, ô combien intéressante. C'est donc avec plaisir que je me suis procuré le jeu un peu après sa sortie et le moins qu'on puisse dire c'est qu'Ubisoft a bossé sur son bébé, malheureusement pas assez.

    Assassin's Creed III

    AC III est donc la suite logique du deuxième cycle de l'histoire de Desmond que l'on retrouve bien évidemment ici, cette fois-ci nous prenons le contrôle de deux autres personnages, Haytham Kenway, que l'on incarne durant le prologue, qui dure bien cinq bonnes heures, et Connor Kenway(de son vrai nom Rathonaketon) son fils bâtard bien décidé à venger sa tribu et sa mère. L'histoire de Desmond, qui découvre un ancien temple divin et qui se voit obliger de sauver le monde est plutôt convaincante bien que peu mise sur le devant de la scène, je vous laisse donc la découvrir par vous-même. Celle d'Haytham est un coup de génie, on incarne ce personnage en pensant incarner un assassin anglais débarqué aux USA et à quelle surprise avons nous affaire lorsqu'on apprend qu'il est en réalité un templier. Excellente manière de présenter le grand adversaire du jeu. L'histoire de Connor, qui est donc la principale est également excellente. Forcé de trouver refuge chez Achilles, un vieil assassin noir, le jeune garçon, dans le but de venger sa tribu de Charles Lee et Haytham Kenway, va subir la formation pour devenir assassin. On suivra alors Connor pendant une bonne partie de sa vie, à la recherche de son père et des templiers ayant tué sa mère. On retrouve bien évidemment les personnages et les événements historiques chers à la série comme ici le Boston Tea Party ou encore Abraham Washington et ce n'est certainement pas pour déplaire aux fanas d'histoire.

    Assassin's Creed III

    Connor enfant, il est tout meugnon

    Niveau scénario je vais m'arrêter là, l'histoire est comme d'habitude excellente et mérite vraiment d'être découverte, elle est également complexe et très longue, ce qui m'empêche par conséquent d'en dire plus. Au niveau du gameplay c'est tout simplement un pas énorme vers le progrès. Les armes et fonctions nouvelles sont sympathiques mais n'apportent pas grand chose, par contre les quêtes annexes sont monstrueuses. Les batailles navales, l'entretien de l'équipage, la chasse sauvage et la construction du domaine d'Achilles sont autant de tâches longues et passionnantes qui attendent Connor pendant son périple, toutes ces phases sont très bien construites, chacune avec son propre gameplay(très abouti en général) et vous ne pourrez qu'en être ébahi. Cependant et là est le point noir, la maniabilité est complètement foirée. Depuis Revelations la série souffre de nombreux bugs et d'une maniabilité douteuse qui fait notamment grimper notre héros sur tous les objets qui passent à portée ou qui le fait sauter dans n'importe quelle direction peu importe nos indications. On se disait qu'Ubisoft bossait dessus et que ce serait vite corrigé, et bien non et quelle horreur que cette maniabilité qui nous fait perdre un temps considérable et qui ne cesse de s'immiscer dans les passages les plus intéressants du jeu, nous gâchant complètement l'immersion. Pour le coup, étant donné les personnages hyper charismatiques et le scénario toujours aussi incroyable, on ne pouvait qu'accepter cela en esperant une suite corrigée, en effet malgré ces petits défauts récurrents on ne peut nier la qualité exceptionnelle du jeu qui nous passionne quand même.

    Assassin's Creed III

    Les batailles navales à bord de l'Aquila tiennent une grande place dans le jeu, offrant sans doute les meilleures quêtes secondaires

    Cependant cette maniabilité est vraiment énervante et nous fait constater l'attitude des développeurs, on se repose sur nos lauriers et on attend le blé, dommage mais venant d'Ubisoft(une boîte pas franchement sérieuse) on est qu'à moitié étonné. Heureusement que les très très nombreuses quêtes secondaires, la recherche d'objets et le scénario sont aussi bons sinon la qualité globale aurait beaucoup baissée. Au niveau durée de vie donc, comptez sur environ 50-60 heures pour tout faire, ce qui est simplement monstrueux compte tenu du genre et des autres épisodes de la série. On ne se lasse pas une seconde et chaque tâche est un vrai plaisir. La bande-son bien qu'inférieure aux autres épisodes est vraiment pas mal, notamment les doublages d'Achilles et Connor. Graphiquement ça pêche un peu, honnêtement le jeu est loin d'être très beau, on constate une nette baisse au niveau des graphismes par rapport aux épisodes précédents mais la carte étant tellement vaste et les environnements tellement soignés on n'en tient pas vraiment compte. Je ne vais donc pas passer plus de temps sur AC III qui est donc un excellent jeu qui se dirige par contre un peu trop vers la mauvaise pente. On regrettera un manque d'innovation dans la mise un scène mais au final le jeu est une bombe.

    Assassin's Creed III

    Haytham dans un théâtre, mais pour tuer évidemment...

    Graphismes: 15/20

    Gameplay: 18/20

    Durée de vie: 20/20

    Bande-son: 15/20

    Scénario: 18/20

    Note finale: 18/20

    Assassin's Creed III

     

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  • On enchaîne avec un FF hors-série.

    Final Fantasy Tactics Advance

    Développeur: Squaresoft/Enix

    Editeur: Nintendo

    Support: GBA

    Date de sortie euro: 24 octobre 2003

    Genre: Tactical-RPG

    Final Fantasy Tactics Advance

     

    Un FF tactique il fallait bien s'y attendre un jour et c'est en 1997 que cet événement s'est produit, FF Tactics sortait sur PS1. Ce jeu introduisait pour la toute première fois l'univers d'Ivalice(FF XII) dans la mythologie de Final Fantasy et au vu du succès plutôt colossal du titre, une version advance a vue le jour quelques années après. Dans cette version, radicalement différente, on incarne March, un jeune garçon qui vient d'emménager à Ivalice et qui est fan de la série de jeux vidéo Final Fantasy. Avec ses amis et son petit frère handicapé ils se réunissent pour lire un livre mystérieux rapporté par Mewt, le timide souffre-douleur des autres gamins de l'école. Mais finalement la séance de lecture ne peut avoir lieu et le groupe se sépare déçu. Cependant pendant la nuit, tout change. March se réveille en plein milieu d'une ville où de grands lézards et d'étranges créatures conversent avec les humains. A la suite d'une bagarre provoquée involontairement, March et son nouveau compagnon Montblanc, un mog, vont faire équipe. Le jeune garçon va donc découvrir qu'il est à l'intérieur d'un Final Fantasy et que ce monde n'est ni plus ni moins que la création de Mewt, le souffre-douleur de l'école orphelin de mère. Bon scénaristiquement c'est moyen mais dans un tactical ce n'est pas l'essentiel dirons-nous.

    Toutefois l'histoire reste plutôt sympa et accrocheuse par moment. Le gameplay est quant à lui des plus classiques, les batailles n'ont rien d'étonnant ni de novateur et en dehors, les quêtes comme le recrutement sont du vu et du re-vu. On accroche ou pas après. Niveau durée de vie c'est effectivement supérieur aux autres jeux du genre puisqu'il faut compter sur une bonne cinquantaine d'heures pour tout boucler, plutôt pas mal mais si le jeu n'était pas aussi répétitif et classique ça aurait quand même beaucoup plus de gueule. La bande-son est agréable à entendre mais absolument pas folichonne. Pour faire court, c'est un bon jeu mais que je conseillerais uniquement aux novices du genre afin de ne pas être déçu du classicisme. En dehors de ça, c'est un jeu qui à l'époque était formidable mais qui a été largement surpassé aujourd'hui notamment par la série des Disgaea.

    Final Fantasy Tactics Advance

    Graphismes: 14/20

    Gameplay: 15/20

    Durée de vie: 17/20

    Bande-son: 12/20

    Scénario: 12/20

    Note finale: 14/20

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  • On commence le programme d'aujourd'hui avec l'incroyable 999, un jeu que vous vous devez d'essayer.

    999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

    Développeur: Chunsoft

    Editeur: Spike

    Support: DS

    Date de sortie euro: Aucune(2009 au Japon)

    Genre: Visual Novel, Point'n click, Enigmes

    999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

    Si vous ne connaissez pas 999, sachez tout de suite qu'il s'agit à mes yeux du meilleur jeu DS et d'un des cinq meilleurs jeux toutes consoles confondues. Ce titre est et restera une expérience incroyable qui me laissera un exceptionnel souvenir. Je vous conseille très fortement de vous le procurez en import puisqu'il n'a malheureusement pas pu voir le jour chez nous tout en sachant évidemment qu'il est en anglais ou en japonais(heureusement c'est simple et ça ne devrait pas poser de problème majeur). Alors maintenant que j'ai dis ça commençons, 999 est un jeu de type Visual Novel sorti en 2009 au Japon et qui a crée un véritable déferlement de réactions positives, que ce soit chez les pros ou chez les joueurs(Jeuxvideo.com lui accorde la note de 19/20, fait rarissime pour un jeu DS), sa qualité d'écriture comme d'ambiance lui a conférée une belle communauté de fans qui attendent avec impatience la suite de la série, appelée Zero Escape. A présent le synopsis:

    Junpei est un lycéen banal qui se réveille amnésique dans une chambre  sur ce qui semble être un bâteau, ce dernier est enfermé dans la pièce sans aucune indication. Le jeune homme se retrouve par conséquent complètement perdu, il s'aperçoit alors qu'il porte un bracelet avec le numéro 5 écrit dessus au poignet. Intrigué, Junpei ne peut toutefois pas perdre de temps puisqu'une brèche s'est ouverte dans le hublot, créeant une inondation dans la pièce. A l'aide de différents indices trouvés dans la pièce il s'échappe et arrive dans un immense hall rappelant très fortement le Titanic. Contre toute attente, il rencontre un groupe de personnes toutes aussi perdues que lui. Décidant d'explorer l'endroit ensembles ces derniers se dirigent vers la partie non-inondée du navire, sauf Junpei qui voit descendre de l'escalier du hall son amie d'enfance Akane, disparue depuis de nombreuses années. Les retrouvailles entre les deux jeunes gens tournent court puisqu'ils sont appelés à rejoindre les autres devant deux portes étranges. Sur chacune d'elle, un numéro est écrit avec de la peinture rouge. Alors que les neufs personnes s'interrogent, un haut-parleur s'active soudain et une voix robotisée se présente. C'est l'heure du Zero Escape. Le propriétaire des lieux, un certain Zero, présente aux candidats son jeu à lui, chacune des personnes porte un bracelet autour du poignet avec un numéro de 1 à 9. Pour franchir les portes et atteindre la sortie il convient de travailler en équipe, en effet pour ouvrir les portes il faut que le Root Number tombe juste et que trois à cinq personnes pénètrent dans les pièces. Le root number est tout simplement l'addition des chiffres des personnes qui donne alors un nombre puis l'addition de tous les chiffres du nombre en question(par exemple pour ouvrir la porte 5, il faut un root number de 5 et donc que le résultat des chiffres fasse 14 ou encore 23). Pour entrer les participants doivent poser leur main sur le RED, un système d'analyse à l'entrée de chacune des portes puis sur le DEAD un système identique à l'intérieur de la pièce, afin d'éviter toute tricherie, les tricheurs étant puni de mort. Le seul moyen pour sortir consiste à atteindre la porte 9 afin d'arrêter le jeu. Mais une difficulté supplémentaire apparaît, les participants ont neuf heures et pas une de plus pour s'échapper du bâteau, après cela, il coulera entièrement. Après cette présentation lugubre, les candidats au jeu se présentent mutuellement en utilisant des pseudos en rapport avec leur chiffre(afin d'éviter de donner des infos à Zero). C'est donc ainsi qu'Ace, Snake, Santa, Clover, Junpei(Akane ayant dit son nom devant tout le monde, pas de pseudo), June(Akane), Seven, Lotus et le neuvième homme se lançent à la conquête de leur liberté. Mais dès le début, tout tourne de travers, pris de panique, le neuvième homme sort un couteau et prend en otage Clover, il force Ace à utiliser son bracelet puis utilise celui de Clover et le sien. Une fois la porte ouverte, il jette Clover dans les bras d'Ace et rentre dans la pièce, ne tenant pas compte des règles du jeu. Les autres participants entendent alors l'homme les supplier d'ouvrir, hurlant sa peur et les mettant en garde: les règles sont réelles, le jeu également! Puis une explosion survient. En ouvrant la porte avec les bracelets de Snake, Junpei et Seven le groupe découvre un cadavre en miettes, celui de leur ancien partenaire. Découvrant alors l'horreur de leur situation, les héros vont devoir affronter le pire des jeux, un ennemi inconnu ainsi que des conflits internes pour pouvoir quitter les lieux. Junpei de son côté va surtout être préoccupé par Akane, malade et un peu étrange, qui ne réussit pas à lui dire ce qu'il s'est passé ces dernières années. Rapidement, le jeu va prendre une tournure dramatique et malsaine qui va rappeler tous les personnages à leur passé, à une affaire monstrueuse qui a défrayée la chronique quelques années plus tôt.

    999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

    Voilà pour le tout début de l'histoire qui est vraiment un chef-d'oeuvre, le scénario est sombre, malsain, angoissant mais aussi drôle et touchant parfois et on ne peut qu'être pris dans le jeu du fait de l'ambiance extraordinaire qui s'en dégage. Vous ne pourrez que rester scotchés devant ce bijou d'écriture et de noirceur. De plus le jeu possède 6 fins(Knife, Submarine, Coffin, Axe, Safe et True) et il vous faudra le faire 6 fois, vraiment 6 fois afin de ne rien louper(vous pourrez accélérer les dialogues déjà vus). A cette ambiance excellente et ce scénario dément se mélange des personnages parfaits, vraiment excellents. Le vieux sage courageux avec Ace, l'aveugle intellectuel avec Snake, le gamin racaille avec Santa, la petite emmerdeuse folle de son frère Snake avec Clover, le héros naïf mais loin d'être con avec Junpei, la nunuche qui cache un lourd secret avec Akane/June, le géant au grand coeur avec Seven, la femme mûre pétasse avec Lotus et le monstre au passé douloureux avec Zero; tout y est. Chacun de ces personnages a un côté sombre et un côté lumineux ainsi qu'un lourd secret contenu dans leur passé et c'est à vous de les découvrir. On constate avec un grand étonnement que rien n'est prévisible, aucun perso n'est cliché, chacun d'eux bénéficie d'un background impressionnant et d'un physique charismatique. Mais je ne vais pas en dire plus, je pourrais aller trop loin, sachez toutefois que rien que pour ce que j'ai dit, vous devriez vous procurer le jeu qui est une merveille(je l'ai déjà dit mais je m'en fous!). En tout cas, on reste sur le cul en permanence, que ce soit à cause des révélations, des fins, des énigmes ou même des découvertes de corps on est toujours sur le qui-vive et cette tension permanente est un régal. De plus on a régulièrement l'obligation de faire des choix dans le scénario, les persos doivent à chaque fois choisir entre plusieurs portes, mais le joueur, aux côtés de Junpei pourra pénétrer dans chacune d'elle(pas dans la même partie évidemment) et ces choix influenceront sur la fin obtenue ce qui rallonge considérablement la durée de vie.

    999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

    Au niveau du gameplay il y a peu à dire. C'est avant tout un jeu textuel, mais les énigmes sont plutôt nombreuses et nécessitent parfois beaucoup de réflexion, certes sont même plutôt difficiles. Chaque pièce vous demandera un examen minutieux à la sauce point'n click. La tension déjà présente pendant les dialogues est ici à son paroxysme, la bande-son étant exceptionnellement bien fondue dans l'ambiance, on ressent à chaque bruitage une pointe de stress phénoménale, assez paradoxalement c'est un pur moment de bonheur. Chaque phase d'enquête vous prendra un certain temps et vous demandera suffisamment de concentration pour que vous ne voyiez pas le temps passer. Niveau durée de vie d'ailleurs, comptez environ 8 heures pour une première partie, environ 20 pour obtenir les 6 fins, une durée de vie colossale pour ce genre. Le reste de la technique est à un bon niveau pour ce genre, les images sont très belles, les personnages hyper bien faits et les décors dans lesquels on enquête font encore une fois bien flipper. Sur tous ces points le jeu est quasi-parfait mais si il y a bien un point fort, c'est vraiment l'univers du jeu, son ambiance, ses personnages et donc son scénario. Je n'ai jamais vu un travail aussi bon que celui-ci, je pourrais en faire l'éloge pendant des heures tant il m'a marqué. J'ai d'ailleurs hâte d'avoir une 3DS pour jouer au second volet de Zero Escape, Virtue's Last Reward.

    999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

    Je ne vais pas m'éterniser sur ce sujet alors si jamais cet article ne vous suffit pas, renseignez vous sur le jeu ailleurs et faîtes ensuite votre choix, celui de l'acheter ou non mais je vous conseillerai encore une fois de jouer à ce titre qui est clairement le meilleur jeu DS et un des meilleurs si ce n'est le meilleur jeu vidéo.

    999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

    Graphismes: 19/20

    Gameplay: 20/20

    Durée de vie: 20/20

    Bande-son: 20/20

    Scénario: 20/20

    Note finale: 20/20

    999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

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  • Après Hotel Dusk voici le second épisode de la saga de Kyle Hyde, Last Window.

    Last Window: Le secret de Cape West

    Développeur: Cing

    Editeur: Nintendo

    Support: DS

    Date de sortie euro: 17 septembre 2010

    Genre: Visual Novel, Point'n click

    Last Window: Le secret de Cape West

    Après l'excellent succès critique d'Hotel Dusk le studio Cing ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin voilà pourquoi ces derniers ont décidés de se lancer sur les traces de la sombre histoire de la famille Hyde et de ressortir Kyle du placard. On retrouve donc notre bon ami Kyle, un an après Hotel Dusk à la recherche d'indices sur la mort de son père survenue vingt-cinq ans plus tôt. Pour être précis l'histoire débute alors que Kyle rentre à Cape West, la pension dans laquelle il habite avec un certain nombre de personnes toutes plus intriguantes les unes que les autres. Après une longue absence le détective apprend pas son ami Tony que la pension va fermer ses portes et être vendue peu après Noël(c'est à dire trois-quatre semaines après le début du jeu). En rentrant chez lui, Kyle va découvrir un étrange message lui demandant de résoudre le mystère entourant Cape West, mystère qui date de 25 ans. Malgré les conseils de ses amis Ed et Rachel, Kyle va se décider à élucider la mort de son père, tué par balles et retrouvé sur un parking dans d'étranges conditions et ayant un lien avec Cape West. Le scénario est encore une fois exceptionnel, l'ambiance est unique et Kyle devient encore plus intéressant que dans Hotel Dusk, c'est encore une aventure géniale dotée d'une ambiance qui met mal à l'aise que nous decouvrons ici. Malheureusement les personnages, bien que travaillés ne sont pas du tout au niveau de ceux d'Hotel Dusk ce qui au final freine un peu l'intérêt des enquêtes et baisse la qualité des révélations. Le jeu fonctionne comme Hotel Dusk et c'est bien dommage de ne pas retrouver la même qualité de personnages.

    Last Window: Le secret de Cape West

    Mais il y a aussi d'autres éléments qui font que Last Window n'égale pas Hotel Dusk, à savoir le manque de changements puisque les graphismes comme le gameplay n'ont pas bougés d'un poil, ou encore la durée de vie de dix heures environ ou bien la bande-son, excellente mais inférieure à celle de l'opus précédent. Au final, sans être déçu on ne peut que constater que le jeu n'est pas aussi bon qu'on l'attendait, en même temps Hotel Dusk mettait la barre très haut et il était difficile de l'égaler. Toutefois il est inutile de s'étendre sur le sujet puisque Last Window reste un très bon jeu doté d'un scénario qui en passionnera plus d'un. La seule réelle déception est que le studio Cing a fermé ses portes peu après la sortie du jeu, laissant la saga de Kyle Hyde sans fin et ça c'est bien malheureux au vu des possibilités offertes par le personnage et l'univers.

    Last Window: Le secret de Cape West

    Graphismes: 16/20

    Gameplay: 18/20

    Durée de vie: 15/20

    Bande-son: 16/20

    Scénario: 18/20

    Note finale: 16/20

     

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